
Joachim Löw, sélectionneur de l'équipe allemande
Ça y est. La Nationalmannschaft, ou sélection nationale pour l’Allemagne en Coupe du monde de football, a été faite et sans trop de surprise, FC Bayern y occupe une belle place. Ce qu’il faut noter ici, c’est que cette équipe est fragile mais jeune et talentueuse.
Les noms soulignés sont les plus susceptibles de façon régulière pendant le tournoi en Afrique du Sud si l’on se fie aux choix récents du sélectionneur Joachim Löw.
Défense: Dennis Aogo, Jerome Boateng, Arne Friedrich, Philipp Lahm, Per Mertesacker, Marcell Jansen, Serdar Tasci, Holger Badstuber, Heiko Westermann, Andreas Beck
Friedrich et Mertesacker sont deux défenseurs centraux des plus fiables. Expérimentés grâce au Mondial de 2006 et à l’Euro de 2008, ils devraient normalement être les partants. À gauche ou à droite, Philipp Lahm est un pilier évident. Boateng va probablement être un régulier aussi. Ce dernier est toutefois le maillon faible car il est capable des pires bourdes. Westermann a fait partie d’une défense de fer avec Schalke et il joue normalement bien en sélection nationale.
Si jamais on permet à Badstuber de jouer, ça peut bouleverser le portrait. Il fait rarement des erreurs et il a su s’imposer à titre de partant au Bayern dès son premier match.
Milieu de terrain: Michael Ballack, Marko Marin, Mesut Özil, Piotr Trochowski, Sami Khedira, Christian Träsch, Toni Kroos, Bastian Schweinsteiger
Schweinsteiger devrait normalement être le pilote de ce milieu de terrain. Passeur exceptionnel et efficace pour bloquer l’attaque, son rendement au sein d’une équipe est habituellement décisif. Du côté des jeunes, regardez bien les vedettes montantes Marin et Özil. Ces petits nouveaux sont très créatifs. Kroos est tout un fabricant de jeu. Ballack est certes le capitaine et il marque parfois de grands buts, mais il n’a jamais gagné, incluant la finale du Mondial 2002 et de l’Euro 2008. Il rate souvent l’occasion de faire la différence.
Attaquants: Cacau, Mario Gomez, Miroslav Klose, Thomas Müller, Stefan Kießling, Lukas Podolski
De gros points d’interrogation ici. Mario Gomez a toujours été fort avec son club en Bundesliga, mais au mieux irrégulier en sélection nationale. Maîtrise habituellement le jeu aérien.
Klose et Podolski ont connu une saison cauchemardesque mais M. Löw espère qu’ils s’enflammeront lors de la compétition internationale. C’est habituellement ce qu’ils font. Klose a marqué cinq buts lors des deux derniers Mondiaux alors que Podolski est une arme puissante à titre d’attaquant en retrait. Capable de marquer deux buts en un match, il livre habituellement la marchandise en tournoi.
L’absence de Kevin Kuranyi fera jaser étant donné sa superbe saison en Bundesliga. Le vrai problème avec lui est toutefois qu’il a peu accompli avec l’équipe nationale. En tout cas peut-être pas assez pour justifier qu’il ait quitté un stade à la mi-temps en 2008…
Gardiens: Manuel Neuer, Tim Wiese, Jörg Butt
Autre point d’interrogation en raison de la blessure de René Adler. L’équipe profite d’une belle profondeur. Neuer et Wiese sont presque aussi fiables que lui mais ils ont peu de temps pour s’établir. Butt sera le troisième homme, faisant bénéficier les plus jeunes de sa grande expérience européenne.
Je vois trois joueurs clés. Schweinsteiger, qui doit démontrer toute sa classe pour que le titre soit à portée de main. Özil, qui pourrait être une révélation pendant le tournoi. Et finalement Neuer, qui pourrait être un mur entre les poteaux.
Lors des plus récents matchs, la Mannschaft a été drôlement fragile. Peu organisée, mal synchronisée. Sauf qu’elle est drôlement talentueuse et elle renaît souvent pendant les tournois. Elle n’aura pas la même considération que le Brésil et l’Espagne. Mais attention à ce groupe qui a le don de faire son chemin vers la finale, contre toute attente.
Bon. Franck Ribéry vient de subir un revers en appel devant l’UEFA. Celle-ci confirme sa suspension pour trois matchs en Ligue des champions pour un tacle raté contre Lyon en première manche de la demi-finale contre Lyon.
FC Bayern utilisera son dernier recours, soit le Tribunal arbitral du sport. Celui-ci a déjà renversé des décisions de l’UEFA, ce qui veut dire que la sanction injuste pour un tacle raté mais non-intentionnel pourrait disparaître. Si le club a gain de cause à temps, Ribéry jouera en finale contre Inter Milan.
Peu importe, voici les vrais enjeux. Pourquoi s’acharner autant sur Ribéry ? Pourquoi imposer trois matchs pour une faute qui ne valait qu’un carton jaune ? Le rouge veut dire un avertissement sévère pour mauvaise conduite ou agression. Toute suspension ajoutée confirme le principe d’agression. Lisandro Lopez, le gars qui a subi le tacle de Ribéry, a avoué que le geste n’était pas intentionnel. Pourquoi l’acharnement ?
Je sais que ce que je vais dire ne sera pas politiquement correct, mais est-ce que l’UEFA a des motifs inavouables derrière sa décision ?
De telles questions seraient ridicules dans d’autres circonstances, mais l’acharnement dont nous sommes témoins fait en sorte qu’on doit les poser.
Peu importe, l’absence de Ribéry en finale risque d’avoir peu d’impact. Hamit Altintop et Danijel Pranjic ont déjà démontré leur capacité de faire le travail quand il n’est pas là. Surtout Altintop. Même que Ribéry a rarement connu des moments glorieux pendant la saison. Ses dernières performances brillantes remontent à 2008, pour le dire de façon crue.
La seule chose qui me dérange, c’est que sa présence peut imposer le respect sur le flanc gauche. Avec un tel ailier, la défensive milanaise risque d’être moins tentée de concentrer ses efforts sur Robben.
Il reste encore à voir si le Tribunal arbitral du sport a une vision plus claire et moins politisée que l’UEFA… L’union mérite que sa crédibilité soit entachée par un renversement de suspension.
Comme je le disais récemment, ça prend une belle dose de confiance pour que FC Bayern transforme ses espoirs en un triplé historique. Après avoir gagné le championnat d’Allemagne, la Coupe d’Allemagne et la Ligue des champions seront d’importants défis.
La bonne nouvelle, c’est que cette confiance semble au rendez-vous. Dans un texte publié sur le site officiel du Bayern, les joueurs parlent enfin ouvertement de leur intention de tout faire pour le triplé. Il y a peu de temps, on parlait de la Ligue des champions dans deux ans et on se concentrait strictement sur la Bundesliga. Incroyablement, même Franck Ribéry affirme que son club peut tout gagner. C’est le gars qui cherchait à passer au Real Madrid l’été dernier, chers amis…
Parlant du petit Franck, il semble que Karl-Heinz Rummenigge, président du conseil d’administration, mettra son propre poids dans la balance lors des procédures d’appel sur sa suspension. Homme influent dans le monde footbalistique, il pourra peut-être faire comprendre aux autorités de l’UEFA que le dur tacle de Ribéry contre Lyon était accidentel et non intentionnel. Ce serait un triomphe du gros bon sens.
Si on me demande mon point de vue, d’autres joueurs peuvent donner un aussi beau rendement que Ribéry en finale de Ligue des champions, mais sa présence à l’aile gauche risque de faire en sorte qu’Inter ne pourra concentrer toute son attention sur Robben. Alors il pourrait s’avérer utile.
La marche vers le triplé continue !
C’est dans la poche. Le championnat d’Allemagne est un fait accompli à moins que FC Bayern perde son prochain match et que… FC Schalke gagne le sien par 15 buts. Le club bavarois est en route vers un triplé historique.
Ne nous attardons qu’à un aspect de la victoire 3-1 à domicile contre Bochum. Il s’agit de l’assurance avec laquelle le Bayern a disposé de ses adversaires. Ça sentait la confiance partout sur le terrain. Peu d’erreurs, une possession royale et beaucoup d’excellentes chances de marquer. Le tour du chapeau de Thomas Müller marque la résurgence d’un joueur qui semblait fatigué il y a deux semaines.
Surtout, les autres clubs de la Bundesliga étaient capables de gagner contre le Bayern il n’y a pas si longtemps. Maintenant, ils se battent pour éviter l’humiliation.
Prenez note que je ne parle pas de confiance simplement pour souligner le travail fait jusqu’ici. Cette confiance est nécessaire pour compléter le triplé avec la Coupe d’Allemagne et la Ligue des champions. Il est faux de croire que ces deux étapes sont gagnées d’avance.
Le 15 mai à Berlin, les hommes de Louis van Gaal affronteront Werder Bremen pour la Coupe d’Allemagne (ou DFB Pokal). Ce match sera difficile et contesté. Werder Bremen est l’équipe la plus dangereuse à l’heure actuelle. Après une première moitié de saison difficile, elle a retrouvé son rythme. Elle enfile victoires depuis février et profite de la révélation baptisée Mesut Özil. Le club vient tout juste de mettre fin aux espoirs de titre de Schalke et il est en voie de revenir en Ligue des champions. Werder est une des belles histoires de la saison.
La finale de la Ligue des champions, le 22 mai, sera un autre défi de titan. Inter Milan est carrément en feu. Il a réussi à couler FC Barcelone, que personne ne voulait affronter. Mais comme je le dis dans une autre entrée sur ce blogue, Inter demeure le meilleur choix pour le Bayern, au même titre que Manchester en quarts.
FC Bayern est parfaitement capable de gagner ces deux matchs clés mais il devra se servir de tout son arsenal. Jouer avec confiance lui permettra de profiter de sa force à l’attaque et de minimiser les erreurs d’une défensive fragile. Il devra faire preuve de caractère pour protéger une avance ou revenir de l’arrière. Surtout, de patience contre Inter Milan. Pour frapper quand la rare ouverture se présentera.
Mais c’est faisable. Comme le disent les Bavarois : Stern des Südens !
Ce commentaire semblera quelque peu chauvin à première vue mais si les Allemands veulent favoriser le pays pour la Ligue des champions, ils ont intérêt à supporter FC Bayern contre Inter Milan en finale.
Avec une victoire de Munich, la Bundesliga (championnat national allemand) peut s’approprier une quatrième place en C1 en supplantant la Serie A. Cela veut dire le potentiel d’ajouter une équipe allemande pour prendre part à la compétition. Évidemment, on parle d’une belle expérience pour chaque club qui y participe.
Une place de plus en Ligue des champions et une autre dose de succès veut aussi dire que la Bundesliga devient plus attirante pour les joueurs. Si FC Bayern peut signer un gars de la trempe de Robben et que Hamburg peut aller chercher Ruud Van Nistelrooy, prendre plus de place en C1 ne peut qu’améliorer son sort.
Depuis deux ans, le niveau de compétition est de plus en plus intense en Bundesliga. Le championnat allemand a besoin d’établir son prestige pour qu’à l’avenir, il ne compte plus seulement sur Munich.
Il faudrait bien qu’un jour des clubs comme Leverkusen, Bremen et Schalke enchaînent eux aussi des victoires en C1. Pour cela, il faut que Munich gagne le 22 mai.
Fans de FC Bayern, réjouissez vous. Que l’Inter Milan passe en finale de la Ligue des champions contre les Bavarois est une excellente nouvelle. Et ce malgré l’impressionnant étouffement qu’a subi Barcelone en demi-finale. Nous reparlerons de Ribéry plus tard.
En premier lieu, disons clairement que peu importe l’adversaire, le Bayern porte le titre de négligé pour la finale. Mais cela lui convient parfaitement. Il n’y a rien de pire que ce club que de jouer avec la pression de gagner. C’est habituellement ce qui le fait s’écrouler. Mettons la pression sur les Milanais.
Le point le plus important à retenir est le style de jeu. FC Barcelone est le pire ennemi de Munich car les deux sont maintenant des clones. Les deux clubs pratiquent la possession et l’idée de «passer à mort» l’autre équipe. Des passes, le contrôle, faire courir l’adversaire jusqu’à ce qu’il laisse un trou béant dans la défensive. Ce n’est pas compatible. Si Barcelone contrôle le jeu, FC Bayern est en difficulté. À moins qu’il n’accomplisse le miracle de renverser la vapeur. Ça prendrait tout un exploit pour y arriver.
Inter Milan, c’est une toute autre bête. Mourinho ne cache pas qu’il se fout bien de la possession du ballon. Il va dire à ses joueurs de mettre une forte pression sur le Bayern. Il va tenter de l’étouffer.
La question qui tue: pourquoi le Bayern battrait-il Inter dans de telles circonstances ? C’est bien simple: certaines de ses qualités échappent au Barça.
La première est un caractère à tout casser. Dans le merveilleux monde du sport, les clubs qui gagnent des championnats sont souvent ceux qui le font malgré l’adversité. Barcelone est un merveilleux club d’artistes du football. Presque tous ses adversaires figent devant une telle équipe. Inter Milan a refusé de jouer le jeu et on voit le résultat parce que Barcelone a été incapable de surmonter la pression. Cette pression, le Bayern la connaît et il s’est sorti du pétrin à multiples reprises.
En deuxième lieu, Barcelone n’est pas vraiment physique. Les brutes de l’Inter l’ont mis à mort assez facilement. Le Bayern est parfaitement capable de lutter en corps à corps pour le ballon. On l’a vu lors des multiples échanges rudes contre Manchester United. Les Schweinsteiger et Van Bommel vont encore une fois dominer le milieu de terrain.
La troisième qualité, c’est la capacité de percer toutes les défensives. Peu de clubs arrivent à marquer à l’étranger en C1 comme le Bayern le fait depuis plusieurs mois. Inter n’affrontera pas des artistes mais bien un club capable de maintenir la simplicité et de trouver la faille.
Inter Milan veut la baggare. Il l’aura.
Comme si le carton rouge de Franck Ribéry contre Lyon n’était pas assez stupide comme cela, l’UEFA a décidé de gonfler la mise en le suspendant pour trois matchs.
Ribéry manquera donc la finale de la Ligue des champions et le début de la prochaine saison dans la même ligue.
(Mise à jour: ou peut-être pas car le Bayern va en appel contre cette suspension.)
Certes, le tacle qui l’a mené à son expulsion l’autre jour était en retard, mal lancé. Par contre, Ribéry ne méritait rien d’autre qu’un carton jaune si l’on considère que bien des joueurs font pire et s’en tirent avec un jaune.
Le rouge de Ribéry n’était rien d’autre que la réaction à un joueur adverse qui s’est laissé tomber pour obtenir une sentence sévère… et reprendre vie immédiatement après cela. Ce n’est pas pour rien que l’arbitre a exagéré en sens inverse en expulsant aussi un joueur lyonnais en deuxième demie.
Est-ce que FC Bayern paiera le prix en finale de Ligue des champions ? Je ne crois pas. Le Bayern a su battre des équipes supposément supérieures dans toutes sortes de circonstances difficiles, parfois sans Ribéry, parfois sans Robben, parfois sans les deux. Les Munichois pourront compter sur des gars comme Altintop ou Pranjic pour combler le vide.
La crédibilité de l’UEFA vient de diminuer d’un coup, peu importe les motivations douteuses derrière cette décision.
La seule façon de résumer comment FC Bayern a déclassé Olympique Lyonnais en demi-finale de la Ligue des champions, 4-0 sur deux matchs, c’est de parler de brutalité.
Enfin, pour une rare fois en C1, le club bavarois a démontré une perfection tactique comme on en voit trop peu, même parmi les équipes d’élite. Presque aucune erreur, une possession imposante (59%) et des buts qui ont coupé les jambes aux Lyonnais. L’expulsion de Cris à la 59e minute ne faisait que formaliser le fait que l’OL n’avait aucune chance.
Le visage de cette brutalité a un nom et c’est Ivica Olic. Il a su trouver les failles et déjouer le gardien Lloris avec doigté, comme si c’était un gardien amateur. Un tel calme en demi-finale de la C1, c’est rare.
La vraie classe s’est trouvée au milieu de terrain. Schweinsteiger et Van Bommel ont livré ce que j’espérais d’eux. Je disais bien il y a quelques heures que s’ils connaissaient un grand match, FC Bayern allait jouer le 22 mai à Madrid. C’est exactement ce qui s’est produit. Schweini et le vétéran néerlandais ont brillé.
Les détracteurs du Bayern diront tout ce qu’ils voudront. Le 8 décembre, moi, je disais «the march is on» après avoir vu ce club couler la Juventus. Je sentais que le désir de vaincre y était. Que le calibre y était aussi. Que FC Bayern avait une chance de se rendre jusqu’au bout.
Évidemment, la finale contre Inter ou Barcelone sera corsée. Le calibre bien plus relevé que Lyon. Sauf que les critiques et les adversaires ne devraient pas faire l’erreur de sous-estimer le Bayern. C’est ce que Manchester United a fait et depuis ce temps, les mancuniens regardent la C1 à la télé.
FC Bayern a finalement annoncé que les défenseurs centraux Martin Demichelis et Daniel Van Buyten seront sur le terrain contre Lyon.
Permettez-moi toutefois de montrer une part de scepticisme même si les joueurs sont déclarés aptes à sauter sur le terrain.
Ces deux gars ne sont pas les plus rapides et si de légères blessures sont présentes pendant le match, ils ne seront pas en mesure de donner leur plein rendement.
Par contre, ce sera un excellent facteur pour le moral des troupes avec un milieu de terrain défensif (Schweinsteiger et Van Bommel) qui protégera au maximum contre l’attaque lyonnaise.
À mon avis, les deux derniers joueurs mentionnés sont LA clé pendant ce match. Si Schweini et Van Bommel livrent la marchandise, FC Bayern jouera en finale.

Demichelis et Van Buyten, deux gros doutes pour mardi.
Nous voici au moment fatidique. Ce mardi, FC Bayern va jouer le match retour de demi-finale en Ligue des champions contre Olympique Lyonnais. Malgré une victoire de 1-0, le danger de tomber au combat est encore bien présent.
C’est probablement pour cela que Louis van Gaal, entraîneur du Bayern, lancera un sévère avertissement à ses joueurs avant de faire l’entrée au Stade de Gerland.
La plus grande crainte sera du côté de la défensive des rouges. Lors du match contre Gladbach samedi, Martin Demichelis et Daniel Van Buyten ont subi de légères blessures et selon les médias locaux, leurs cas seront évalués tout juste avant le match. Si les deux ne peuvent jouer, la défensive centrale en souffrira largement. Anatoliy Tymoshchuk, un milieu de terrain défensif, souffre de la gastroentérite.
Pensez-y: Görlitz est un défenseur de droite. Christian Lell aussi. La situation est donc problématique à moins que Demichelis et Van Buyten ne jouent. L’attaque lyonnaise n’est pas très dangereuse – un tir mercredi dernier – mais comme on l’a vu samedi contre Gladbach, une performance douteuse de la défensive peut quand même mener vers un but.
Miroslav Klose a lui aussi la gastro, compliquant le travail de sélection à l’attaque, surtout pour les substitutions.
L’absence de Ribéry (carton rouge) fait moins peur. Die Roten ont fait de l’excellent travail sans leurs joueurs vedettes à toutes sortes de moments. La contribution de Ribéry a été assez faible cette saison, sauf peut-être contre Manchester United. Avec la mauvaise semaine qu’il vient de vivre, il aurait pu vouloir prouver son envie de gagner, tout de même. L’absence de Pranjic (cartons jaunes successifs) enlève de la profondeur.
En sens inverse, le retour de Van Bommel au milieu de terrain, aux côtés de Schweinsteiger, solidifiera grandement le milieu de terrain. Pour percer une défensive faible, encore faut-il passer par le milieu de terrain…
Chez l’OL, l’absence de Toulalan tombe très mal pour une équipe qui a grandement besoin de toutes ses armes défensives afin de résister à l’attaque bavaroise. Il reste à voir si l’OL se sentira davantage en confiance à domicile, où le club a dominé ses adversaires. Le repos dû à un match reporté de quelques semaines pourrait aussi aider les Lyonnais. Peut-être même l’énergie du désespoir car ils ne reviennent pas d’un match nul, qui aurait été le scénario idéal.
À mon avis, toutefois, Lyon n’a pas suffisamment de puissance pour sortir vainqueur. Même si tout devait aller mal, l’attaque du Bayern pourrait le sortir du pétrin.
Prévision: FC Bayern 2, Olympique Lyonnais 1

