Ce n’est pas tous les jours que l’on se fait offrir une occasion de revanche en foot international. Les équipes se croisent rarement. Pouvoir venger la finale de l’Euro 2008, c’est de l’or dans les circonstances.
Nous devrions avoir droit à un grand duel entre deux équipes qui adorent posséder le ballon et le passer. Deux sélectionneurs qui ont un bon sens tactique. Bref, de la grande classe.
La Nationalmannschaft a récemment connu une montée en puissance. Elle s’est remise de ses blessures et tout le monde est disponible, sauf Thomas Müller, suspendu pour accumulation de cartons jaunes. Avouons que son absence fera mal à l’équipe. Toutefois, il y a des solutions de rechange.
La première est Piotr Trochowski, qui a presque systématiquement remplacé Müller lors des substitutions. Il amène une autre dimension à l’équipe, étant surtout un passeur et un tireur puissant. C’est autre chose que le Müller qui fonce pour trouver l’ouverture près du gardien.
Une autre possibilité, c’est Toni Kroos. Un milieu de terrain d’attaque, il est très créatif. L’autre option est Cacau.
Personnellement, j’opterais pour Cacau comme partant mais j’ai l’impression que Joachim Löw favorise Trochowski. Kroos est davantage un créateur de jeu, un poste qu’occupe présentement Mesut Özil.
La formation que je prévois:
Neuer
Lahm-Mertesacker-Friedrich-Boateng
Schweinsteiger-Khedira
Trochowski-Özil-Podolski
Klose
Une équipe qui se cherche
L’Espagne, c’est une équipe qui a sous-performé et qui est conséquemment sous-évaluée.
Sa plus grande force, c’est d’avoir un milieu de terrain largement inspiré de FC Barcelone, que la plupart des observateurs qualifient de meilleur club d’Europe. Ses milieux sont rapides et parfois étourdissants avec le ballon.
Xavi (Barcelone) est le moteur. C’est lui qui dicte le jeu et fait les meilleures passes. Il inspire ses coéquipiers. Andres Iniesta (Barcelone) est son partenaire le plus chéri, tant en club qu’en sélection nationale. Fin technicien, c’est aussi un passeur hors-pair avec une légère touche de marqueur.
Ces deux gars-là s’appuient en particulier sur les milieux défensifs Sergio Busquets (Barcelone) et Xabi Alonso (Real Madrid). Ceux-ci veillent au grain pendant que leurs comparses partent à l’aventure.
Collectivement, ce milieu de terrain excelle pour récupérer le ballon et quand il récupère, ses contre-attaques sont très dangereuses. Toutefois, sauf pour Iniesta qui s’est réveillé en quarts, le coeur espagnol n’impressionne personne depuis le début du tournoi. Les pertes de ballon contre le Chili ont dû faire sourciller les partisans. Ça tombe mal contre un milieu allemand qui fonctionne à plein régime.
David Villa (Barcelone), c’est le bijou de cette sélection. Il mène les marqueurs du Mondial 2010 avec cinq buts. Il a sauvé son équipe alors qu’elle jouait mal. Il faut se demander s’il peut encore faire cela bien longtemps.
L’incertitude pèse sur son partenaire Fernando Torres (Liverpool FC, mais pour combien de temps?). Comme à l’Euro 2008, il n’a encore rien fait du tournoi. Si le sélectionneur Vicente del Bosque met sa menace à exécution et l’exclut de la formation partante, ce sera un bien pour un mal. Ça veut dire le remplacer par un joueur qui donnera peut-être plus, mais aussi se priver de sa capacité d’exploser, comme il l’a fait en finale d’Euro.
La défense n’est pas au sommet pour les qualités individuelles mais elle joue avec une grande dose d’agressivité. Dès que l’équipe adverse se pointe avec le ballon, cinq ou six joueurs se trouvent en zone de réparation. Ça annule en partie la lenteur de Gerard Piqué (Barcelone). Sergio Ramos (Real Madrid) peut très bien traquer les attaquants les plus mobiles, n’ayant aucun complexe concernant la vitesse.
Côté gardien, Iker Casillas (Real Madrid) est un des meilleurs. Par contre, il a été faible à plusieurs reprises contre le Paraguay et le Portugal. Il a laissé filer de gros rebonds et à une occasion, il a fait un vrai coup de volleyball. Des tirs corsés pourraient bien l’affecter.
Qui a le vent dans les voiles ?
Que doit-on penser de ce collectif espagnol ? Son schéma ressemble le plus souvent à un 4-1-2-2.
Il s’est fait battre par une Suisse bien organisée. Il a dû lutter pour vaincre l’intense Chili. Il a gagné contre un Honduras aux pieds plats. Il en a arraché contre un Paraguay bien organisé.
L’Espagne maîtrise bien le théâtre, ses joueurs se tordant au premier contact pour obtenir des coups francs et cartons jaunes. Le carton rouge imposé à Costa (Portugal) a été le fruit des talents d’acteur d’un joueur espagnol.
L’Espagne ne maîtrise pas, cependant, le jeur aérien. Ses jeux efficaces ont presque tous lieu au sol. Une grosse faiblesse.
Surtout, l’Espagne s’est affaiblie depuis deux ans. Même si elle est expérimentée, il lui manque l’effervescence qui permet de se rendre au bout d’un tournoi. Cette effervescence, c’est l’Allemagne qui l’a.
Ma prédiction: victoire 2-1 de l’Allemagne.
C’est le temps des comptes pour FC Bayern sur ce blogue. Jetons un coup d’oeil sur l’avenir de chaque joueur et quelles sont les faiblesses à corriger pour la saison 2010-11. Comme le club a encore l’ambition du triplé, l’évaluation sera des plus sévères.
Les noms soulignés sont ceux que je vois comme partants.
Gardiens: Tout va bien à court terme
Jörg Butt: À moins que le club se fasse offrir d’acheter Manuel Neuer ou René Adler pendant l’été, M. Butt devrait rester dans les buts. Le problème avec lui, c’est qu’il aura 36 ans au début de la prochaine saison. Donc, seulement un choix à court terme.
Thomas Kraft: Impossible d’évaluer un gars qui ne joue pas avec le grand club. Il devrait poursuivre son travail avec FC Bayern II.
Michael Rensing: Son contrat se termine en juin et le club a confirmé son départ. On lui souhaite la meilleure des chances avec une autre équipe de la Bundesliga. Son début à titre de gardien partant a été ruiné par la terrible défensive sous le règne de Jürgen Klinsmann.
Défenseurs: Le temps de faire le ménage
Daniel van Buyten: Excellent quand l’attaque adverse n’est pas trop dangereuse. Toujours une menace avec sa tête à l’attaque. Par contre, si FC Bayern veut gagner en Ligue des champions, ce gars-là doit réchauffer le banc ou partir. À remplacer à titre de partant.
Martin Demichelis: Connait quatre mauvais matchs pour un bon. Le ratio est inacceptable quand on vise le championnat et la victoire en Ligue des champions. À remplacer aussi.
Holger Badstuber: À seulement 21 ans, il a rarement commis des erreurs. Et quand c’est arrivé, il jouait hors position comme défenseur latéral à gauche. À déplacer comme défenseur central, sa position naturelle.
Philip Lahm: La priorité est de le conserver comme défenseur latéral à droite. Son travail se combine bien à celui de Robben sur le flanc droit pour rendre l’attaque dangereuse. Son soutien à Robben explique d’ailleurs le succès de ce dernier.
Diego Contento: Lui aussi, c’est un petit jeune, à seulement 20 ans. Mais il faut lui donner le poste de latéral gauche. Sa mobilité et la qualité de ses passes font de lui le gars idéal pour former un duo avec Ribéry à gauche, comme celui de Lahm-Robben. Une clé importante pour faire de FC Bayern l’attaque la plus puissante d’Europe.
Christian Lell: Il reste encore un an au contrat de ce défenseur défensif qui s’est avéré une quantité négligeable sous Klinsmann et un vrai fantôme sous Louis van Gaal. Mettez un petit deux sur ses prospects comme joueur de réserve ou comme départ cet été.
Andreas Görlitz: Le club a déjà annoncé qu’il partirait. Souhaitons qu’il profite des quelques années qui lui restent – il a 28 ans – pour terminer sa carrière en beauté.
Comme vous le voyez, il manque un joueur partant en défensive centrale. Le club doit se renforcer à ce niveau, probablement en faisant une acquisition auprès d’un autre club. Ivica Olic a recommandé Nemanja Vidic à ses patrons mais ce serait parfaitement stupide pour Manchester United de le laisser aller.
Milieux de terrain: le centre névralgique
Bastian Schweinsteiger: La pièce maîtresse à cette position. De grâce, faites-lui signer une prolongation de contrat car juin 2012, c’est trop court.
Arjen Robben: Toooooooooorrrrrr! Évidemment, ce mec est extrêmement important pour l’équipe. Il devrait partrouiller l’aile droite.
Franck Ribéry: Il a finalement recommencé à démontrer ses qualités en finale de DFB Pokal contre Bremen… et il a signé pour rester jusqu’en 2015. Sa contribution à l’aile gauche aura de quoi créer un système d’attaque des plus dangereux. Kaiser Franck a beaucoup à prouver mais il y a de l’espoir.
Mark van Bommel: Le capitaine est bien en selle à titre de milieu défensif.
Hamit Altintop: Très bon milieu de terrain mais son utilisation sporadique va probablement faire en sorte qu’il demandera un transfert. Âgé de 27 ans, il voudra un rôle plus important ailleurs. Probablement pour le mieux car il a très mal joué en finale de C1…
Danijel Pranjic: Fin passeur, il aura tout de même de la difficulté à percer comme milieu de terrain en raison de la présence de Kroos, qui a davantage d’impact sur les matchs.
Toni Kroos: Bon fabricant de jeu pendant son prêt au Bayer Leverkusen, il pourrait s’avérer un bel atout qui manquait lors de la dernière saison. À seulement 20 ans, j’ai déjà hâte de voir comment ce gars-là va se développer. À moins d’un changement, il aura la chance d’ajouter du punch à une attaque déjà dangereuse.
Mehmet Ekici: Jeune, créatif et prometteur mais il se trouve au sein d’une équipe dont le milieu de terrain est de grande qualité. Ça sent le prêt à une autre équipe…
Anatoliy Tymoshchuk: Bon milieu de terrain défensif mais Louis van Gaal croit peu en lui. À 31 ans, un gars de sa trempe veut jouer de façon régulière. Il a sûrement déjà demandé son transfert.
Attaquants: beaucoup d’appelés, peu d’élus
Ivica Olic: Le coeur et l’efficacité du petit Olic aux moments opportuns ont fait de lui le numéro un. Il serait très surprenant que son statut change. Par contre, son style de jeu (celui qui court partout) en fait une option à court terme car il aura 32 ans en septembre.
Thomas Müller: La révélation de l’année. S’il peut gagner en robustesse et avoir l’instinct du tueur, ce gars-là terrorisera les défensives pendant 10 ans.
Mario Gomez: Le point d’interrogation. Il peut certes faire la différence par bouts mais il n’a jamais été régulier avec de grandes équipes comme FC Bayern ou la Nationalmannschaft. Sera-t-il vendu ? Acceptera-t-il de jouer moins souvent pour gagner des titres ? L’histoire de l’été est peut-être là.
Miroslav Klose: Tout le monde le respecte mais il aura 33 ans au début de la saison. Il a aussi perdu en efficacité. Son sort dépendra de sa capacité d’accepter un rôle moins important pour rester avec un des plus grands clubs d’Europe. Ces mots sont difficiles à dire car j’ai vu ce gars-là marquer tellement de buts importants avec l’équipe nationale.
Voilà. Ce compte-rendu vous donne une bonne idée des choix à faire pour la saison qui s’en vient.
Go Bayern !
Alors c’est officiel depuis deux jours. Franck Ribéry demeure avec FC Bayern jusqu’en 2015. Si le club peut se féliciter d’avoir conservé le joueur que Real Madrid voulait tant, le travail ne fait que commencer.
Éliminons dès le départ la spéculation que les mauvaises langues tentent de faire. Le Bayern ne lui a pas fait signer ce contrat afin de le vendre plus facilement. Ça fait un an que le club se bat pour conserver le milieu de terrain. On a aussi vu quand Ribéry voulait partir l’été dernier que pour ce club, un contrat est un engagement.
Ce que je veux souligner ici est davantage le fait que Kaiser Franck a encore tout à prouver. S’il a connu une formidable saison 2007-08, il a été trop souvent blessé depuis pour reprendre son rythme. Il recommençait à démontrer les qualités qui l’ont rendu célèbre seulement en finale de DFB Pokal contre Werder Bremen.
Selon les révélations du journal Bild, son salaire serait de 10 millions d’euros. Ce contrat permet aux partisans d’avoir de grandes attentes car le joueur est drôlement bien entouré. L’équipe est très puissante à l’attaque, ne se limitant pas à Ribéry comme milieu de terrain offensif. Le gars voulait être avec un club pouvant bien faire en Ligue des champions. Maintenant, il doit démontrer qu’il peut lui faire gagner le trophée.
Surtout, après avoir laissé entendre qu’il pouvait aller ailleurs pour améliorer son sort, il doit livrer la marchandise et rapporter au Bayern les honneurs et la grandeur qui lui sont si chers.
Allez, Kaiser Franck. C’est le temps de faire tes preuves.
Après deux ans de règne d’équipes de qualité, l’anti-football fait son retour à la tête de l’Europe avec la victoire de 2-0 d’Inter Milan contre FC Bayern.
C’est dommage pour le spectacle mais c’est ainsi. Malgré de belles tentatives, il a été impossible pour les deux meilleurs clubs européens, FC Barcelone et FC Bayern dans cet ordre précis, de percer le mur dressé par Mourinho. Je croyais bien qu’à force d’affronter des équipes plus offensives et talentueuses, Inter se casserait le nez.
Pourquoi anti-football ? Selon les statistiques du match, Inter a eu seulement 30% de possession du ballon (!) et a lancé seulement 12 fois seulement, contre 21 pour le Bayern. Ça, mes amis, on appelle ça stationner l’autobus devant le but.
L’attaque bavaroise a pour sa part manqué quelque peu de mordant. Elle tournait à pleine capacité seulement en début de deuxième demie mais un manque de finition a empêché d’égaliser le score à temps pour changer l’allure du match. La chance de marquer de Thomas Müller a été la meilleure de toutes.
Par la suite, les gros canons ont presque cessé de tirer. Peu de rapidité. Trop de passes imprécises et peu de réelles tentatives de rejoindre Mario Gomez et Miroslav Klose avec le jeu aérien. Les deux marqueurs n’ont pas vraiment eu la chance de faire leur part.
Les déceptions:
- Daniel van Buyten: Ça fait quelques matchs que son manque de rapidité expose la défensive. Cette fois-ci, ça a coûté le deuxième but et éventuellement scellé la défaite.
- Hamit Altintop: Le remplaçant de Ribéry a déjà bien fait, mais samedi n’a pas été sa journée. Là où il créait habituellement des occasions, il a perdu le ballon et raté bien des passes. En somme, l’absence de Ribéry a fait mal cette fois-ci. Michel Platini doit être content, lui qui déteste voir un club allemand gagner.
Un bilan de la saison suivra dans quelques jours.
Pour l’heure, félicitations à FC Bayern pour le doublé et pour le football offensif joué pendant toute la saison. Ce club m’a fait vivre de beaux moments et j’espère que la Nationalmannschaft saura prendre le relais à partir du 11 juin.
On y est. FC Bayern München et Inter Milan s’affrontent samedi en finale de Ligue des champions. Comme à la boxe, les styles peuvent donner le ton à un combat et cette fois-ci, c’est particulièrement vrai.
L’attaque de FC Bayern va affronter la meilleure défensive européenne, la mieux organisée de toutes. L’anti-football le plus efficace avec un positionnement de zone au lieu d’une couverture homme à homme. Les défenseurs milanais sont grands et capables de prendre la pression. Leurs générateurs d’attaque (Snejder, Milito et Eto’o) peuvent étourdir.
Je crois par contre que les Bavarois ont un avantage qui s’est développé avec les semaines. Au lieu de se laisser embouteiller, l’attaque utilise toute la largeur du terrain pour développer le jeu. Quitte à faire des passes vers l’arrière quand l’ouverture n’y est pas. Si Inter peut se faire brûler, c’est à ce jeu. La patience sera encore une vertu pour les rouges.
Au niveau individuel, la plupart des observateurs croiront que l’absence de Franck Ribéry, si stupide soit-elle, sera un net désavantage. Je dirais que oui si FC Bayern ne comptait pas sur les services d’un certain Hamit Altintop. Heureusement, ce Turc a le don de jouer de forts matchs à titre d’ailier quand une des vedettes est absente. Il mérite la pleine confiance de Louis van Gaal et palliera au manque de Ribéry.
Un point à surveiller est Lucio du côté d’Inter. Les joueurs du Bayern le connaissent bien pour avoir joué avec lui pendant quelques années. Ils connaissent ses faiblesses. Seront-ils particulièrement agressifs avec lui ? Je ne serais pas surpris.
Au botu du compte, je crois que l’homme qui fera la différence samedi sera Louis van Gaal. Il connait tous les trucs de son ancien élève et a pu transformer FC Bayern en équipe championne en seulement un an. Sa solidité tactique permettra de casser la défensive d’Inter. Ce ne sera pas aussi facile que contre Olympique Lyonnais ou Werder Bremen, mais ce sera faisable.
Prédiction: FC Bayern 2 Inter 0
GO BAYERN!
Alors la nouvelle est tombée et elle a fait des vagues même dans les trending topics sur Twitter: Michael Ballack ne pourra jouer pour la Nationalmannschaft allemande en Coupe du monde.
Plusieurs prédisent déjà que l’équipe tombera en morceaux. Il est temps de rétablir les faits.
Tout observateur qui connait moindrement le football sait que depuis la Coupe du monde de 2006, Ballack a un impact au mieux mitigé sur les matchs, sauf pour un but ou deux ayant fait les bulletins de nouvelles sportives. Ballack est une des vedettes les plus surévaluées dans le monde du football international, n’ayant rien gagné et n’ayant jamais eu d’impact pendant les gros matchs. Suspendu lors de la finale contre le Brésil en 2002 et invisible lors de la demie contre l’Italie en 2006. Il a insisté pour jouer blessé en finale d’Euro 2008, nuisant à l’équipe.
Il fait peu de passes décisives. De plus, il tire souvent le ballon vers le but avec une forte imprécision, gaspillant la chance de créer un beau jeu.
Michael Ballack joue à titre de milieu de terrain défensif qui peut parfois s’avancer pour relancer l’attaque ou prendre un penalty. Certes, il est fiable en défensive. Donnons-lui cela. Par contre, il n’a pas le monopole sur une telle qualité.
Encore une fois, je reviens à un joueur clé qui peut facilement combler le vide: Bastian Schweinsteiger. Ce gars-là a démontré lors de sa saison avec FC Bayern qu’il faisait partie de l’élite mondiale à titre de milieu défensif. Avec ce gars-là aux commandes, j’ai pleinement confiance que l’Allemagne jouera de beaux matchs. Des gars comme Sami Khedira et Christian Träsch (Stuttgart) risquent de lui tenir compagnie pendant le tournoi, ayant déjà fait preuve de belles qualités défensives.
Je m’inquiète davantage pour deux raisons avec cette Coupe du monde.
La première, c’est que l’équipe a manqué de cohésion récemment. Le grand défi du sélectionneur Joachim Löw n’est pas de remplacer Ballack mais bien de s’assurer que tout le monde se comprend bien sur le terrain.
La deuxième, c’est la blessure du gardien René Adler. Celle-là fait plus mal. Quoi que quand ton équipe compte Manuel Neuer, Tim Wiese et Jörg Butt en son absence, c’est drôlement rassurant.
Down and out, la Mannschaft ? Jamais de la vie.
Contre toute attente raisonnable, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à l’UEFA pour avoir suspendu Franck Ribéry pour trois matchs après un tacle raté en Ligue des champions. Il ratera donc la finale dans des circonstances ridicules.
Pour ceux qui ont manqué le jeu, regardez bien le vidéo ci-bas. Portez bien attention sur le jeu et le mouvement du pied de Ribéry, qui visait le ballon mais qui a raté son coup.
Alors, c’est pour ça qu’on suspend un gars pour trois matchs? J’ai déjà vu bien des fautes pires que celle-là punies par un seul match de suspension. Exceptionnellement, le même geste vaut un carton jaune. Trois matchs, c’est de l’acharnement pur et il faut se demander si les autorités sportives n’ont pas des préjugés et motifs douteux.
Cela dit, la capacité de FC Bayern de remporter la Ligue des champions n’est pas remise en question.
La victoire de 4-0 de FC Bayern pour remporter la Coupe d’Allemagne (DFB Pokal) contre Werder Bremen n’est pas que savoureuse parce que remportée de façon convaincante. Elle promet car l’équipe a joué avec une créativité hors du commun.
Les hommes en vert étaient pourtant un très beau défi pour les Munichois. Ils ont attaqué dès les premières minutes, Pizarro démontrant qu’il avait l’intention d’aller chercher le trophée. Mais après 20 minutes de jeu, le système de possession du Bayern s’installait et il allait régner sans partage. Seules deux ou trois chances de marquer pour le Werder ont interrompu la domination.
Le penalty de Robben et le but d’Olic suffisaient amplement pour démontrer le supériorité des Bavarois. Celui de Ribéry a permis de voir qu’il voulait gagner avec cette équipe. Si l’on se fie à l’Équipe.fr, il restera peut-être plus longtemps que prévu à Munich. Schweinsteiger a couronné le tout avec un but spectaculaire que seul un fin technicien comme lui peut marquer.
Comme toujours, l’arbitre du match a donné un carton jaune à Mark van Bommel en début de match même s’il a parfaitement gagné le ballon.
Avec la finale de Ligue des champions qui s’en vient dans une semaine, que penser de tout cela ? La créativité de FC Hollywood est le point saillant. Les rouges ont passé le ballon avec patience et discipline. Ils ont démontré la capacité de créer des ouvertures et d’étourdir qu’un certain joueur argentin ne renierait pas.
Cette créativité sera nécessaire pour faire tomber le mur défensive d’Inter Milan. Mourihno et sa bande savent trop bien qu’ils ne peuvent rivaliser d’attaque. Ils tenteront de mettre à profit leur anti-football. Après la démonstration de force d’aujourd’hui, je crois toutefois qu’ils n’y arriveront pas.
Nous reparlerons de la C1 dans quelques jours. En attendant, fans de FC Bayern, célébrez cette deuxième étape du triplé avec une petite Weißbier. Ou deux, ou trois :-)
À moins d’une mauvaise surprise tactique, la finale de Coupe d’Allemagne (DFB Pokal) entre FC Bayern et Werder Bremen promet d’être une affaire offensive. Du beau football joué par les deux équipes les plus hot de la Bundesliga depuis janvier.
Les deux clubs sont reconnus pour leurs talents à l’attaque. Le résultat: 72 buts pour FC Bayern, la meilleure offensive de la ligue. Werder se trouve en deuxième place avec 71 buts !
Du côté des Bavarois, les Robben, Ribéry, Olic et Müller sont bien connus. En plus des défenseurs dangereux que sont Lahm (rapidité et belles passes) et Van Buyten (tête).
Côté Werder, il n’y a pas à rougir. Claudio Pizarro a marqué 16 buts pendant la saison. Mesut Özil est probablement la révélation de l’année en Allemagne, tant pour ses capacités de marqueur que de créateur de jeu. Marko Marin est un autre passeur de qualité. Le défenseur Per Mertesacker a même marqué sa part de buts. La mobilité de Clemens Fritz peut donner des maux de tête.
Comme l’a dit Robben aux médias ces derniers jours, ce serait surprenant que le score soit de 0-0 après 90 minutes.
Ce match est donc plus risqué que les autres pour FC Bayern. La plupart des équipes concèdent la possession du ballon d’emblée, sachant bien qu’elles peuvent difficilement contrôler l’allure du match. Bremen, c’est autre chose. La défensive munichoise sera donc mise à l’épreuve. Son rendement sera capital pour remporter le trophée.
C’est là que deux grands atouts devront faire leur part: les milieux défensifs Van Bommel et Schweinsteiger. Encore une fois, ces gars-là devront diriger le traffic avec intelligence. Van Bommel risque de ne pas jouer à 100% de ses capacités, se relevant d’une blessure. Schweini, lui, joue le meilleur football de sa vie.
Chaque équipe a un petit joueur dangereux qui pourrait changer l’allure du match.
Côté Bayern, c’est Ribéry. Incertain de jouer en finale de Ligue des champions, ce serait son dernier match de la saison. Et peut-être son dernier pour le club, après une saison de misère et des rumeurs de transfert. Voudra-t-il mettre un terme à la campagne avec une performance étincelante ?
Côté Werder, c’est Özil pour l’explosion et la créativité.
Prédiction: FC Bayern 3, Werder Bremen 2

Une équipe peut-elle vraiment se dire championne si elle termine la saison suivante au 8e rang ? Officiellement, oui, mais pour la fierté, non. C’est pour cela que le 22e championnat de FC Bayern en Bundesliga marque le retour de l’ordre pour le football allemand.
Contrairement à Wolfsburg, champion 2008-09 mais 8e cette année, les Bavarois font preuve de constance et de tradition gagnante. Contrairement à Hoffenheim il y a un an et à Leverkusen cette année, FC Bayern a su se maintenir au sommet ou proche, sans s’écrouler après la mi-saison. C’est là, la marque des vrais champions.
Le match contre Hertha BSC était une formalité. Une victoire qui permet de terminer la saison sur une note positive et de garder le rythme en vue des deux prochaines semaines en DFB Pokal et Ligue des champions. Louis van Gaal a eu raison d’envoyer les meilleurs joueurs disponibles sur le terrain. Passer deux semaines sans action aurait été dangereux car le synchronisme est si facilement perdu.
Mais pour l’instant, savourons ce championnat. C’est le fruit d’une année d’efforts pour le club, avec des hautset des bas. Voir l’entraîneur Louis van Gaal recevoir une douche de Weißbier de la part de ses joueurs était drôle. Pourrait-on croire qu’il y a six mois, on se demandait s’il allait se faire mettre à la porte en raison d’un horrible début de saison ?

