Conclusions


On Thursday October 9, 2003, in Allemagne 2003, Voyages, by Michel Munger

Montréal, 9 octobre 2003 – Je me suis levé et j’ai sorti du train pour me rendre à l’aéroport international de Munich. J’ai aimé mon premier voyage outre-mer.

Le voyage de retour a été long ! La descente de train s’est passée vers 7h; je me suis envolé vers midi dans un Boeing 767 vers Philadelphie et après une liaison vers Montréal; je suis arrivé chez moi vers 21h, l’équivalent de 3h du matin en Allemagne.

L’Allemagne, avec ses charmes touristiques et historiques, sa culture et sa bière, a réussi à me laisser des souvenirs ineffaçables. J’ai hâte au jour où j’y retournerai et je ne regrette vraiment pas le temps passé là-bas.

Que penser des Allemands ? Ils ne sont ni plus brillants ni plus cons que les autres. Ils sont tout simplement comme nous: des humains à la recherche du bonheur. Les clichés qui les glorifient et les démonisent sont tout à fait inutiles.

À certaines occasions, j’ai eu l’impression de rencontrer les gens que je connaissais déjà, en particulier quand j’ai partagé ma chambre de Munich avec entre autres un touriste allemand qui me faisait penser à mon meilleur ami: un grand gars timide mais très sympathique et sans prétentions.

Mon expérience de voyage me fait penser que la nature humaine ne change pas, d’un continent à l’autre. La qualité de la bière, toutefois, est supérieure en Allemagne !

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À la découverte de Munich


On Thursday October 2, 2003, in Allemagne 2003, Voyages, by Michel Munger

München, 28 septembre au 3 octobre 2003 – Le trajet de Nuremberg à Munich a été très court, fort probablement parce que j’anticipais mon retour dans la magnifique capitale bavaroise depuis le début de mon périple allemand. J’y effectuais ma rentrée pour le coeur du voyage !

Rue de Munich
Une rue de Munich, dans les vieux quartiers de la ville.

Je me suis installé à la même auberge de jeunesse qu’à mon arrivée pour rester dans la même ville jusqu’au 2 octobre, ce qui peut sembler une petite éternité, considérant les conditions de la tournée bavaroise qui venait de se terminer.

Comme je ne faisais que m’installer le 28 septembre, mon premier réflexe a été d’aller passer une partie de la soirée à la Marienplatz pour souper et relaxer avant d’entreprendre les activités prévues dans les prochains jours.

Je me suis assis à la terrasse du Zum Ewigen Licht pour y commander une Anno 1417 naturtrübes kellerbier, une spécialité de la brasserie Hacker-Pschorr avec une salade de patates et un wiener schnitzel (escalope de porc panée). Je peux encore recommander les produits locaux dégustés ce soir-là… en fait, presque tout ce que j’ai pu manger comme spécialité locale en Bavière a été intéressant. Il ne manque qu’une chose que bien des gens découvrent quand ils vont là-bas: la saucisse blanche (weisswurst), que je déteste et que j’ai évité comme la peste… même en Allemagne.

Si les gens se demandent à quel point Munich peut envoûter le touriste qui s’y intéresse… je dis que l’ambiance peut y être parfaite. La Marienplatz était animée en début de soirée et le repas était excellent, un petit vent me rafraîchissait légèrement. Avec un ou deux musiciens qui jouaient de l’accordéon dans les alentours, j’ai pu capturer, le moment d’un souper, l’atmosphère d’une vieille ville européenne enchanteresse avec son admirable architecture, son milieu urbain piétonnier calme mais enjoué et romantique. En fait, il n’y manquait que deux chandelles et une copine !

En revenant à l’auberge ce soir-là, j’ai vu un homme pleurer en face de moi dans le métro munichois, ce qui m’a donné l’impression que nulle part dans le monde les gens n’échappent à la tristesse et aux difficultés de la vie. J’étais sur un autre continent mais en même temps, j’avais l’impression de me retrouver à deux coins de rue de chez moi. Étrange, n’est-ce pas ?

Le lundi 29 septembre

Quelle journée de fou ! Je me suis levé très tôt avec un calendrier chargé. Je voulais profiter de mes quelques jours à Munich pour visiter autant de sites et d’attractions que possible. Comme je planifie habituellement bien mon temps, j’ai réussi à visiter un bon nombre d’endroits en peu de temps… pour revenir chaque soir avec les jambes en compote.

Le matin, je suis parti de l’auberge pour m’arrêter à la station de métro Marienplatz et marcher autour du centre-ville. J’ai été voir le viktualienmarkt qui m’a grandement estomaqué parce qu’il était à peu près comparable au marché Jean-Talon de Montréal, si l’on remplace les produits de viande par de la charcuterie !

J’ai parcouru l’Odeonsplatz où l’on peut retrouver l’ancien palais Leuchtenberg et surtout la superbe halle des capitaines (Feldherrnhale) construite de 1840 à 1844 pour honorer les généraux bavarois, qui donne à l’endroit un air presque italien. C’était étrange mais captivant.

Odeonsplatz
La halle des capitaines, à l’Odeonsplatz.

Ensuite, j’ai été voir le Hofgarten, un très joli jardin, et visiter la Residenz, résidence munichoise de la dynastie de Wittelsbach
bâtie à partir de 1385. Le trésor et le musée de la résidence sont particulièrement truffés d’oeuvres et d’objets d’époque qui séduisent l’oeil, même celui du néophyte du monde des arts !

Hofgarten
Le Hofgarten, joli jardin munichois.

Avant d’y entrer, je me suis arrêté dans une chocolaterie où à peu près toutes les gâteries offertes sur les étalages semblaient délicieuses, pour manger une barre pralinée qui a donné un petit orgasme à mes papilles gustatives. Que voulez-vous ? Je suis de ceux qui ne peuvent résister à l’attrait du cacao mélangé au lait ou à la crème…

Vers la fin de l’après-midi, je me suis rendu à l’Englischer Garten, le très étendu jardin anglais situé au nord-est de la vieille ville. J’y ai pris peu de photos mais laissez-moi vous jurer une chose: ce jardin est colossal et si vous ne pouvez marcher sur une longue distance, ne vous aventurez pas dans un tel espace vert. J’ai adoré ma visite même si le biergarten (jardin de la bière) dont le Guide Michelin vantait les mérites était fermé parce que l’été était terminé. Dommage !

Englischer Garten
Le grandiose Englischer Garten, trop large pour entrer dans une seule photo !

Après une longue journée, l’appel du repas et du houblon se sont fait sentir. Un retour à l’auberge suivi de quelques vérifications auprès de ma banque pour m’assurer que les finances étaient en ordre ont suffi pour ponctuer la
journée avant de me rendre à la légendaire Hofbräuhaus, l’un des lieux saints de l’Allemagne pour tout amateur de bière digne de ce nom.

C’est quoi, la Hofbräuhaus ? Un des plus grands producteurs de bière de la Bavière dont la brasserie de Munich est célèbre et très populaire localement. En entrant, on voit deux accès: celui du restaurant à l’étage et celui de la brasserie elle-même. Je suis allé au restaurant en premier. J’ai commandé un steak de porc grillé accompagné d’une patate au four à la crème sûre et un bock de 1 litre de la bière blonde traditionnelle de la Hofbräuhaus… un petit plaisir composé de spécialités de l’établissement.

Après le souper, je suis descendu à la brasserie, tout simplement pour profiter de l’ambiance festive. Ne voulant pas m’enivrer davantage, je n’ai pas commandé de bière, je me suis contenté de m’asseoir à une table. Pour ceux qui ne connaissent pas l’endroit, la brasserie de la Hofbräuhaus est une très grande salle avec de longues tables et des bancs avec un groupe qui joue des chansons bavaroises pendant que les clients boivent leurs litres de bière et mangent quelques gros bretzels, une collation particulièrement prisée que j’ai bien apprécié moi-même. D’ailleurs, les bretzels «format chips» vendus en Amérique du Nord sont pathétiques, à mon avis !

En fin de soirée, vers 23h locales, je suis passé par la mini-boutique de la brasserie pour acheter deux bocks de format 500ml pour donner en cadeau, un pour mon père et l’autre pour mon beau-père. Des bocks authentiques de la Hofbräuhaus… je leur ai dit de ne pas les casser !

Le mardi 30 septembre

Ce matin-là, je n’étais pas trop enthousiaste. À l’agenda: une visite au camp de concentration de Dachau, à quelques kilomètres de Munich.

Je n’étais pas chaud à l’idée de jouer au touriste dans un endroit où des atrocités et des meurtres ont eu lieu. Toutefois, les personnes que je connaissais qui ont visité Munich et les environs m’ont recommandé d’y aller pour saisir l’horreur des crimes commis par le régime nazi, qui a sévi pendant 12 ans en Allemagne.

Dachau

«Le travail rend libre». Une entrée qui m’a glacé le sang.

D’une certaine façon, j’ai été «chanceux» car les conditions météorologiques étaient remarquablement ensoleillées. Au premier coup d’oeil, j’ai compris que la pluie avait le potentiel de décupler le choc reçu en arrivant sur les lieux. Les installations elles-mêmes, qui relataient par leur symétrie le meurtre planifié et systématisé de milliers de personnes, offraient déjà un sinistre spectacle. La noirceur et la tristesse ajoutées par des nuages gris et une averse de pluie ne pouvaient que se répercuter sur le moral du passager.

Je donne raison à ceux et celles qui m’ont incité à me rendre sur place. L’horreur du camp de concentration m’a frappé et j’ai eu l’impression que les images vues dans des documentaires d’histoire à la télévision se posaient devant mes yeux. Du coup, l’indifférence que tout individu habitué à la démocratie peut ressentir face aux mouvements politiques radicaux, qui gagnent en popularité dans certains pays, ne peut que disparaître.

Dachau
Franchir ce petit fossé n’était pas recommandé. Des tireurs assuraient la surveillance à partir de tours de contrôle et tuaient tout détenu qui tentait de s’évader.

En après-midi, j’ai continué mon itinéraire en visitant deux musées: le musée BMW et le Deutsches Museum.

Le musée BMW est plutôt fade. J’ai cependant adoré la vision d’une séduisante Z8 – l’auto de mes rêves – couleur argent stationnée à l’entrée intérieure, un petit bolide que j’ai photographié avec acharnement.

BMW Z8
La BMW Z8

Le Deutsches Museum, musée technique où le visiteur peut apprendre énormément de choses sur la mécanique, la technologie, l’industrialisation et la fabrication de produits courants, s’est avéré fascinant. Ça me rappelait les années d’école primaire, quand on visitait des endroits où l’on nous expliquait les procédés de fabrication et de transformation des industries locales, ou tout simplement ce qu’est l’électricité.

Il m’aurait fallu une journée complète pour donner justice à ce musée, mais je n’avais pas ce genre de temps !

L’Oktoberfest (1er octobre)

Pendant l’organisation du voyage, l’Oktoberfest était la pièce maîtresse de mes plans, mais au bout du compte, ce n’aura été qu’un épisode.

Oktoberfest
Pour respecter la tradition, il faut amener les fûts de bière en les traînant avec des chevaux.

C’est quoi l’Oktoberfest ? C’est la fête de la bière, l’équivalent houbloneux du pèlerinage de La Mecque. Environ 100 000 personnes se retrouvent en tout temps sur le site de la Theresienwiese, qui ressemble à un cirque avec quelques manèges, des comptoirs de fast-food allemand et surtout une quinzaine de gigantesques tentes. Dans les tentes, de longues tables et des bancs recouvrent une très grande partie de la surface et les gens y boivent la bière spéciale d’Oktoberfest brassée par la grande brasserie – les «six grandes» de la Bavière fournissent le breuvage doré – qui vend la bière dans la tente.

Oktoberfest
La tente de bière de Paulaner, là où l’on servait un bon bock d’un litre de la version Oktoberfest de la bière blonde de la grande brasserie bavaroise. Hmmm !

Je suis allé à la tente principale de Paulaner pour m’asseoir à une table avec quelques Bavarois et un touriste italien et j’ai commandé un bock d’un litre – ils ne vendent aucun autre format – de la bière d’Oktoberfest produite par Paulaner. Je peux vous dire une chose: la version Oktoberfest d’une bière contient plus d’alcool, donc «ça fesse dur» et très vite ! Comme j’ai voulu être raisonnable, je me suis limité à un bock, j’ai pris quelques photos, j’ai marché sur le site et je suis parti.

Oktoberfest
Le site de l’Oktoberfest ressemble, à première vue, à un cirque avec ses manèges et ses comptoirs de fast-food. Détrompez-vous parce que c’est une beuverie à grande échelle !

Pour le reste de la journée et celle du 2 octobre, je me suis contenté d’écrire à quelques proches, à revisiter certains endroits appréciés de Munich et à compléter mes achats de souvenirs, dont des bocks et verres à bière pour et un de mes amis et moi. La seule exception a été une courte visite à la Königsplatz pour prendre quelques photos des bâtiments architecturalement pompeux.

Königsplatz
L’architecture prétentieuse de la Königsplatz ne peut laisser indifférent.

Honnêtement, j’avais hâte de quitter Munich le 2 octobre. Pour une raison que je n’ai pas entièrement compris, cette cité m’a rendu très émotif. Tous les sentiments que je pouvais avoir ont été décuplés, ce qui est exceptionnel et déstabilisant pour un gars terre-à-terre (et parfois froid) comme moi, surtout dans les moments où les sentiments sont moins positifs. Pour la première fois, aussi, je pensais à Montréal et à mon environnement de vie habituel avec une petite hâte de revenir à la maison. Je ne m’attendais pas à la petite surprise que Berlin me réservait…

La suite: La conquête de Berlin

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Arrivée dans la belle Munich


On Tuesday September 23, 2003, in Allemagne 2003, Voyages, by Michel Munger
Portes à Munich

J’ai trouvé ce bel édifice proche de la Marienplatz. J’aime bien le concept des «portes» qui traversent le bâtiment.

München, 23 septembre 2003Je suis arrivé à l’aéroport international de Munich vers 10h30, heure locale, la différence d’heure étant de six heures d’avance en rapport à l’Amérique du Nord. Il était donc 4h30 à Montréal. En sortant de l’avion, j’ai pris le train de banlieue (S-Bahn) pour aller m’installer à l’auberge de jeunesse, située assez près du centre-ville.

Munich m’a un peu dérouté, mais une fois que j’ai compris la signalisation locale et les spécificités munichoises, en partie grâce à une brève visite au bureau touristique à la gare centrale (Hauptbahnof), tout allait mieux et je me suis réjoui d’être arrivé sain et sauf.

Une fois installé à l’auberge, j’ai été marcher dans la ville et après avoir pris quelques photos, je me suis arrêté pour souper à un restaurant de l’Augustiner Bräuhaus, près de la Marienplatz dans le centre de la ville. L’Augustiner Bräuhaus est une très vieille brasserie de Munich. En fait, c’est une des six grandes brasseries de l’endroit; les six se sont taillées une grande place sur le marché bavarois en plus de produire la bière de l’Oktoberfest.

J’ai été surpris par le service car il est très rapide et efficace malgré le nombre de clients sur place, et par le fait que les serveuses ne sourient pas de façon spontanée. D’une certaine façon, j’ai été impressionné parce que même si les gens qui nous servent ne sont pas souriants comme ils doivent l’être en Amérique du Nord – ordre du patron nord-américain oblige ! – ils sont très humains et très sympathiques, à leur façon. Néanmoins, j’ai été déçu parce qu’en Allemagne, il n’y a aucune section non-fumeur dans les brasseries et restos…

Neues Rathaus

Ma vue favorite sur le nouvel hôtel de ville, avec la pancarte de la Marienplatz.

À l’Augustiner Bräuhaus, j’ai eu l’occasion d’essayer le Leberkäs (une forme de pain de viande) avec une salade de patates, deux excellents mets locaux. C’était salé, un peu gras et plein de calories. J’ai l’habitude de faire preuve de prudence avec mon alimentation, mais je me suis «lâché lousse» pour savourer la cuisine locale et l’excellente bière pendant ce voyage. Ce soir-là, j’ai fait l’erreur de commander une Premium Pils au lieu de la bière blonde qui est la spécialité de la brasserie, mais j’ai tout de même eu droit à une bonne Pilsner bien sèche, typique des bonnes brasseries européennes.

Après m’être rempli la panse, je me suis de nouveau promené dans la ville en prenant quantité de photos, en passant une bonne partie du temps dans le coeur de Munich, à la Marienplatz.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas la Marienplatz, c’est LE carrefour piétonnier par excellence de Munich, une place qui tourne autour de la colonne de Marie. On y trouve beaucoup de boutiques, le nouvel hôtel de ville (Neues Rathaus) de style néogothique, des restaurants intérieurs et extérieurs, brasseries, musiciens, boutiques de souvenirs et beaucoup de piétons. C’est un coin super charmant – j’ai la chair de poule quand j’en parle – et très romantique quand les conditions météorologiques sont moindrement favorables.

Marienplatz
La Marienplatz représente, à mon avis et pour bien des gens, l’ultime endroit piétonnier à visiter pour profiter de l’atmosphère attachante d’une ville vivante mais agréable.
Rue de Munich
Une rue typique du centre de Munich. Avez-vous remarqué la lumière suspendue entre les édifices ?

Quand la noirceur est descendue sur la ville, je suis allé prendre une bonne bière au Löwenbräukeller. J’ai eu l’occasion de goûter à une Löwenbräu originale, brassée sur place et sortant directement du fût, et à une Franziskaner Hefeweizen. Je connaissais déjà la Löwenbräu originale, une blonde qui ne manque pas de caractère, mais je découvrais la Franziskaner, une bière de blé qui sent la banane et qui a un goût léger.

À la fin de la soirée, en rentrant à l’auberge à pied et en métro, je suis passé à travers un instant d’euphorie suivi de tristesse. J’ai réalisé qu’ENFIN, je faisais un vrai voyage outre-mer dans un pays que je voulais visiter, mais en même temps, certains proches me manquaient et je me sentais loin d’eux.

En rentrant, je ne voulais faire qu’une chose: dormir profondément pour être frais et dispos pour prendre la route le lendemain ! Comme je n’avais pas réservé ma chambre d’auberge assez tôt pour passer plusieurs jours consécutifs à Munich avant le 28 septembre, je devais devancer ma tournée de la Bavière pour ensuite revenir à Munich et profiter de mon «vrai» séjour munichois. Ce n’était que partie remise !

La suite: le Chiemsee et Berchtesgaden

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De Montréal à Munich


On Monday September 22, 2003, in Allemagne 2003, Voyages, by Michel Munger

MontréalMontréal, 22 septembre 2003 -Tout a commencé en après-midi à Montréal le 22 septembre 2003. C’était mon premier voyage outre-mer et mon premier vol d’avion. J’étais anxieux la veille, mais une fois les «papillons gastriques» partis, j’avais hâte de survoler l’Atlantique.

Le dépôt des bagages, le passage aux douanes américaines et l’embarquement se sont déroulés sans anicroche. Les employés et les agents de sécurité ont été courtois et j’ai grandement apprécié leur tact, tout en comprenant les contraintes de sécurité liées à leur boulot.

Je suis parti de Montréal dans un jet régional pour aller à Philadelphie, et je suis ensuite embarqué dans un Boeing 767 pour me rendre à Munich, le tout sur les ailes de US Airways pour un excellent prix avec un service courtois.

J’ai trouvé le jet régional… bien ordinaire ! Les sièges en simili-cuir étaient peu confortables avec peu d’espace et une pressurisation peu efficace. C’était tout de même un court vol – à peine plus d’une heure – et la transition à Philadelphie s’est très bien passée.

En soirée, vers 20h, j’ai pris le vol Philadelphie-Munich, un vol d’une dizaine d’heures. Malgré un retard d’une heure pour le décollage, nous sommes arrivés à temps à Munich, vers 10h (heure locale) le 23 septembre. Comme je partais en début de soirée en Amérique du Nord pour arriver en Allemagne à 10h du matin le lendemain, il a fallu que je dorme pendant une partie du vol. Ce n’était pas une mince affaire. Le confort des sièges de la classe économique était acceptable, mais c’était une autre chose de dormir en position semi-assise avec un petit oreiller.

J’étais dans la rangée du milieu, dans le siège à droite, près de l’allée, en assez bonne compagnie. Une autrichienne qui parlait bien anglais et qui était sociable était à ma gauche, et elle avait déjà passé un été à Montréal. Ça facilite la conversation ! De toute façon, je voulais seulement éviter de me retrouver à côté de quelqu’un d’énervant. J’ai été chanceux !

La suite: Arrivée dans la belle Munich

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