Category: République Tchèque 2005
2005
10.06

Montréal, 6 octobre 2005 – Le 5 octobre au matin, j’ai pris mon temps pour me lever, tout simplement parce que je pouvais me le permettre.

J’ai fait ma petite routine matinale à partir de 8h30, pour sortir de l’auberge vers 10h. Je suis passé par les endroits commerciaux et la vieille ville pour acheter les souvenirs que je veux ramener pour des membres de la famille, des amis, et évidemment, moi-même. J’ai bien pris mon temps pour faire tout ça, car rien ne pressait. J’ai aussi fait provision d’eau en bouteille, car survoler l’Atlantique, ça déshydrate !

Vers 15h, je suis passé par l’auberge pour laisser quelques affaires au dortoir, et je suis allé bouffer sur la terrasse du Staromestska Restaurace. J’y ai essayé la dernière spécialité que je n’avais pas encore mangé ici, soit le canard rôti avec de la choucroute, du chou rouge et des dumplings. Le canard n’était pas bien différent en comparaison avec du poulet, mais c’était très bon. À essayer si jamais vous passez par la République tchèque.

Je suis repassé par l’auberge pour mettre de l’ordre dans mes bagages, pour que ce soit facile de partir sans faire de bruit cette nuit. Car je devrai me lever vers 3h du matin. Je me donne 30 minutes pour prendre une petite  douche. Puis, il faut compter une bonne demi-heure pour prendre le taxi vers l’aéroport. Je pars à 7h sur les ailes de KLM. En tout, je passerai une bonne quinzaine d’heures à survoler la Terre et à attendre à l’aéroport d’Amsterdam, avant d’arriver a Montréal vers 16h, heure locale.

Au programme ce soir: aller relaxer devant une bonne bière a mon pub préféré, pour profiter une dernière fois de la Pilsner Urquell tirée directement du fût. Après cela, faudra se contenter des canettes maintenant offertes au Québec.

En gros, je suis très satisfait de mon voyage, et contrairement aux deux premiers voyages, je ne suis pas écœuré d’être à l’étranger (Allemagne 2003) ou tombé malade en cours de route (France 2004). Je suis content de rentrer et de pouvoir retourner au confort de mon chez-moi, mais une semaine de plus en République aurait été le fun aussi !

La journée a été longue, mais je suis revenu sain et sauf. Il a fallu que je me lève à 3h30 du matin à Prague pour monter à bord de l’avion vers 7h. Disons que se lever à cette heure du jour, c’est difficile.

J’ai volé de Prague à Amsterdam, et j’ai attendu un peu plus de 6 heures pour monter à bord du vol Amsterdam-Montréal dans un aéroport où il n’y a rien à faire sauf magasiner et vérifier mon courrier électronique.

C’était une journée folle à Amsterdam. Plusieurs villes européennes étaient couvertes par le brouillard, forçant plusieurs compagnies aériennes à retarder des départs et arrivées. Des dizaines de voyageurs faisaient la queue aux comptoirs de transfert pour obtenir des sièges après avoir manqué une correspondance ou simplement après une annulation. Sur certains vols, il a fallu attendre quelques minutes au cas où un passager puisse courir assez vite pour ne pas manquer le départ.

J’ai été assez chanceux. J’avais réservé un siège proche d’un hublot, mais en raison de quelques absences, on m’a permis de déménager vers l’allée, pour plus d’espace et de confort.

Le vol a été un peu long (plus de 7 heures) et le retour à Montréal a été assez brutal. La personne qui voulait me reconduire de l’aéroport à la maison a eu des problèmes avec sa voiture. J’ai donc dû me rabattre sur le transport en commun. Là est le problème ! La navette de l’aéroport vers le centre-ville était tout simplement trop lente. Quand je suis passé par la station de métro Berri-UQAM, le comique qui était au guichet – qui me mangeait dans la face en me parlant, belle politesse – a insisté pour que je paie le billet de 2,50$ pour me rendre au métro Henri-Bourassa, là où j’achète ma passe régionale. Merci beaucoup, le cave. Et évidemment, le métro et l’autobus étaient toujours aussi lents que d’habitude.

Je rêve du jour où nos services publics seront efficaces, comme ceux de l’Europe. Pour moins de la moitié du montant demandé, le service est deux fois plus efficace sur le vieux continent. Lâchez pas, les p’tits amis !

Merci à tous ceux qui ont suivi mon voyage à partir de ce blog. On se voit en Angleterre en 2006.

2005
10.04

Ceske Budejovice, 4 octobre 2005 – J’ai fait comme toujours, je n’ai pas perdu de temps car il fallait prendre le train assez tôt pour aller à Ceske Budejovice, pour visiter la deuxième et dernière brasserie prévue au programme: la Budweiser Budvar. Oui, la vraie Budweiser, avec saveur…

Je suis arrivé dans la ville assez laide, industrielle et polluée qu’est Ceske Budejovice vers midi. Je me suis orienté vers la place centrale de la vieille ville pour savoir ou se situait la brasserie.

J’y ai découvert le seul endroit élégant que j’ai pu voir dans la ville, soit la place centrale elle-même. Elle est gigantesque, et très photogénique. Et il y avait très peu de touristes. Pour une fois, la photo ressemble plus à un cliché de vie quotidienne qu’à un rassemblement.

Ceske Budejovice
La place centrale.

Après avoir trouvé les renseignements dont j’avais besoin, j’ai marché une bonne demi-heure vers la brasserie, pour m’acheter un billet de visite. La visite est en allemand, et on m’a donné un texte en anglais pour pouvoir bien suivre. Avant cela (la visite était à 14h) j’avais tout juste le temps d’aller dîner.

Budweiser Budvar
La brasserie Budweiser Budvar.
Budweiser Budvar
Budweiser Budvar

Comme pour la Pilsner Urquell, la brasserie Budweiser Budvar a son propre restaurant qui sert d’excellents mets tchèques pour pas cher. Pour un goulache et une bière, j’ai payé un maigre 6 dollars canadiens, soit 120 couronnes tchèques. Et le resto était très propre. Tout ce qu’il y a de mieux.

À 14h, j’ai visité la brasserie. C’est drôle à quel point tout était similaire. On nous fait voir à peu près les mêmes choses, sauf pour l’ajout de l’usine d’embouteillage. En plus, la aussi, la guide était des plus belles. Ca doit être une norme, et on ne s’en plaint pas :-) La différence, c’est probablement que les gens de Budweiser sont plus généreux pour la dégustation de bière non filtrée. Ils nous ont offert deux verres au lieu d’un.

À la sortie de la dégustation, je suis allé voir la boutique de souvenirs, évidemment. J’y ai trouvé un beau grand bock et j’y ai aussi acheté une canette de 500ml de Budweiser Budvar pour ramener à Montréal.

En sortant de là, j’ai failli manquer le train ! Il y a un départ à chaque heure vers Prague, et heureusement, mon train est parti 10 minutes en retard, car je suis arrivé à la gare vers 16h05 et le départ était pour 16h02. Le train est parti quelques minutes après que j’y sois entré. Une heure d’attente épargnée !

Budweiser Budvar
L’usine d’embouteillage

Bon, au programme en soirée: prendre quelques bières dans mon pub pragois préféré. Faut en profiter maintenant, car demain, je termine déjà mon voyage en magasinant pour des souvenirs. Et le 6, on s’envole vers Montréal.

Déjà ?

La suite: Fin de voyage à Prague

2005
10.03

Cesky Krumlov, 3 octobre 2005 – Le réveil a été un peu pénible ce matin car je voulais vraiment rester couché. Mais je n’étais quand même pas pour ne rien faire de la journée.

Il fallait partir tôt pour attraper le train et avoir le temps de faire ma visite de Cesky Krumlov. Après une douche rapide et un déjeuner pas moins rapide, je suis parti de la gare centrale à 9h23 pour un trajet de trois heures et demie, incluant une correspondance, pour Cesky Krumlov.

Malheureusement, j’ai eu de la mauvaise compagnie à bord, une gigantesque Tchèque qui est arrivée au dernier instant avant le départ et qui parlait très fort. Même avec de la musique dans les oreilles, elle me tombait sur les nerfs. Disons que quand elle est sortie à son arrêt, j’étais un gars heureux. J’ai bien eu le goût de la défenestrer…

Un peu après 13h15, je suis descendu du train pour littéralement descendre dans la vieille ville. Cesky Krumlov est située dans un coin assez montagneux, un peu comme dans les pubs de chars. Un brouillard assez épais couvrait la ville, jusqu’aux toits de certains édifices, et une petite bruine tombait continuellement.

J’ai marché dans la vieille ville, dont le patrimoine est superbe et d’ailleurs protégé par l’UNESCO. J’ai visité le château ainsi que son verdoyant jardin, et monté dans la tour pour prendre des photos des environs.

Je ne ferai pas plus de commentaires. Les photos parlent d’elles-mêmes.

Cesky Krumlov
Prendre une marche autour du château.
Cesky Krumlov
Belle ville. Le brouillard a ajouté à ses charmes.
Cesky Krumlov
Belle vue sur le château.
Cesky Krumlov
Cesky Krumlov
Beau jardin sur le site du château.
Cesky Krumlov
Cesky Krumlov

Avant de partir en fin d’après-midi, je me suis arrêté à la place centrale de la vieille ville pour un repas (schnitzel et salade de patates), question de survivre. Mais la portion était énorme ! Le schnitzel était large et très épais, et la salade de patates couvrait toute la maudite assiette, même en dessous du schnitzel. Une chance qu’il fallait monter une pente assez ardue pour retourner à la gare de train, car j’avais vraiment la panse pleine.

Schnitzel
Méchant schnitzel !

Je suis rentré tard à Prague, vers 22h, sans vraiment avoir le temps de faire autre chose que d’écrire mon carnet de voyage et me coucher.

La suite: Visite de la brasserie Budweiser Budvar

2005
10.02
Hlavni Nadrazi
La gare centrale de Prague.

Praha, 2 octobre 2005 – Je suis parti vers 10h30 après le déjeuner, et je suis allé vers la place centrale de la vieille ville pour aller au bureau de tourisme.

Je suis allé voir pour des brochures de musées et pour des renseignements sur la visite possible de la brasserie Budweiser Budvar, la vraie Budweiser. La Bud originale… celle qui a un goût, pas l’Américaine.

J’ai marché lentement pour profiter du «beau temps» super pluvieux dans la vieille ville, en passant par le pont Charles, pour aller vers la Mala Strana ou se trouvent les deux musées que j’ai visité. En fait, la pluie m’accommodait. J’aime la fraîcheur du temps et ça faisait en sorte que les points centraux de Prague étaient moins achalandés :-)

En premier, j’ai visite le musée d’un photographe (aujourd’hui mort) qui prenait des photos de la vie quotidienne des gens. La brochure était prometteuse, mais l’exposition ne proposait que 30 photos bien ordinaires pour 10 couronnes tchèques, soit 50 cents canadiens ! Une perte totale de temps si vous voulez mon avis.

Après cela, je suis allé visiter un nouveau musée, celui sur la vie de Franz Kafka. La, on était dans les ligues majeures. Un musée sur un écrivain névrosé qui a marqué l’Europe, notamment avec Le Procès. Fascinant, avec une exposition très bien présentée. Chapeau.

En fin d’après-midi, je suis allé souper à un endroit où j’ai déjà été précédemment, alors pas besoin vraiment de répéter mes commentaires… En soirée, le plan était assez simple: aller prendre une bière ou deux a un pub que je connais déjà, en prenant le temps de lire un peu. Ça fait du bien de relaxer comme ça !

Lundi sera chargé. Quelques heures de train pour aller à Cesky Krumlov et visiter la petite ville dont le patrimoine est protégé par l’UNESCO. Habituellement, ça veut dire beauté garantie.

La suite: Magnifique Cesky Krumlov

2005
10.01

Melnik, 1er octobre 2005 – J’ai décidé de dormir tard ce matin pour ne pas manquer de sommeil. Je me suis levé vers 9h pour prendre le déjeuner avec les amis rencontres hier et ensuite, je suis parti vers le centre de la vieille ville.

Je croyais aller là pour écrire dans mon carnet de voyage sur papier, mais je suis tombé sur une manifestation contre le régime communiste en Chine. Fasciné, je suis resté tout le long.

Ils ont demandé la fin du communisme en comparant avec 1989 en République tchèque, et dénoncé les persécutions quotidiennes qui, contrairement au massacre de la Place Tiananmen, sont cachées au monde entier. Le tout pendant la journée anniversaire de l’accession des communistes au pouvoir, sur la plus belle place centrale de la vieille ville.

Protest against China
Je n’ai pu m’empêcher de sympathiser avec les manifestants.

Une fois la manif terminée, je me suis dirigé vers la gare de train pour aller vers Melnik, pour y visiter un château. La petite ville est presque inconnue des touristes, et le château est assez joli.

Melnik
La place centrale à Melnik.

Autre raison d’y aller: le château a une tradition millénaire du vin blanc… C’est pour ça que j’y suis allé. J’ai passé mon temps à trouver de la bonne bière. Ça mélange les plaisirs, juste un peu.

Melnik
Une cour au château.
Melnik
La dégustation !
Melnik
Les alentours du château.

Étrangement, la visite se fait sans guide ou aide. On paie, on entre pour voir les installations, dont les celliers, et ensuite, on nous donne un verre et des morceaux de pain (ça aide à «effacer» le goût d’un vin entre les dégustations pour faciliter la perception des saveurs) pour nous envoyer dans la cave froide ou 14 vins différents nous attendent. 7 blancs, 7 rouges… et tous sont assez bons.

Après les dégustations, je me suis dirigé vers le vieux quartier de la petite ville pour prendre quelques photos. L’endroit est très modeste, mais assez beau. Vers l’heure du souper, je me suis arrêté dans un petit resto du coin pour me taper une pizza et goûter à un verre de la bière Krusovice, que je n’ai pas terminée car je trouvais qu’elle n’avait aucun goût. Étrangement, la serveuse m’a pris pour un Allemand. Ça faisait mon affaire, car je suis au moins capable de me débrouiller en Allemand quand vient le temps de commander et parler dans un resto. Plus facile que le tchèque !

Melnik
Une belle vue sur la rivière à partir du château.

En soirée, je suis rentré à Prague. Quand je suis arrivé à l’auberge, j’ai fait connaissance avec deux Françaises. Rien de spécial, mais parler français après avoir passé un bout de temps à voyager, ça fait du bien.

La suite: Dimanche de congé à Prague

2005
09.30

Plzen, 30 septembre 2005 – Après un déjeuner avec des co-chambreurs australiens, j’ai réussi à prendre le train tôt le matin, vers 9h, pour une visite des plus attendues à Plzen.

On se fout bien de la ville industrielle, je suis là pour visiter le temple ultime de la bière: l’usine de Pilsner Urquell. Oui Monsieur. Ça commence bien, car le site de l’entreprise commence avec une belle porte digne des plus belles portes anciennes des vieux quartiers européens.

Pilsner Urquell
La porte de Pilsner Urquell.
Pilsner Urquell
Woo hoo !

En entrant, je me suis aperçu ce que j’avais bien vu sur une pub: j’arrive au début d’un Pils Fest, pour la célébration du 163e anniversaire de la commercialisation de cette fameuse bière. Juste au bon moment !

Pilsner Urquell
Le Pils Fest allait commencer un peu après mon arrivée.

Comme la visite ne commençait qu’à 12h30, je me suis arrêté à la boutique de souvenirs pour m’acheter deux beaux verres, ainsi que quelques souvenirs pour des amis ou collègues enthousiastes à propos de la bière.

Quelques minutes avant la visite, j’étais assis pour attendre que tout commence et un Australien (un autre !) s’est assis à côté de moi et on a commencé à parler. Pendant toute la visite, on à échangé nos commentaires.

Pilsner Urquell
Ici, l’eau de la «source originale» – c’est la traduction de «Pilsner Urquell» – bouille avec le houblon pour lui donner sa franche amertume.
Pilsner Urquell
La guide a expliqué le procédé de brassage, et nous a montré un plan détaillé des installations.

C’est pas compliqué… on nous montre l’histoire de la compagnie, de la bière, de la façon de la brasser. On nous montre les barils, les fûts, et tout. Ensuite, on termine la visite avec une dégustation de bière non-filtrée (hmmmmm !) et ensuite un petit film de propagande sur la compagnie et sa bière. La visite se faisait en bonne compagnie, car la guide était probablement le plus beau pétard que j’ai vu depuis que j’ai pose le pied sur le sol tchèque. La fille s’appelait Martina, et comble du hasard, elle ressemblait quelque peu à l’ancienne joueuse de tennis Martina Hingis, Suisse d’origine tchèque.

Pilsner Urquell
La touche finale: nous avons dégusté de la bière froide non-filtrée provenant de ces barils de vieillissement situés sous terre. Smooth.

Apres la visite, mon compagnon australien et moi sommes allés au resto Na Spilce, le restaurant de la brasserie Pilsner Urquell. Oui, directement sur le site où la bière est brassée. C’était le resto où j’ai vu le décor tchèque le plus propre, le meilleur goulache avec dumplings, et évidemment, la Pilsner était servie bien froide, avec un goût bien prononcé.

Nous sommes restés pour prendre une deuxième bière, le temps de parler de tout et de rien. Le tout pour un ridicule prix d’environ 7 dollars canadiens. Une superbe aubaine. D’ailleurs, tout est à moitié moins cher sur le site de la brasserie. Même mes verres achetés en souvenir, qui auraient coûté le double à Prague.

Une fois rentre à Prague – l’Australien et moi nous sommes dit au revoir une fois rendu au metro de Prague après être sortis du train – je suis allé à l’auberge. Tout de suite après mon arrivée au dortoir, un Américain, un Australien et une Américaine sont arrivés et on a commencé à se présenter.

Après avoir passé une bonne heure à parler de voyages, nous sommes montés au petit bar de l’auberge pour qu’ils prennent un verre (et moi, une eau gazeuse !) tout en poursuivant nos discussions.

Un peu avant minuit, nous avions tous faim et j’ai suggéré qu’on aille dans mon coin préféré, là où les restos sont bons et la bouffe pas chère. Mais une fois que nous sommes sortis, nous avons réalisé à quel point il faisait froid. Le petit snack libanais à côté de l’auberge est devenu soudainement intéressant. Ce n’était pas de la grande bouffe, mais nous étions simplement satisfaits de casser la croûte.

La suite: Dégustation de vin au château de Melnik

2005
09.29

Praha, 29 septembre 2005 – Ce matin, je me suis levé à 9h. Après le déjeuner, j’ai rejoint mon amie Hong-Kongaise.

Elle a eu l’occasion de se bidonner grâce à moi: quand nous sommes allés au bureau de poste pour poster des cartes postales, j’ai pris mes timbres pour un billet de métro périmé et je les ai jetés. pour m’en apercevoir quelques secondes plus tard. Elle à bien ri en me voyant chercher dans la poubelle… et m’a recommandé de poster le tout au plus vite pour ne pas reperdre les timbres !

Apres cela, nous sommes allés marcher dans les environs du château de Prague, notamment pour visiter le jardin royal, un assez joli jardin que nous n’avions pas encore vu, ou plutôt manque chacun de notre côté.

Kralovska Zahrada
Beau jardin…
Kralovska Zahrada
Une autre vue…
Kralovska Zahrada
Encore une vue…

Nous avons marché dans les environs du pont Charles et nous sommes allés dîner dans un petit resto bien mal connu des touristes, et pas cher du tout. Pour 95 couronnes tchèques, j’ai eu droit à un plat de boeuf dans une sauce au citron avec des dumplings et une eau gazeuse. Pas pire pantoute !

Apres cela, vers 14h, le temps des au revoirs à la station de métro ou elle quittait pour l’aéroport. C’est drôle… habituellement, quand je rencontre des gens sur la route comme ça et qu’ils partent, je suis un peu négatif car je me dis que je ne m’entendrai probablement pas avec d’autres gens pendant le voyage et que je ferai tout seul. Pas cette fois-ci… j’ai l’impression d’avoir gagne en confiance !

Bon, vendredi le 30 à Plzen pour visiter la brasserie Pilsner Urquell et acheter quelques souvenirs. Samedi le 1er octobre au château de Melnik, dimanche à Cesky Krumlov, et probablement des châteaux les lundi 3 et mardi 4 octobre. Le 5 octobre, je reste à Prague pour faire un dernier tour de la ville, faire mes achats de souvenirs et faire mes bagages. Le 6 octobre, vol de Prague à Amsterdam et ensuite d’Amsterdam à Montréal.

En soirée, j’ai marché dans le coin de la place de Bethléem à Prague, car c’est un endroit où l’on trouve plein de restos pas chers. Rien n’est cher ici, mais pourquoi payer pour rien… L’endroit trouvé pour le souper: Fashion Session, une place où personne ne parle anglais, même pas la serveuse. Tout le monde est tchèque, et l’ambiance est très «tendance» comme diraient les frais chiés. Anyway, la pizza salami était excellente, et la bière Gambrinus, bien moyenne. Je n’en ai pas pris une deuxième, ce que j’aurais fait avec la bonne vieille Pilsner.

J’ai plutôt opté pour la sortie après avoir payé mon repas pour trouver un bon vieux pub tchèque où un gars est derrière le bar à préparer des pintes de bière et l’autre les sert aux tables. La partie la plus intéressante, c’est quand le gars qui prépare la bière nettoie les bocks. Il ne fait que les rincer à grande eau avec un peu de savon et les placer en pile pour les faire sécher. La bière était bien froide et le goût bien amer, juste comme ça doit l’être. Ce qui me fait penser que la plupart des restos servent la bière trop chaude pour qu’elle soit vraiment savoureuse. Fini la Pilsner Urquell dans les restos, ce sera seulement dans les pubs, là où l’on sait lui rendre justice !

Apres cela, c’était pas compliqué. J’ai pris le temps de me balader dans la ville pour profiter du temps frais et regarder les alentours. C’est une des plus belles choses a faire à Prague le soir.

La suite: Tournée de la brasserie Pilsner Urquell à Plzen

2005
09.28

Karlstejn, 28 septembre 2005 – Le 28 septembre, j’ai commencé à faire un peu ce que j’avais planifié, qui est de demeurer à Prague pour dormir à l’auberge de jeunesse, mais aller sur la route pour faire des visites.

Quand tout était bien planifié, je pouvais partir le matin, faire mes visites, et rentrer le soir pour souper, et ensuite relaxer en prenant une bière. Bel horaire !

Je me suis levé tot, et après une douche rapide et un déjeuner aussi rapide, je suis parti vers la gare centrale de train pour partir vers Karlstejn.

Une fois rendu sur place, j’ai beaucoup apprécié l’air très frais des environs. C’est vivifiant. Ça aide à combattre le rhume.

Dans ce village, j’ai été visiter le fameux château de Karlstejn, le plus connu du pays. Ce n’est pas compliqué, le site est très enchanteur et médiéval. Architecture très simple qui serait superbement bien décorée avec des peaux d’ours et un foyer pour allumer des feux le soir !

Karlstejn
Simple, médiéval et beau

KarlstejnSur le chemin qui menait au château, je me suis arrêté pour dîner. Pour un prix de moins de trois dollars, j’ai pu avoir une soupe et des frites, plus une eau gazeuse. Ce n’est pas cher la République tchèque. Surtout à un endroit touristique…

Je suis revenu à Prague vers 16h30, dans un train fini digne de l’époque du communisme ! Absolument laid et inconfortable… Je me suis reposé à l’auberge et j’ai été souper dans un petit resto sympathique pour me taper un foutu bon goulache, accompagné d’une bière.

Une fois de retour à l’auberge en fin de soirée, j’ai parlé à mon amie de Hong Kong qui me disait qu’elle repartait pour ses études en Angleterre le lendemain. Je lui ai proposé de l’accompagner dans ce qu’elle faisait avant son départ car j’avais le temps et les occasions de se voir comme ça ne se présentent pas souvent, et elle était d’accord. J’ai quelques jours de disponibles car je n’irai pas à Berlin comme j’avais anticipé.

Moment intéressant à l’auberge de jeunesse: on a eu une discussion sur bien des affaires, dont les mentalités à travers le monde, entre un Canadien, un Australien, une Suédoise et une Hong-Kongaise. C’est le fun de pouvoir comparer ce que c’est de vivre dans des contrées différentes.

Train
Le train n’était pas aussi confortable que ceux utilisés en Allemagne et en France.

La nuit qui a suivi a été quelque peu mouvementée… certains gars ronflaient vraiment fort, et quelques-uns d’entre nous les ont réveillés pour leur dire de dormir sur le côté, histoire de nous laisser dormir nous aussi. Et pour faire exprès, un réveil matin a sonné pendant plusieurs minutes dans le casier d’une fille, que j’ai dû réveiller pour qu’elle l’arrête ! GRRRRRRRRR.

La suite: Le jardin royal et le pont avec une amie

2005
09.27

Praha, 26 et 27 septembre 2005 – Je me suis lancé dans une journée de fou, à marcher partout à travers la ville. C’est probablement parce que le dimanche est trop tranquille en Europe. Je me rattrape le lundi.

Je me suis levé à 8h30 du matin, réveillant tout le monde avec la sonnerie de mon téléphone cellulaire. Voyez-vous, je suis sur le lit du dessus dans une installation de lits superposés, et pendant mon sommeil, mon téléphone est tombé par terre. Pour faire exprès, je me réveille, une visite au petit coin et il se met à sonner, réveillant le pauvre gars sur le lit sous moi. Et il ne l’a littéralement pas vu venir car il est sourd. Il a crié comme un malade en entendant la sonnerie :-)

J’ai pu parler à un Français sympathique (oui, ça existe) pendant le déjeuner, avant de partir pour explorer la ville. Je suis allé au Klementinum pour aller voir la tour astronomique et la bibliothèque médiévale, mais la tour n’était pas ouverte avant 14h. Alors je suis allé pour voir le musée du communisme, et étrangement, le musée est ultracapitaliste. La visite coûtait trop cher à mon goût et la réception était nulle en ce qui concerne la politesse. J’ai plutôt opté pour le musée Mucha, un vrai plaisir à visiter.

Alfons Mucha à été un artiste de grande renommée pour les Tchèques, un grand défenseur de la cause nationale. Il a connu du succès en peignant les affiches de l’actrice parisienne Sarah Bernhardt, et ensuite, il s’est mis au service de son peuple. Et le gars est mort quand le régime nazi a pris le contrôle de la Tchécoslovaquie. Assez touchant comme exposition !

Vers 15h, j’ai fait la visite guidée du Klementinum, un ancien collège. J’ai vu la tour astronomique, assez impressionnante et avec une belle vue sur le centre de la vieille ville. J’y ai aussi vu une superbe, mais vraiment superbe bibliothèque médiévale très bien conservée.

Klementinum
Le Klementinum
Klementinum
Une vue sur Prague du Klementinum.

C’est après cela que j’ai assez marché pour avoir mal partout. C’est le fun, marcher sur les rues en vieilles pierres, mais c’est dur sur le système. J’ai fait le tour du quartier Mala Strana et des environs du château de Prague.

J’ai vu de superbes jardins en terrasses au palais Palffy, avec de très belles arches qui ajoutaient au charme des lieux.

Palffy
Les jardins en terrasses Palffy.
Palffy
Une rose avec Prague en arrière-plan, aux jardins Palffy.

Juste à côté, le palais Valdstejn, à l’entrée gratuite, offrait des jardins parfois symétriques, et où l’intervention humaine était très visible, qui m’ont vraiment plu. Je me suis déchaîné avec mon appareil photo. Je n’aurais cru voir autant de beaux jardins en si peu d’espace.

Valdstejn Kazahrada
Les jardins du palais Valdstejn.
Valdstejn
Une autre vue
Valdstejn
Encore une vue…
Nerudova
Après le château, une partie un peu éloignée mais très charmante de la vieille ville commence par la rue Nerudova.

Après avoir montée la colline autour du château, je suis redescendu par une petite rue désertée par les touristes mais très charmante, la rue Vlasska.

C’est drôle que personne n’y aille… de belles vieilles pierres, de beaux murets anciens, des pommiers, des poiriers, et seulement des habitants, à quelques minutes de marche des quartiers touristiques. Trippant.

J’ai bien voulu, en fin d’après-midi, ponctuer la journée par une visite sur le belvédère de la colline de Petrin (prononcer Pétrine) mais une fois sorti du funiculaire qui menait en haut, la tour qui réplique la tour Eiffel était fermée et je ne voyais que des arbres.

Les pieds en compote après une journée de marche, je suis allé à une pizzeria au pied du pont Charles. C’est à l’intérieur, avec un décor charmant et des fenêtres qui donnent une belle vue sur le pont.

Pour même pas 10 dollars canadiens, je me suis tapé une bonne pizza et évidemment, ma Pilsner Urquell quotidienne. Quand je serai de retour à Montréal, je crois que je vais boycotter la bière pendant un bout. Je ne pourrais survivre à une baisse de qualité si importante !

Vlasska
La Vlasska est la partie la plus calme de Prague que j’ai pu visiter, et c’est pourtant intéressant… et à l’abri des touristes. Ça me rappelait Füssen, en Allemagne

Mardi 27 septembre

Je suis toutefois rentré un peu fatigué. J’ai attrapé le rhume – sûrement les joies de la vie en dortoir, et ce n’est pas ce que vous pensez, chers lecteurs (malheureusement…) – et heureusement, le personnel de l’auberge m’a donné (gratis) un médicament pour contrôler les symptômes du rhume.

Obecnidum
La Maison municipale. Superbe Art Nouveau à l’exétieur… peu à voir à l’intérieur.
Novomestska Radnice
Le nouvel hôtel de ville, un bâtiment gothique.

Après une journée un peu chargée hier, j’ai voulu terminer mes visites pragoises de façon plus relax aujourd’hui. Ça s l’air de rien, mais quand on s’y met, on a mal aux jambes… J’ai commencé à la Maison municipale, un bâtiment des plus imposants, mais j’ai été déçu de voir que tout ce qu’il y a dedans, c’est deux restaurants et une salle de concerts. Oh well.

Je me suis dirigé vers le nouvel hôtel de ville, au style très gothique, pour monter dans la tour et ainsi avoir une nouvelle vue de Prague dans les airs.

Merci à la réceptionniste qui nous avertit que les escaliers en bois de l’époque ne satisfont pas aux normes de sécurité d’aujourd’hui et qu’en conséquence, si nous montons, c’est à nos risques et périls. Chaque fois que j’entendais le foutu escalier craquer un peu, je m’imaginais en train de percuter la surface de béton en dessous !

Mais la vue était belle, et ça valait le prix car ça ne coûtait rien. Et encore là, ce n’était pas l’endroit le plus touristique, donc la sainte paix après avoir vu la vieille ville bondée de touristes il y a quelques jours.

Près de là, j’ai bien apprécié la Karlovo Namesti, une belle petite place pleine de verdure et quelques fontaines, dans le sud de la ville. Un coin plus moderne et moins touristique, où plus de vrais tchèques se retrouvent entre eux. Et moi, j’étais l’imposteur !

Karlovo Namesti
La Karlovo Namesti. Un bel endroit pour relaxer dans une partie plus moderne de Prague.
Tour de TV
La tour de télé. Communiste mais moderne.

Dernier arrêt, la tour de télévision. C’est un des derniers monuments construits par les Soviétiques, qui ont brisé leur tradition des immenses cubes de béton pour bâtir une tour de 200m futuriste, toute en métal. Impressionnant. Je suis monté pour voir la plate-forme panoramique, qui était la plus haute de la ville à 93m. Intéressant, sauf que les vitrines sales ne permettaient pas de prendre de photos. Toutefois, cette tour offrait le panorama le plus complet de Prague.

Pour finir le tout en beauté, je suis allé au café, quelques mètres plus bas, pour écrire quelques cartes postales et terminer d’écrire mon carnet de voyage sur papier, tout en jetant un oeil sur la ville de temps en temps. Ça ponctue mes visites à Prague à un endroit remarquable, loin de la cohue touristique de la vieille ville.

Pour le reste du voyage, je vais sûrement aller à Cesky Krumlov une journée, une journée à Plzen pour visiter entre autres la fameuse brasserie Pilsner Urquell. Je dois aussi téléphoner à mon amie qui est en Allemagne pour que l’on se voit à Berlin. Sans oublier quelques visites de châteaux !

Ce soir, je suis rentré à l’auberge alors qu’il pleuvait un peu, et j’ai parlé à une fille de Hong Kong. Plus charmante que cette fille… tu meurs ! On a décidé d’aller souper ensemble dans un resto de l’endroit. J’ai pu goûter à une crêpe de pommes de terre cuite avec du poulet et des fines herbes. Miam ! Et j’étais en bonne compagnie. C’était le fun d’aller souper en très bonne compagnie.

La suite: Le château de Karlstejn

2005
09.25

Praha, 22 au 25 septembre 2005 – Le jeudi 22 septembre, j’ai été le premier à me lever dans la chambre d’auberge, vers 7h30. En essayant de ne pas faire de bruit, évidemment.

Au déjeuner, j’ai pu faire connaissance avec une australienne qui dort dans la même chambre. Un peu comme tout le monde à qui j’ai parlé, elle est à Prague pour un court laps de temps et essaie de tout découvrir en deux jours. Bonne chance ! Mais ils sont fous, ces touristes… Apres avoir pris quelques minutes pour planifier mes visites à Prague – le travail m’a un peu monopolisé avant mon depart me laissant peu de temps pour planifier – en prenant un cappuccino dans un café, je suis parti à la découverte de la ville. J’ai refait la Staromestske Namesti, pour bien prendre le temps d’observer et de photographier.

Staromestske Namesti
La place centrale peu après le lever du soleil. On y voit la tour du vieil hôtel de ville, et la statue de Jan Hus à droite. C’est à peu près le tiers de toute la place…

Je me suis arrêté à l’ancien hôtel de ville, un vieil édifice assez charmeur, et j’ai monté dans sa tour pour avoir une superbe vue sur le centre de la ville, ainsi que sur la place centrale. Ça valait le coup.

Staromestske Namesti
La place centrale à partir de la tour de l’hôtel de ville. J’adore.
Tynem
L’église Notre-Dame-de-Tyn

Malheureusement, l’horloge astronomique est en rénovation – c’est un des clous touristiques de Prague – et je n’ai pas eu une bonne vue pour une photo. Dommage. J’ai marché autour du quartier et vu la très belle église Notre-Dame-de-Tyn, les belles rues piétonnières et leurs vieilles pierres… je suis passé par la tour poudrière pour y monter et avoir une autre perspective des airs, qui était un peu moins spectaculaire que la première. Je suis rapidement passé par les quartiers plus récents, dont le bout le plus commercial, sachant que j’y reviendrais une autre journée pour essayer de me trouver un morceau de linge en souvenir. Je veux éviter les t-shirts typiques des touristes, et trouver quelque chose de plus subtil… Je vais d’ailleurs avoir un paquet de souvenirs à ramener cette année, incluant ceux pour mes parents et amis. Apres un petit dîner rapide – seulement l’équivalent de 3 dollars canadiens pour un sandwich et un cappuccino, ça ne coûte pas cher ici ! – je suis allé visiter le pont Charles. Mais quelle splendide réalisation, ce pont du Moyen-Âge. C’est quelque chose à voir. Le pont Charles est gigantesque, il est bondé de visiteurs et de vendeurs de souvenirs. Mais c’est vraiment spécial à voir. J’ai d’ailleurs trouvé un petit coin parfait dans les alentours pour prendre des photos aussi belles que celles des cartes postales. Et peu de gens savent ou il faut se placer pour faire cela…

Karluv Most
Le pont Charles. C’est pour ça que je voyage :-)
Karluv Most
Le pont, à partir d’une de ses tours.
Karluv Most
Le pont, en soirée. Essayez de faire mieux :-)

En fin d’après-midi, je suis retourne à l’auberge pour faire encore un peu de planification. J’ai fait le tour des vieux quartiers, et le restaurant de la journée précédente me semblait le meilleur choix. La différence, c’est que j’ai essayé le goulache, une sorte de ragoût de boeuf très savoureux, accompagne de deux sortes de dumplings, dont un au bacon. Accompagne d’une Pilsner Urquell bien fraîche, ce plat est absolument délicieux. Mes observations jusqu’à présent: Prague est superbe. La République tchèque me semble très sympathique comme pays, et ça me fera de beaux souvenirs, en plus des excellentes photos. Et je crois que j’ai découvert à quel point j’ai un faible pour les Européennes ! Au bout du compte, ce sont mes éléments préférés réunis encore une fois. Ah, autre chose: les Tchèques doivent avoir le cul rude car leur papier de toilette est, sans jeu de mots, nul à chier !

Vendredi 23 septembre Je me suis levé assez tôt, et au déjeuner, je me suis entendu avec l’Australienne (à qui j’ai parlé hier) pour aller faire quelques visites ensemble dans l’après-midi. Ça fera changement: ça nous fera chacun une personne à qui parler en visitant certains endroits. Je crois que c’est une des choses les plus intéressantes à faire en voyage: rencontrer du monde, et spontanément, décider de faire des activités. Ça fait des contacts partout à travers le monde ! Comme convenu, j’ai fait un tour en ville avec l’Australienne que j’ai connu à l’auberge de jeunesse. On a surtout été dans le coin du Muzeum, la ou il y à énormément de monde. C’est un coin un peu plus commercial de la ville, avec un vieux musée dont l’architecture est assez impressionnante. À force de marcher et d’entrer dans certaines boutiques, nous avons chacun pu trouver certains souvenirs que nous cherchions, et on a pu faire un peu ce que bien des voyageurs font, c’est à dire parler de nos pays respectifs et de ce que l’on y fait. Mon achat ? Je croyais avoir trouvé un t-shirt subtil avec le mot «Prague» dessus, mais il était à manches longues. Tant pis, j’ai trouvé autre chose.

Vaclavske Namesti
La Vaclavske Namesti, le coin le plus commercial de Prague. Bon endroit pour magasiner, et on y trouve autant de Pragois que de touristes.
Narodni Muzeum
Le Narodni Muzeum (Musée national) d’où la photo précédente a été prise. J’ai vu ses expositions plus tard dans le voyage.

Vers 16h, nous sommes rentrés à l’auberge, les deux un peu fatigues. Le soleil tapait fort et c’était endormant. D’ailleurs, nous n’étions pas les seuls à avoir besoin de faire un petit somme, car d’autres personnes de notre dortoir étaient déjà la, bien endormis. Je me suis finalement levé vers 19h, afin d’aller souper. Et l’Australienne et mois nous sommes dit que tant qu’à souper seuls séparément, aussi bien souper ensemble. Donc nous sommes partis vers la vieille ville pour trouver un endroit.

Écoutez bien cela: ma nouvelle amie avait un peu mal planifié ses finances et elle était prête à sacrifier un vrai souper afin d’économiser. Comme j’ai bénéficié de la générosité d’un gars en France l’an dernier, je me suis dit que c’était une belle occasion d’être généreux à mon tour. Alors je lui ai dit que je lui paierais le souper.

Nous avons choisi un des restos de la place centrale, où j’ai pu essayer un schnitzel (escalope de porc panée) avec des frites et une pinte de Budweiser Budvar. Ceux qui connaissent la bière savent que ce n’est pas la Budweiser américaine ou canadienne, mais bien LA vraie Budweiser, une bière de type Pilsner. Elle est assez savoureuse, mais elle n’est pas aussi bonne que la Pilsner Urquell.

Et il faisait vraiment beau à Prague pendant ce souper. Il ne faisait pas trop froid et l’affluence de visiteurs était juste bien pour animer la place centrale et rendre l’ambiance intéressante. Je crois que nous sommes restés à la table du resto, simplement à parler et à admirer les environs, au moins une bonne demi-heure après avoir fini de souper. Et les serveurs ne nous ont pas demandé de partir, ce qui était sympathique de leur part.

Au programme ce samedi: visiter le château de Prague et les environs. Tout seul, cette fois. La colocataire australienne poursuit son périple ailleurs après un arrêt de deux jours à Prague. Le château est bien connu, ça promet d’être fascinant !

Prague Castle Cathedral
La basilique Saint-Georges, sur le site du château de Prague.

Samedi 24 septembre

Je me suis levé tout juste assez tôt, un peu avant 10h du matin, pour aller prendre le déjeuner gratuit à la petite cafétéria de l’auberge de jeunesse.

Le déjeuner tchèque n’a rien de royal avec un choix entre de céréales, un sandwich au salami et fromage et du yogourt, mais ça met quand même quelque chose dans l’estomac sans payer. Comme la plupart des clients de l’auberge sont habitués à avoir beaucoup moins ailleurs, ils sont plutôt contents de pouvoir manger de bonnes portions ces matins-là.

Un peu comme l’an passé, je me sentais un peu perdu après le départ de quelqu’un avec qui je m’entendais passablement bien, car on s’habitue très vite à avoir de la compagnie quand on voyage outre-mer !

Je suis allé visiter le château de Prague en après-midi, un site de renommée mondiale qui allie toutes sortes d’influences architecturales car sa construction s’est faite en plusieurs phases. La visite n’est pas gratuite, mais tout de même intéressante. Comme la journée précédente, je me suis rendu à l’auberge de jeunesse un peu fatigué et j’ai dormi plus ou moins trois heures. En soirée, je suis allé souper au resto Staromestska (un choix un peu paresseux…) pour bouffer du jambon avec des dumplings et une Pilsner Urquell. Une chance que je brûle des calories en marchant, car ce n’est pas le genre de souper qui fait maigrir !

Prazsky Hrad
Une vue sur le château, à partir du pont Charles.
Castle Statue
Une statue au château.
Golden Lane
La ruelle d’or du château de Prague. Jetez un oeil sur ces petites maison du Moyen-Âge et de la Renaissance.

J’ai passé quelque temps à admirer les environs de cette charmante place centrale de la vieille ville, pour ensuite aller voir la fameuse brasserie U Fleku, que l’on m’a recommandé de ne pas manquer. Quand je suis arrivé, après une quinzaine de minutes de marche, je me suis rapidement aperçu que l’endroit est fortement inspiré des brasseries allemandes avec de grandes tables en bois, des décorations folkloriques et tout le tralala. Le genre d’endroit où on va prendre quelques bières pour perpétuer la tradition. La différence, c’est que la foutue bière est noire. Exactement le genre de bière chaude et crémeuse que je déteste.

Pilsner Urquell
Vous voulez une bonne bière à Prague ? Cherchez cette enseigne.

J’ai rapidement tourné les talons pour chercher un petit endroit sympa avec l’enseigne Pilsner Urquell. J’ai rapidement trouve un endroit satisfaisant, avec un décor similaire mais plus moderne, et qui demande seulement l’équivalent d’un dollar et vingt sous pour une pinte de bière. à Montréal, ça coûte quatre dollars ! Alors pour un peu moins de 3 dollars, pourboire inclus, j’ai eu droit à deux bonnes bières.

Ensuite, nul besoin de vous dire que je m’endormais solidement… vous devinez la suite. Mais avant de m’endormir, j’ai eu droit à une scène comique au dortoir de l’auberge.

Une Espagnole rageait contre un gars qui ronflait assez fort pendant son sommeil. Tout le monde riait quand elle a réveillé le gars pour lui dire d’arrêter de ronfler ! Sa façon «communicative» de faire savoir qu’elle n’était pas de bonne humeur m’a bien amusé. Ah, ces latinas ;-)

Dimanche 25 septembre

Et pour faire exprès, je me suis réveillé trop tard, vers 10h30, pour bénéficier du déjeuner de l’auberge de jeunesse. Alors je suis allé à l’endroit ou j’utilise Internet, le Bohemian Bagel, pour déjeuner. Wow, quel déjeuner ! Deux oeufs, du bacon, des hash browns et un bagel, ça remplit son homme, mes petits amis. Et pour pas cher.

Pendant la journée, j’ai fait quelques visites. Je suis allé explorer le Josefov, ancien ghetto juif de Prague. C’était la première fois que j’avais l’occasion de visiter un ghetto juif, alors j’en ai profité pour voir ce que c’était vraiment. Je dirais que c’était à peu près impossible de s’imaginer ce que la vie devait être, car les synagogues ont été lourdement réaménagées pour les visites. Le seul endroit authentique, c’était le cimetière juif. Là, on pouvait voir les tombes entassées qui donnent l’impression que tout était visiblement trop petit pour la population du coin.

Josefov
Le cimetière. Si peu de dignité réservée aux morts…

En fin d’après-midi, j’ai visite le Musée national de Prague. Le bâtiment est lourd et impressionnant. à l’intérieur, deux expositions ont été rafraîchissantes. La première, c’était l’exposition sur le hockey sur glace (!) de Ivan Hlinka qui porte surtout sur lui, le hockey international et le hockey tchèque.

Hockey
Une exposition sur le hockey à Prague. Le Canada domine toujours ce sport, toutefois.

La deuxième était l’exposition saisissante sur le réchauffement de la planète et les initiatives pour le combattre, photos, faits et citations à l’appui.

Climate
L’exposition sur le réchauffement climatique s’est avérée le matériel le plus stimulant au niveau intellectuel pendant ma visite à Prague. Les photos étaient bien sélectionnées, et les textes rédigés dans un anglais très vivant.

JJe suis rentré assez satisfait à l’auberge – après un arrêt pour prendre des renseignements sur des trajets de train – avant d’aller souper dans un petit resto situé dans une cave près du pont Charles, le Anabar. La bouffe est pas chère et correcte, et évidemment, la bière est aussi bonne qu’à l’habitude. Nouveauté cette fois: j’ai enfin essayé le strudel aux pommes, un petit délice sucré.

Je vais rester à Prague quelques jours, histoire de terminer mes visites et de me servir de la ville comme endroit où coucher les soirs quand je ferai des visites rapides de châteaux dans d’autres parties du pays. Et après, je risque de prendre la route pour des villes telles que Cesky Krumlov, Plzen et d’autres.

La suite: Tourisme intense à Prague