Category: Paris-Grenoble 2008
2008
09.26

25-26 septembre 2008 – Journée de transit ici. Je me lève têt (la discipline revient) et après la routine matinale, je fais mes bagages pour prendre le train vers Paris. Comme je pars dans deux jours et que l’experience passée me l’a démontré, le mieux est de me donner une dernière journée dans la ville de départ avant de retourner avant Montréal. Ça m’évite de passer 24 ou 36 heures de suite dans mes bagages.

Évidemment, c’est quand on a le plus besoin du transport en commun qu’il nous lâche. C’est toujours la même chanson. Le tramway était immobilisé pour une intervention ambulancière au moment où il fallait que je le prenne pour faire quelques stations vers la gare de train. Fuck it, osti. Je prends mes sacs et fous le camp à pied pour ne pas être à la dernière seconde. Ça marche, car j’arrive suffisamment d’avance.

Quelques heures plus tard, je débarque dans la capitale française. Du calme alpin à la grouillante vie parisienne, il y a une bonne différence ! Je prends le métro et vais m’installer à l’auberge. Au programme pour le reste de la journée: visite de deux boutiques spécialisées en bières, histoire de ramener quelques souvenirs et cadeaux bien buvables :-) Je vais au Bootlegger et à la Cave à bulles, deux des rares endroits où il faut aller pour cela à Paris. Je ne dirai pas ce que j’ai acheté, pour ne pas gâcher la surprise pour certains qui lisent habituellement ce blogue.

Pour le souper, je retourne dans les environs des grands boulevards et de Montmartre. Je choisis un resto de pâtes italiennes. Bonne bouffe, bon vin, mais un service très stupide. La serveuse m’a amené la facture avant même que je puisse décider si oui ou non je veux un dessert ou un café. Fallait voir la face du staff quand j’ai dit que le Starbucks en face se ferait sûrement un grand plaisir de me servir le café qu’ils ne m’ont même pas proposé.

Rendu au coffee shop, je me demande vraiment si un vent de stupidité souffle sur la capitale française. Quand je commande un espresso double, la fille commence à me montrer deux tasses et veut savoir quelle quantité de café je veux. C’est simple. Un espresso double, ma chère ! Deux fois la quantité d’un espresso ordinaire. Genre.

26 septembre

Eh oui, c’est la fin. Après la routine du matin, je pars vers le coeur de la ville pour une dernière journée à titre de Parisien adoptif. L’intention, c’est de faire du lèche-vitrines dans le coin le plus rempli de boutiques. Je fais plus regarder qu’acheter. Je n’ai pas vraiment le goût de dépenser, à moins de trouver quelque chose de vraiment utile. Mais tout est cher ici. Je me disais que si je tombais sur une valise de voyage qui remplacerait bien mon sac actuel, je l’achèterais. Mais rien n’est en bas de 85 euros. C’est clair que je vais attendre de revenir à Montréal afin de voir si ces prix sont trop élevés. 120 piasses et plus pour une foutue valise des plus communes… c’est pas évident.

Je ne peux pas me cacher que je me suis rincé l’oeil pendant cette journée. Dans le coin le plus commerçant de Paris, on y voit des Parisiennes remarquables.

Le clou de la journée a été un souper au Petit-Saint-Benoit, un resto près de St-German-des-Prés. Quand on arrive là, on trouve des tables bien simples avec des nappes à carreaux et un décor rustique. La serveuse me souhaite la bienvenue. L’adorable petite blonde me tire une table – tout est serré et il faut déplacer les tables pour que les clients s’assoient – et m’offre le menu. Dans son regard, je vois une expression qui dit «si tu n’as pas l’esprit rapide, je te dévore vivant». Au lieu de me sentir intimidé, je souris et sens qu’on va bien s’entendre ! Je commande du hachis parmentier avec un pot de vin. Le hachis, ça ressemble vachement au pâté chinois connu au Québec. Mais surtout, c’est le staff qui m’amuse ce soir. Ma serveuse dit au cuisto des phrases telles que «je réclame un petit salé !!» quand elle transmet des commandes. Vous voyez l’attitude et le fait qu’elle ne se prend pas trop au sérieux. J’adore.

Pendant le souper, je parle à un couple de Belges en visite. Pendant la conversation, ils prennent le temps de m’expliquer le différend entre Wallons et Flamands. Intéressant. Ils ont trop commandé de vin et ils ne se sont pas gênés pour m’en refiler. Coudonc, ai-je l’air d’une grosse éponge ? ;-) Un Parisien d’origine se joint à la conversation et prouve que les originaires de Paris ont beaucoup évolué, faussant leur mauvaise réputation.

Après cela, je me suis tapé une dernière petite visite à la tour Eiffel. Voir le monument illuminé de bleu, c’est le plus beau show en ville. J’aime bien ponctuer un voyage avec ce genre de chose. À Berlin, c’était la Porte de Brandebourg. À Prague, c’était le pont Charles. À Londres, fallait revoir Big Ben. Et à Paris, c’est l’incontournable tour Eiffel.

J’ai fait un bien bon voyage. J’ai vu un tas de choses intéressantes et connu quelques extrêmes. De la vie parisienne mouvementée au charme paisible des Alpes à Grenoble, j’ai bien apprécié ce périple. La seule déception, c’est en ce qui concerne les gens rencontrés avec qui je m’entendais le mieux. Contrairement à d’autres années, je ne faisais que les croiser quelques instants. Se faire des contacts outre-mer et visiter quelques lieux avec eux, ça ajoute toujours quelque chose à un voyage. Dommage que ce ne soit pas arrivé cette fois.

Le 27 septembre, je suis rentré à Montréal. Pour 2009, il faudra décider entre l’Europe de l’Est et un périple asiatique. Choix difficile en perspective !

2008
09.24

Grenoble, 19-24 septembre 2008 – Pour la première fois du voyage, je me lève tôt. Il faut, car j’ai un train qui part à 9h46 vers Grenoble. Après environ deux semaines à jouer au Parisien, il est temps d’aller profiter des Alpes.

Tout est réglé au quart de tour et quand je prends le métro, je prévois de disposer d’un coussin d’une bonne trentaine de minutes pour faire imprimer mon billet et embarquer une fois arrive à la Gare de Lyon. Ça fait exprès, par contre: la ligne de métro tombe en panne à trois stations de mon point de débarquement. Les cons ! J’ai perdu plus ou moins 25 minutes dans un métro qui avançait au rythme d’une station par 8 ou 9 minutes. Coudonc, la Société de transport de Montréal a-t-elle commencé à exporter ses pratiques à Paris ?

J’arrive à la Gare de Lyon au pas de course. Quand je me présente au guichet pour obtenir les billets réservés, il reste… 5 minutes avant le départ. Et la femme qui me sert est une vraie tache. Elle me dit que je n’ai pas le bon numéro de réservation. Je lui réponds que j’ai pris ce que leur foutu site Internet m’a donné à l’écran. Évidemment, comme à n’importe quel endroit où on se fait servir ici, le client n’a jamais raison. Le staff ne fait jamais d’erreurs s’il faut les croire ! Une fois que j’ai mon billet, je lui rends la monnaie de sa pièce en refusant les politesses comme «merci» et «au revoir». S’il y a une façon efficace d’outrer les Parisiens, c’est bien celle-là. Une fois que je lui ai tourné le dos, elle me traite d’impoli et n’arrive pas à y croire. Payback is a bitch :-)

Une fois dans le train, je fais un voyage somnolent de trois heures vers Grenoble, et débarque à la gare centrale. Quand je demande au service à la clientèle les indications pour la maison de tourisme, le gars et deux clients me donnent des informations sur la marche à suivre. En plus, ils lancent quelque chose du genre «avec le soleil, c’est une marche agréable». Wow, c’est du service. Malheureusement, l’office du tourisme est situé dans les quartiers centraux, contrairement à la gare qui est un peu en péripherie. Je me demande si les gens qui font ces choix réalisent que ça force des voyageurs à marcher dans les quartiers historiques avec leurs bagages, alors qu’ils aimeraient bien découvrir le tout une fois déjà installés… À la maison de tourisme, j’obtiens mon titre de transport, la carte qu’il me faut et le trajet pour aller à l’auberge de jeunesse. Je m’y installe et je repars vers le centre de Grenoble.

Le programme est plutôt léger pour le reste de la journée. Marcher dans les quartiers centraux et aller souper. La première chose qui me frappe, c’est la différence d’ambiance avec Paris. Quand on marche dans les rues, ont voit les Alpes entre les édifices. L’air est drôlement meilleur à respirer. Les gens sont nombreux dans les rues, mais généralement sympas. Un climat relax règne. En plus, il fait un peu plus chaud qu’à Paris, où la température oscillait de 5 à 10 degrés ces derniers jours. Bref, c’est un autre type de charme urbain qui me met de super bonne humeur.

En arpentant les lieux, je passe par les vendeurs de magazines, cherchant désespérément le plus récent exemplaire de The Economist. Il est plus dur à trouver ici que dans les grandes villes ! En plus, c’est une bonne lecture quand on est un peu moins occupé ou assis à un café. Je passe par quelques boutiques de vêtements, par curiosité. La boutique Esprit a de bien bons vetements pour hommes mais pour un chandail, on lit sur l’étiquette qu’il y a une différence d’une quinzaine de dollars entre le prix français et celui au Canada. Mettons qu’on va attendre de revenir à Montréal et voir si le même chandail est encore disponible… Sinon, je devrais survivre.

À l’heure du souper, je reviens à l’Auberge du Rhin, un resto remarqué pendant la marche un peu plus tôt. C’est un resto… alsacien !! Me souvenant de mon voyage alsacien en 2004, je ne peux résister. Je commande une tarte flambée au fromage munster avec un demi de pinot blanc bio. C’est vraiment conforme aux saveurs connues auparavant en Alsace ! Comme c’est moins cher ici qu’à Paris, je décide de me taper un dessert. Je commande la tarte au chocolat et à un fruit dont je ne me souviens pas du nom. Peu importe, le fruit-sans-nom et le chocolat forment une combinaison gagnante. Un excellent repas à un prix raisonnable. Si jamais vous passez à Grenoble, l’Auberge du Rhin est un must !

Ce n’est qu’une journée d’arrivée et je sens déjà que Grenoble est un coup de maître de ma part. Une destination improbable qui vaut la peine d’être découverte.

20 septembre

Argh ! Il me reste seulement une semaine avant le départ !

Je me lève vers 9h et je vais au déjeuner. Il y a beaucoup moins de monde ici qu’aux auberges parisiennes. La plupart des voyageurs sont très sociables, sauf pour une fille belle-comme-un-coeur qui a tout le charme d’un pan de mur.

Aujourd’hui, c’est une journée de montagne. Je prends l’autobus jusqu’au centre-ville pour aller à Bastille. Ici, Bastille est une ancienne forteresse montagnarde qui protégeait la ville des agresseurs. La fille qui m’a enregistré à l’auberge hier me disait que ça donnait la meilleure vue sur les environs. Je monte donc jusqu’à 500 mètres pour me trouver au fort. La hauteur n’est pas si grande, mais la montée se fait avec beaucoup d’escaliers. Ça demande quand même un effort.

La vue, toutefois, est très bonne. On voit la ville au pied des Alpes. La météo passablement nuageuse crée cet effet de magie autour des montagnes. Je verrais davantage de détails sur les sommets si c’était ensoleillé, mais les nuages donnent cette impression de comte de fée, qui devrait bien ressortir dans mes photos ! Dommage qu’on trouve toutes sortes de gens pas trop intéressants qui fument autour, après être montés avec le téléphérique qui est tout proche. Me semble que polluer l’air de montagne avec leur foutue cigarette au lieu de respirer la fraîcheur, c’est tout sauf un signe d’intelligence.


Comment ne pas aimer les Aples à Grenoble…

Me disant que je n’ai pas fait 500 mètres pour rien, je décide d’aller plus loin. Je monte à 630 mètres, au mont Jalla. C’est un sentier plutôt que des marches. L’effort est donc moins intense, de plus longue haleine. Ça me convient. Rendu au mont Jalla, j’ai une très belle vue sur les autres massifs. Marchant encore un peu, je me dirige vers Saint-Martin-le-Vinoux. Après avoir fait le tiers du trajet, je m’aperçois que j’ai passablement descendu et que je me retrouverai probablement dans un village. Comme il est passé 15 heures, je me dis qu’il est surement mieux de remonter…. et je repasse par la Bastille afin de voir si les conditions davantage ensoleillées me donneront un panorama plus clair pour varier les photos. Ce n’est pas le cas. Je reviendrai lors d’une fin d’après-midi, peut-être avec le téléphérique pour aller plus vite, histoire de prendre une photo du soleil qui se couche, brillant sur la ville et les montagnes !

L’inspiration a été difficile à trouver. Après une heure de promenade dans les quartiers centraux, j’arrête dans les environs de la Place Notre-Dame, où l’on trouve une foule de restos intéressants. Je trouve le Café de la Table Ronde, un des plus vieux du pays ! J’y commande un plat bien local: une escalope de veau au fromage bleu et du gratin dauphinois, qui est essentiellement des patates gratinées au fromage. Délicieux avec un demi de Côtes-du-Rhône. Bon, le vin n’est pas le plus savoureux que je connais, mais il est bien. Au prix qu’on paie ici, je me laisse tenter par un dessert, soit deux boules de crème glacée à l’espresso. Toutefois, je cherche le café dans cette glace à l’espresso.

21 septembre

Quel dimanche poche. Cette fois, j’ai peu planifié et ça a paru. Et la journée commence mal. À peine réveillé, j’entends un imbécile qui est dans le même dortoir que moi… comment dire… s’adonner à quelque chose qu’il devrait vraiment faire seul, si vous voyez le sens de l’euphémisme. Le pouilleux, qui ne m’a jamais semblé très propre, ne vient vraiment pas d’améliorer sa réputation. Dégueulasse. Je pars rapidement déjeuner après une douche, et à mon retour, le con est assis sur mon lit ! Un changement de draps s’impose… Le gars a l’air de penser que je suis sympa. Tu vas découvrir le contraire, mon vieux.

Je pars vers la ville. Je voudrais bien attaquer les montagnes mais après la montée assez exigeante de la Bastille, je me dis que je vais attendre lundi. Il reste que cette montée rapporte: je sens que j’ai perdu quelques livres, au point ou j’ai les abdos plus durs et que je dois serrer ma ceinture pour que les pantalons ne soient pas trop «lousses» :-D

Pour m’occuper, je décide de marcher dans les vieux quartiers pour connaître un peu les coins historiques de Grenoble. Malheureusement, il y a peu à voir. Je passe par les places publiques comme la Place St-André. Je visite les églises St-André et Notre-Dame. Je passe par les stades pour voir si un match de foot du club local ne serait pas prévu mais aucune affiche ou calendrier n’est sur place. Tout est fermé.

Je continue mon trajet de marche et regrette un peu cette visite à saveur historique. Grenoble est loin d’avoir les atouts d’une ville comme Paris quand on ne fait pas les Alpes.

Rendu à l’heure du souper, je traverse l’Isère pour retourner proche de la Bastille, car il y a là une série de pizzerias. Une pizz au saumon et du vin blanc, ça satisfait après une journée un peu moins colorée !

22 septembre

Au déjeuner, le pouilleux dont j’ai parlé hier est venu s’assoir directement en face de moi, faisant une tentative de me parler. Erreur. J’ai habilement évité tout contact visuel ou vocal avec lui. Payback really is a bitch.

Aujourd’hui, mon plan de visite tombe à l’eau. M’étant informé sur les trajets d’autobus qui mènent à la Moucherotte, un sommet alpin des environs, je passe par la gare routière de Grenoble pour acheter un billet et prendre le prochain autobus qui me mènerait proche des sentiers. Quand j’achète mon billet, le personnel ne prend pas le temps de me dire que le prochain départ sera seulement à 17h (!) et que de toute facon, un titre hebdomadaire de transport en commun couvre déjà le trajet que je veux faire. Quand je leur souligne ces points, ils ont l’air confus. C’est la que je rebaptise ce service TransIsère… le TransMisère.

Sans plan, je prends le tramway et me rends au bout d’une ligne, là ou je sais que je peux marcher le long de la rivière Isère, qui traverse la ville. J’ai vu des choses plus spectaculaires mais c’est bien agréable de marcher ici. Cette marche qui me ramène proche de la Bastille est assez longue et satisfaisante. Vers 16h, je décide de prendre le téléphérique pour remonter à la Bastille. Je voulais y revenir par temps dégagé afin de prendre des photos de fin coucher de soleil. Je dois attendre un peu, le temps que le soleil se couche. Et il fait froid, avec un solide vent qui souffle ! Je m’arme de patience et attends. Quand le soleil commence à se cacher derrière une montagne, je sors vite l’appareil photo. Je sais que j’ai environ 5 minutes pour «snapper» mes photos. Reste à voir si c’est aussi beau que prévu quand je les verrai sur un plus gros écran que celui de ma caméra.

En soirée, l’appel des pizzeria proches de la Bastille a raison de moi une nouvelle fois. Pour varier les plaisirs, j’en choisis une dont l’éclairage est un peu plus faible, ce qui donne une ambiance plus calme. Leur pizza au fromage bleu est bien bonne, quoi qu’ils en ont peut-être un peu trop mis… Pour le dessert, j’essaie le fromage blanc… un peu étrange. C’est un produit qui ne contient aucun sucre, ce qui donne un résultat étrange au dessert.

23 septembre

Cette fois, c’est la bonne. À 9h55, je suis dans un autobus qui m’amène dans les montagnes, plus précisément à la Tour-Sans-Venin, proche d’un sentier alpin. Je vise à monter à au moins 1168 mètres à St-Nizier-du-Moucherotte, là où je suis supposé profiter d’une excellente vue sur la région.

En débarquant, je sors ma carte, regarde le chemin à prendre et entre dans le sentier. Par bouts, la montée est plus difficile, ce qui est suivi par des parties un peu plus faciles. Faut marcher sur du gazon, de la terre, des sentiers plus rocheux… et après deux bonnes heures de travail, je suis rendu à 1170 mètres, avec un excellent panorama sur la région grenobloise. Sur mon chemin, j’ai profité de la vue sur les montagnes par temps à moitié ensoleillé. Les nuages bloquent un peu la vue lointaine mais ils créent une ambiance magique. Sur mon passage, je vois quelques fermes et leurs champs de vaches. Plusieurs me regardent passer mais aucune n’ose meugler en ma présence. Bande de peureuses.


Les nuages ne sont pas beaucoup plus hauts que moi ici !

Rendu à 1170 mètres, j’ai encore du temps pour aller un peu plus loin et revenir prendre l’autobus. Je monte donc encore, jusqu’à Combe de l’ours à 1275 mètres. Ne voulant pas manquer de temps pour revenir, je décide de rebrousser chemin. De toute façon, j’ai plus qu’atteint mon objectif aujourd’hui ! En plus, il fait assez froid. Faut rester physiquement actif pour ne pas geler après un certain effort pendant la montée.

En revenant sur mes pas, je remarque que les indications sont beaucoup moins bien placées pour le retour que la montée. Resultat: je finis par perdre le chemin du sentier. En tab… je décide de suivre la route plutôt que chercher le sentier. Après une quinzaine de minutes de marche, une voiture s’arrête à côté de moi. Le conducteur me demande si je veux qu’il me dépose quelque part. Je dis que je retourne à Grenoble, expliquant vite la situation. Il me propose de me laisser au départ d’une ligne de tramway. Très bien ! Le gars, qui habite en montagne, se rend en ville. Pour la quinzaine de minutes que dure le trajet, on a l’occasion de parler de la région. Il expose ses critiques sur Grenoble, disant que plusieurs fuient la ville vers la montagne car c’est plus charmeur. Je mitige en expliquant qu’il y a pire au Canada… Anyway, il est bien sympathique et me fait épargner bien du temps. Non seulement je n’ai pas à me rendre à l’arrêt d’autobus et à attendre le prochain départ… je prends le tramway et peux aller à l’auberge de jeunesse avant la fin de l’après-midi !

Une douche rapide s’impose en revenant à l’auberge. Alors que j’écris dans mon carnet de voyage, je vois que l’auberge sera bien pleine. Apparemment, un programme d’échange fait en sorte qu’une foule d’assistants et assistantes en anglais se retrouvent ici. Le staff de l’auberge se prépare déjà à dire qu’il fallait réserver pour être certain d’avoir une place ! Parmi ceux qui arrivent, une craquante Britannique ne manque pas d’attirer mon regard. Ben quoi… elle était vraiment C-R-A-Q-U-A-N-T-E.

24 septembre

Je suis bien paresseux aujourd’hui, pour la dernière journée à Grenoble. Je me lève, déjeune et pars vers le centre de la ville. Tout ce que je fais, c’est marcher dans les quartiers centraux, allant jeter un coup d’oeil dans les boutiques intéressantes au cas où je trouverais des souvenirs et cadeaux intéressants pour les amis, la famille et moi-même.

J’ai bien pris le temps d’arrêter prendre un café, histoire de lire et de relaxer. Aussi bien terminer ce voyage dans la tranquillité, car on recommence à travailler dans seulement cinq jours alors que le tsunami financier vient d’emporter Lehman Brothers. Rien ne me force donc à me stresser et à courir partout avant que ce ne soit officiellement le temps !

Après une journée plutôt tranquille, je décide que le souper se passera à l’Auberge du Rhin. C’est rare que je vais deux fois à la même place, mais j’ai fait exception. La tarte flambée et le vin alsacien sont à peu près irrésistibles, surtout quand on ne les à pas souvent à portée de main…

La suite: Fin de voyage à Paris

2008
09.18

Paris, 15-18 septembre 2008 – Je ne suis monté dans aucune tour jusqu’ici, sachant d’avance que la meilleure vue sur Paris, c’est à la Tour Montparnasse qu’on la trouve. Après la routine matinale un peu tardive, je pars en métro vers la station Montparnasse-Bienvenue. Avec un tarif de 10 euros, la tour est chère, mais je sais que je suis à la bonne place. Alors on monte. L’ascenseur prend à peine plus de 30 secondes pour gravir 200 mètres. Pas de niaisage.

À la sortie sur la terrasse, le soleil est vraiment puissant et une légère couche de smog semble planer sur la ville. C’est un petit défi de prendre une photo parfaite. Au moins, le soleil est dans mon dos quand je prends la tour Eiffel. C’est pour ça que je suis ici le matin, d’ailleurs. C’était le matin ou le soir pour les conditions qu’on y trouve, mais la photo de nuit de la tour, je l’ai déjà :-) La Tour Montparnasse, qui jure avec le reste de la ville, offre clairement la meilleure vue.

Redescendu, je me dirige vers les Catacombes et la rue Daguerre, deux recommandations d’amis et de mon guide de tourisme. La rue Daguerre ne m’impressionne guère – jeu de mots pour ceux qui suivent encore – et les Catacombes sont fermées le lundi. Bon ben tant pis, je me passerai de la pile d’ossements pour ce voyage. Pas le goût de faire un détour plus tard.

Je marche un peu dans les environs du quartier pour profiter des airs villageois de certaines rues entre la tour Montparnasse et le jardin de Montsouris. Je passe notamment dans le cimetière Montparnasse. Faut savoir qu’il y a plusieurs gros cimetières avec des pierres tombales qui sont de petits monuments funéraires à Paris. Plusieurs sont hôtes de tombes de personnages historiques célèbres. Le plus gros est celui du Père Lachaise, une visite prévue pour mercredi.

En arrivant à Montsouris, je vois rapidement qu’il n’y a pas grand chose qui m’y intéresse. Un jardin sympathique, mais sans plus. Le square Montsouris ne me dit rien non plus. C’est calme, bel endroit pour relaxer si l’on habite dans le coin, mais rien qui justifie la visite.

Je prends donc le tramway (yeah !) pour aller au parc Georges-Brassens, qui a comme truc original un jardin de senteurs. Le tramway me fait tellement penser à ma visite de Strasbourg il y à quatre ans. C’est sympathique comme mode de transport car vous voyez la ville défiler pendant le trajet. Le parc, lui, est assez simple mais bien intéressant. Le jardin de senteurs est plein de plantes et fleurs comme la lavande, la menthe poivrée et l’estragon. On pense presque à en ramasser pour se faire de la bouffe.

Par la suite, je reprends le tramway pour aller au parc Andre-Citroen. Situé sur le site d’anciennes usines de voitures, il a été inauguré au début des années 1990 et il se veut futuriste. C’est raté, les amis. Trop de béton, pas assez de verdure et d’effets artistiques. Ceux qui ont conçu ceci ont vraiment trop insisté pour couler du béton. Il y en a assez dans les rues, me semble.

En fin de journée, je décide de souper près de la tour Montparnasse. Cette fois, je décide de donner une chance à l’Hippopotamus, une chaîne que l’on trouve dans à peu près toutes les places achalandées de la ville. L’endroit est très populaire et spécialise dans la viande grillée. J’y essaie le hamburger au poivre et on me recommande du vin rouge pour aller avec. Hamburger et vin, tiens donc. Le repas est très bon. Faut toutefois insister quand on veut de la viande bien cuite. Ils ont tendance à laisser ça rouge assez foncé !

Après maintes hésitations, je décide que la dernière semaine de ce voyage se passera à Grenoble. J’ai envisagé plusieurs options mais pour certaines comme la Belgique, les auberges étaient déjà prises. Pour d’autres, le voyage en train aurait coûté très cher sans «Railpass» acheté d’avance avec Rail Europe. Je fais donc le choix de la proximité, des Alpes et d’une semaine à faire soit de la marche, soit trouver des façons de relaxer. On va prendre ça bien mollo pour terminer les vacances en montagne. Je réserve donc des billets de train et l’auberge de jeunesse à Grenoble, histoire d’avoir ce qu’il faut pour me déplacer et dormir !

16 septembre

Hmmmm. Il reste seulement 11 jours avant le départ. Plus on est avance dans un voyage, plus on dirait que ça passe vite. C’est toujours la même histoire.

Aujourd’hui, je mets le cap vers le 5e arrondissement, où l’on trouve une foule d’attraits sur les bords de la Seine. Je commence la journée au canal St-Martin. Bel endroit pour prendre une marche en ville, sans être spectaculaire.


Canal St-Martin

J’enchaîne avec le jardin des Plantes. L’endroit est destiné tant aux visiteurs qu’aux étudiants en botanique. On y trouve toutes sortes de fleurs et plantes, incluant des plants de tomates, d’herbes qui servent à cuisiner… et de tabac. On y voit même un tabac très decoratif, ce qui rappelle que cette plante a été détournée à des fins parfaitement imbéciles.

Un jardin alpin est aussi présent pour cultiver et comprendre le comportement de plantes montagnardes. Elles peuvent être utilisées notamment pour la médecine. Bien fascinant, tout cela. On voit d’ailleurs beaucoup d’étudiants qui prennent des notes sur les plantes.

Après cette visite distrayante, je pars à pied vers Mouffetard. Le quartier est petit, a bien du charme, surtout pour ses rues étroites et la place de la Contrescarpe. Bel endroit pour s’y acheter une crêpe et marcher. Non loin de là, on trouve le Panthéon, en plein milieu du quartier le plus universitaire de Paris. L’édifice, à saveur tant civile que religieuse, est gigantesque quand on le compare à d’autres. Du néoclassique qui ne cache aucunement sa grandeur. L’architecte devait être un sacré mégalomane. Je l’aime déjà.


Le Panthéon

Après coup, je marche vers le quartier St-Michel et la Seine. J’y suis passé rapidement en 2004, quand je revenais de Strasbourg. Mais ma visite était trop rapide, j’y étais seulement pour passer une soirée alors que je me relevais d’une tourista.  Je voulais seulement un souper facile à digérer et aller me coucher. Cette fois, je prends le temps de visiter.

Je vais voir les églises St-Severin et St-Julien-le-Pauvre mais vraiment, ça ne me touche pas. Je me souviens maintenant pourquoi les églises occupent une place si petite au sein de mes plans de voyage. Seules les grandes cathédrales et basiliques valent une visite. Je me rapproche de la Seine, arrivant sur le Quai St-Michel. Là tu parles. C’est plein de Parisiens et touristes. Il y a beaucoup d’étudiants et de librairies par ici. Beaucoup de cafés et restos. On voit la cathédrale Notre-Dame, la Seine et ses rives charmantes. Je me souviens d’avoir vu tout ceci il y a quelques années mais c’est mieux quand on est là pour admirer.

Je passe par une librairie pour m’y acheter un petit guide pour Grenoble. J’aurai cinq jours à remplir si l’on exclut les trajets de train d’aller et de retour. Je veux donc planifier quelques affaires.

Après cela, je cherche une place pour souper. Je suis une recommandation d’une collègue et vais jeter un coup d’oeil au rester le Pré Verre. Ça ouvre dans quelques minutes mais plusieurs affaires me découragent. La première, c’est de voir les prix. Les verres de vin à 9 euros sont tout simplement inacceptables. Pour moins que ça, on peut avoir un demi de bonne qualité ailleurs ! Les plats à 17 euros ne sont pas donnés non plus. N’ayant pas encore la confirmation que je me ferai rembourser pour mon billet de Zoom Airlines, je veux quand même contrôler les dépenses. Plus proche de la Seine, je trouve le deuxième Pizza Marzano de Paris. Ayant bien apprécié le rapport qualité-prix, je décide de souper là. Cette fois, j’essaie la pizza Romanita. Cuite avec une sauce tomate, on y ajoute tomates, mozzarella et basilic après la cuisson. Comme c’est plus doux que la pizza épicée de l’autre fois, je commande un demi de vin rosé cette fois. Bon choix. Et bonne bouffe. Et bonne fin de soirée !

17 septembre

Encore une fois, je me lève vers 10h. Tant pis, je suis en vacances :-) Aujourd’hui, il est temps de visiter le fameux cimetière du Père-Lachaise. C’est le plus célèbre de Paris. En y entrant, je comprends pourquoi. Les grosses pierres tombales sont parfois des véritables oeuvres d’art pour enjoliver la dernière demeure de leurs occupants. Quand je vois tout cela et que je pense à la vie chère parisienne, je me dis que reposer en paix au Père-Lachaise, ça doit coûter cher en chien. Pour ceux qui ont de l’argent, c’est une facon plus noble de terminer sa vie, proche d’une foule de Français connus.


Tombes de Molière et de La Fontaine

Pendant ma visite, je tombe sur l’endroit où reposent côte-à-côte Molière et La Fontaine. Les inscriptions sur leur tombes sont en latin. Schade. Qui connaît l’histoire napoléonienne reconnaîtra aussi un nom que j’ai remarqué: Joachim Murat. Un des piliers du régime de l’empereur.

Mais bon. Les tombes sont intéressantes, sans que ça rende une journée très joyeuse. On repart, cette fois vers Montmartre. Je choisis la station de métro la plus proche du boulevard Rochechouart, que le guide de voyage recommande de visiter. Malheureusement, en sortant du métro, je vois que je suis au sein d’un des coins les plus «populaires» (dans le sens pauvre et très achalandé) de Paris. Bien des gars à la tronche douteuse sont autour. Je n’aime pas ça du tout. Je marche un peu plus vite que la normale vers Halle St-Pierre, pour visiter la belle partie du quartier.

En y allant, je vois un gars qui invite les gens à parier avec lui. Il a trois petites rondelles noires, dont une avec un cercle blanc sur un côté. Jouant de vitesse et d’adresse, il les manipule et donne une personne gagnante si elle a pu garder l’oeil sur la rondelle qui à une face blanche. Très difficile à faire. De cette façon, il réussit à arnaquer une passante contre son gré. Il l’accroche par le bras. Ne voulant pas être sauvage, elle le regarde faire sans vouloir parier. Elle gagne une fois et il veut lui donner 20 euros. Elle ne veut pas. Après quelques bons coups gratuits, elle décide de jouer. Évidemment, cette fois elle perd… et doit lui payer 10 euros. Et en partant, elle dit «je suis dégoûtée». Ben quoi, ma belle, tu as mordu à l’hameçon !

Poursuivant mon chemin, j’arrive à Halle St-Pierre, au pied de la basilique Sacré-Coeur. C’est un des principaux points connus de Montmartre. C’est bien joli. La verdure, l’architecture extérieure de la basilique et le ciel très bleu me donnent une très belle photo. Montant les marches pour aller vers la basilique, j’obtiens une assez belle vue sur Paris. Rien comparativement à Montparnasse, mais comme c’est gratuit, on ne se plaint pas :-)


Basilique Sacré-Coeur

Par la suite, je pars vers la Place du Tertre. C’est bien beau, mais il y a trop de touristes et d’artistes qui veulent se faire payer pour dessiner votre portrait. Faudrait y revenir à 6h ou 7h du matin pour bien profiter de l’endroit. Mais j’en ai vu combien, des petites places publiques qui ont de la gueule depuis quelques années ? Suffisamment pour savoir que la Place du Tertre n’est pas exceptionnelle.

Je prends une petite marche dans les petites rues de Montmartre qui ne sont pas trop occupées et j’adore cela. On y voit une vigne – le raisin a déjà été récolté – des maisons couvertes de plantes grimpantes, des petites rues et des maisons vraiment typiques de Paris avec leurs fenêtres batantes. Vraiment, ce quartier fait penser à la ville qui dominait le monde en 1900 et qui a su conserver une bonne partie de ses atouts visuels.

En terminant ma marche, je me trouve à la Place de Clichy. Je me dis depuis un bout que je devrais faire comme les Parisiens en fin d’après-midi, m’assoyant à un café. Je trouve le café qui s’appelle le Petit Poucet. Ne pouvant réprimer un rire, je choisis cet endroit. Je commande un café. Comme le veut la coutume, on me sert une petite tasse d’espresso. On est loin de l’eau de vaisselle que la plupart des cafés nord-américains servent… c’est assez proche de la saveur d’un café italien ou d’un espresso de Starbucks.

Étant dans le coin d’Opera et cherchant à souper, je fais l’erreur de marcher dans les alentours. Y’a rien de bon dans ce quartier qui se démarque davantage par les vêtements griffés que par les restos.


Chic pour magasiner mais il ne faut pas essayer d’y trouver à manger.

Je prends donc le métro et sors à mon repaire préféré… les boulevards qui se trouvent un peu avant République. Il y a beaucoup de gens dans les restos des environs, surtout des Parisiens. Les touristes ne pensent pas vraiment à aller y manger, ce qui est superbe. Je choisis le Pizza Pino, le genre de chaîne parisienne que l’on trouve pas mal à tous les squares et autres endroits fréquentés. Voulant faire changement, je me commande une lasagne aux deux saumons. Évidemment, j’accompagne le tout avec du vin. Le resto et le repas sont bons. Rien d’exceptionnel, mais c’est de la qualité et le gérant s’occupe personnellement d’une partie du service. C’est toujours sympathique.

Comme prévu, je termine la soirée en allant faire une visite-éclair au Moulin Rouge, le temps de prendre une photo. Il est passé 22h30 et il y a une foule à l’entrée, probablement pour le spectacle. Ce serait tentant, mais une centaine d’euros, c’est trop en période d’incertitude. Un jour…


Le Moulin Rouge!

18 septembre

M’enfin. Un dernier jour à Paris. Le programme est assez léger. Après le déjeuner, je pars pour me balader à la Promenade Plantée. C’est une sorte de passerelle surélevée, parfois en bois, parfois en pavé, au sein du 12e arrondissement. De chaque côté, il y a de l’herbe, des plantes et des arbres. Ça fait changement des parcs et lieux plus fréquentés, car peu de gens l’utilisent. Le guide de voyage suggérait de la faire au complet en une demi-journée mais après 3 bonnes heures de marche, on à bien intégré le concept.

Je sors de la Promenade Plantée et je prends l’autobus vers le Bois-de-Vincennes, qui est proche du château portant le même nom. Ce qui m’y attire est le parc floral et ses jardins à thèmes. Il y a toutes sortes d’espèces différentes. Des fougères, toutes sortes de fleurs, des bonsaïs et autres. Ça donne de belles photos, surtout aux endroits ou il y a quelques gouttes d’eau sur les feuilles. Ça me donne l’occasion de pratiquer encore la photo macro. C’est assez relaxant de prendre son temps pour faire des photos, ne pensant à rien d’autre, alors qu’on est en vacances !


Une fleur au parc floral

Essayez de faire mieux avec une simple feuille…

Pour bien ponctuer la journée, je me rends à la Butte-aux-Cailles. C’est vachement bien comme quartier. Les rues sont étroites, les touristes rarissimes. Il y a plein de petits bistrots et bars sympathiques, en plus des maisons décorées de fleurs qui font en sorte qu’on se demande si on est sorti de Paris!

Pour le souper, je m’arrête à un bistrot que j’avais remarqué un peu plus tôt. L’endroit a des écrans plats pour présenter les matchs de foot et il y a des plats traditionnels français que je veux essayer. Je commande la cochonaille ! C’est du pâté de campagne, du saucisson, du jambon de pays avec de la baguette et du pain de seigle. Sans m’attarder au jeu de mots, c’est parfaitement cochon mais très délicieux. Ces viandes ont du caractère. Le vin rouge, du Brouilly, se marie bien à la bouffe. Vive les cochonnailles. Pour le match, je suis tombé sur un «duplex». Ils ont présenté un match de St-Etienne contre Tel-Aviv en Coupe UEFA. Je n’ai pas manqué de provoquer l’ire des fans de St-Etienne quand je leur ai dit que la Coupe UEFA était la ligue des pauvres comparativement à la Ligue des champions. Ce que je ne leur ai pas dit, c’est que mon Bayern Munich jouait en UEFA l’an dernier :-) Bon petit match, quand même. Les gars de St-Etienne, qui font un retour au niveau européen, ont gagné leur match mais manqué de finition. Après 70 minutes, la chaîne a transféré le tout vers un match du Paris-St-Germain contre un club turc, aussi en UEFA. Vraiment mauvais, comme jeu. Ces deux équipes ne sont pas intéressantes. Le «PSG», comme ses fans parisiens l’appellent – «qui a marqué le but du PSG?», me demande une fille – n’a rien de très convaincant sur le terrain.

La suite: Coup de maître à Grenoble

2008
09.14

13-14 septembre 2008 – Le week-end ! Période touristique par excellence. Quand on est touriste, il faut redoubler d’intelligence pour éviter de se faire prendre au milieu des foules. Les grandes villes européennes ont un grand pouvoir d’attraction, surtout pour ceux qui décident d’aller passer le week-end à Paris, à Prague, à Berlin, juste pour sortir de la routine.

Comme le samedi est la journée-phare, je décide de faire le programme le plus inhabituel possible… après avoir déménagé d’auberge. Refusant de changer de chambre à tous les deux jours pour le reste du séjour, je migre vers l’Est, vers l’auberge baptisée le D’Artagnan. Située proche de la station de métro Porte de Bagnolet, c’est assez tranquille, un très gros édifice de style assez Soviet, qui compte un nombre énorme de chambres. Pas très personnalisé, mais quand on a une réservation et qu’on est servi par une Brésilienne qui s’appelle Byrna et parle français avec ce petit accent magique… on ne se plaint pas.

Après m’être installé, je prends le métro une nouvelle fois pour aller vers le stade. C’est proche de Bois-de-Boulogne, que je visiterai ensuite.

Ce qui frappe quand on arrive à Roland-Garros, c’est à quel point c’est minuscule. Quand vous arrivez, vous avez l’impression de mettre le pied devant un petit complexe sportif. On se demande comment ils font pour y accommoder les foules qui viennent avec les tournois du Grand-Chelem. C’est quand même impressionnant de se trouver à un endroit aussi mythique, ou se joue un tournoi de tennis des plus importants. Je paie un billet pour la visite guidée – c’est le genre de visite originale pour laquelle le prix ne compte pas vraiment – et fais un tour à la boutique de souvenirs en attendant que ça commence. Je décide de ne rien acheter car rien n’est vraiment à mon goût… et ce qui me plaît est vachement cher. Les photos prises pendant la visite guidée feront l’affaire :-)

La visite commence un peu moins d’une heure après mon arrivée. L’animateur est une espèce de grand blond qui trippe sur le tennis et qui semble vraiment vouloir donner un air de glamour à la visite. Il veut nous faire sentir que nous sommes la vedette de tennis pendant une heure. Un peu kitsch, mais quand même sympathique. On voit quand meme des parties inaccessibles au grand public pendant cette visite. Nous passons par le salon des joueurs, les vestiaires, l’espace des médias, les endroits où les joueurs passent, relaxent et se réchauffent pendant le tournoi. Tout le monde s’arrange pour se faire photographier assis à la place du joueur qui répond aux questions des journalistes après un match. C’est nous les vedettes aujourd’hui, naturellement. Haha. Le tout est ponctué d’une visite du corridor par lequel ils sortent pour jouer sur le court central. Tous ceux qui jouent à Roland-Garros depuis quelques années remplissent le corridor avec leurs autographes. Comme je suis un gars hétéro, j’ai particulièrement porté attention à des noms comme Sharapova, Ivanovic et Dementieva :-)

Le clou, c’est la visite du court central. Comme je disais, l’animateur tient à en mettre. Il fait jouer un bruit de foule quand s’ouvre la porte, histoire de nous mettre dans l’ambiance. Du kitsch, comme je disais. Visuellement, toutefois, entrer dans le court central laisse une belle impression. On remarque bien vite la terre battue brun-orange et la couleur verte des murs. Ce qui semble énorme à la télé est tout petit. Une vraie arène de combat pour le tennis. Ceux qui y entrent doivent affronter une foule critique et un adversaire qui veut sortir gagnant. Bonne chance !

Évidemment, je n’ai pas manqué de prendre des photos, avec le souci habituel de les prendre alors que peu de gens sont autour.

Le court central à Roland-Garros


Ben oui, c’est moi.

Pour le reste de l’après-midi, je vais vers le gigantesque parc Bois-de-Boulogne. Je prends l’autobus vers Porte Maillot et je pars vers le Parc de Bagatelle, le plus intéressant lieu à visiter. L’entrée coûte seulement 3 euros et ça vaut la peine. Quand on arrive au petit château érigé à Bagatelle, on ne peut rester indifférent. L’endroit est bien aménagé et un jardin de roses est présent. On y voit les fleurs qui ont fait partie d’un concours international de roses, tant pour le visuel que les senteurs. Je ne croyais pas faire ça, mais j’ai pris une tonne de photos. C’était la parfaite occasion délibérément embrouillé en arrière-plan. J’ai passé une bonne demi-heure à étudier les angles à utiliser. Satisfaisant.

Parc de bagetelle, Paris

Parc de bagetelle, Paris

Après cela, j’étais passablement fatigué. Un rhume a commencé à me tenailler. Quand on voyage, on marche beaucoup, on dépense de l’énergie et les jambes font mal à la fin de la journée. La fatigue physique qui vient avec le rhume amplifie tout cela ! C’est samedi soir et je sortirais bien pour prendre une bière, mais l’énergie n’y est pas. Je décide donc de simplement aller souper dans les environs des grands boulevards et d’aller me coucher.

Je tombe sur un resto de type breton. Bel endroit. Les serveurs sont un peu grognons mais leur travail est impeccable. Si j’ai à choisir entre ça et un service souriant mais inefficace, je prends les ronchons. Entre grognons, on se comprend. Je commande une crêpe farcie aux patates, avec de la laitue et de la saucisse ainsi qu’un pot de cidre. Délicieux. Comme c’est vraiment pas cher, j’en profite pour commander une crêpe de dessert. Mais ouf, j’ai droit à la totale: crème de marrons, crème fraîche et caramel. Parfaitement cochon, et ça a pris du temps à digérer mes petits amis !

Vers 21h, je pars vers l’auberge. Métro, un peu de marche et j’arrive. Une fois dans la chambre, je rencontre un Argentin qui est arrivé depuis seulement une journée est s’est fait voler son portefeuille. Je lui donne rapidement le conseil de toujours séparer ses cartes, ses papiers et son argent. De ne jamais les rassembler à un endroit. C’est l’expérience !

Je me couche assez vite, avec le but de dormir assez longtemps pour empêcher ce rhume de me déranger pendant trop longtemps. Une mégaportion de jus de pamplemousse devrait aussi aider…

14 septembre

… et je savais que ce plan fonctionnerait. En me levant vers 10h, je sens que ce rhume est presque parti. Le niveau d’énergie est aussi remonté ! Je prends une douche rapide et vais déjeuner.

Comme c’est dimanche, on est encore dans une grosse journée de tourisme et en plus, bien des endroits sont fermés. Le mieux, c’est habituellement de visiter des musées. Je vais donc au Louvre. Évidemment, le Louvre est le plus réputé du monde entier et il y aura une foule. Mais c’est le cas en tout temps car c’est un incontournable de Paris. Aussi bien y aller aujourd’hui.

Pendant que je me rends en métro, j’ai droit au rire de la journée. Je suis assis et il y a trois autres personnes directement autour de moi. Une vieille dame qui mendie passe dans le wagon. À moitie édentée, mal habillée mais d’excellente humeur, elle nous souhaite la joie, le bonheur et une très bonne journée, chantant quelque chose des très drôle. On se regarde et tout le monde part à rire. Une fille dit «je l’aime bien, elle me fait penser à ma grand-mère !». Je lui réponds «tu devrais lui dire !». Apparemment, ça n’aurait pas été une insulte. C’est ce genre de moment qui fait réaliser que beaucoup de Parisiens sont sympathiques de nature, contrairement au vieux stéréotype des gens chiants et peu accueillants.

Une fois rendu au Louvre, il reste que j’ai un peu moins de six heures pour faire un énorme musée. Je décide donc de m’attarder à ce qui m’intéresse le plus et de passer rapidement par le reste. Je trippe surtout sur les peintures et les objets de l’Égypte ancienne, en plus des incontournables.

La Joconde (ou Mona Lisa) par Leonardo da Vinci, convainc. Ce tableau est très bien. Heureusement, les autorités du musée imposent un espace entre le public et le tableau. Ça facilite donc le travail pour prendre des photos malgré la vitre protectrice. La situation est moins facile à gérer à la statue d’Aphrodite. Comme une véritable meute, les visiteurs y arrivent, bousculent presque ceux qui sont autour, ne se posent pas de questions, ne prennent pas le temps de comprendre le design. Ils prennent bêtement des photos et s’attroupent comme des vaches. Aucune capacité d’admirer l’oeuvre. Zéro sens de l’art et du calme.

J’ai particulièrement aimé la sculpture du Sphinx, une oeuvre d’Égypte ancienne. Mais il a fallu que je reste 10 minutes pour pouvoir prendre une photo libre de tout membre de la meute. Malgré le signe qui demande de ne pas toucher aux oeuvres, ils mettent la main dessus pour se faire photographier par leurs amis. Vraiment, aucune classe.

La bataille de David contre Goliath est aussi un tableau intéressant. J’ai bien souri en lisant le code de justice d’Hammurabi. Un oeil pour un oeil, une dent pour une dent. Ça impose le respect :-)


Les apartements de Napoléon III. Prochaine photo: statue d’Aphrodite.

Parmi les autres oeuvres passionnantes, on peut remarquer la statue du pharaon Ramses II, la Victoire de Samothrace – là, j’ai vraiment pensé à la colonne de la Victoire à Berlin – les somptueux appartements de Napoléon III et les poteries grecques. Vraiment, le Louvre est impressionnant. Dommage que je n’ai pas eu deux ou trois heures de plus.

Satisfait, je sors du Louvre avec un faim grandissante.

N’ayant pris qu’un seul repas aujourd’hui, je suis dû. Ne sachant pas trop où aller, je sors et je marche dans les quartiers pour trouver quelque chose qui me plaît. J’aboutis dans le quartier de l’Opéra Garnier, y trouvant un nombre de restos qui semblent intéressants. Je choisis Pizza Marzano. Ça ressemble plus à une chaîne qu’à autre chose mais c’est un bon endroit. Le vin «maison» est pas cher et bien plus corsé que la moyenne.

La pizza est d’excellente qualité et servie assez rapidement par une des voix les plus douces que j’ai entendues ici. Je le disais… les Parisiennes ont un charme remarquable.

La suite: Montparnasse, le Quartier latin, la tombe de Molière et Montmartre

2008
09.12

9-12 septembre 2008 – Je voulais partir très tôt pour visiter la tour Eiffel mais mon plan n’a pas fonctionné, par pure paresse. Je me lève à 8h. Déjeuner, départ à pied par les grands boulevards. On ramasse un espresso et prend la route vers le Palais Royal, négligé hier. C’est une bonne idée d’y aller.

L’édifice est splendide et la cour intérieure est remarquable. Le design, en plus raffiné, fait penser au nouveau mémorial de l’Holocauste de Berlin. Les gens peuvent monter sur les petites poutres blanches tant qu’ils veulent, et visuellement, c’est réussi. Le jeu du soleil et de l’ombre devrait rendre les photos très attrayantes. Le jardin adjacent est très beau, quoi que moins impressionnant que celui des Tuileries.

Voyant la tour Eiffel de loin, je décide d’y aller. Mais je prends un chemin plus long et moins touristique que les autres. Je marche dans les environs du 16e arrondissement, arrivant par la rue St-Dominique et le boulevard St-Germain. Presque par hasard, je passe devant le ministère des Affaires étrangères. Vers 13h, un peu avant d’arriver à la tour Eiffel, je trouve un endroit ou acheter un sandwich pour «pique niquer» proche du monument. J’arrive au pied de la tour. C’est vraiment impressionnant. Gigantesque. Difficile à photographier de proche. Il faut vraiment marcher loin, dans le Champ-de-Mars, pour avoir une vue d’ensemble.

À l’entrée du Champ-de-Mars, on voit aussi le mur de la Paix, une oeuvre récente qui doit déménager bientôt. En verre, très moderne, avec des écritures dans une foule de langues, ce mur laisse une belle impression. Traversant le Champ-de-Mars une nouvelle fois, je passe sous la tour Eiffel et je me dirige vers le palais Chaillot. Sur une carte, il a l’air incroyable. En personne, il n’est rien d’autre que gros, sans trop de détails. Dommage. Mais la vue qu’on y a de la tour Eiffel est intéressante. Encore une fois, on voit la circulation qui passe à quelques mètres de la tour. Ça doit être une idée française de design de faire passer les chars proche d’un des monuments historiques les plus connus du monde. Il reste que les meilleures photos de la tour devront être prises de soir. Le soleil ne sera pas du bon côté le matin.

À partir de ce point, je marche vers l’Arc de Triomphe. C’est là que le paradoxe mentionné plus haut atteint son paroxysme. On y voit le superbe arc de 50 mètres de haut, commandé par Napoléon lui-même. Tout autour, la circulation est abrutissante. Impossible de prendre une photo où l’on ne voit que l’arc et les visiteurs. Les chars passent autour et les conducteurs klaxonnent. Naturellement, la prochaine étape est d’aller vers les Champs-Elysées. Pour quiconque a déjà visité une grande capitale européenne, l’endroit se distingue à peine. De chaque côté, on y voit les magasins de grands designers et de marques très populaires. Les trottoirs sont larges, il y a des arbres, et l’inévitable circulation automobile au milieu. La seule grande différence avec d’autres «high streets» d”Europe est la présence du café-resto Fouquet’s, du principal magasin Louis Vuitton et de la boutique de montres Cartier. J’aurais pensé que c’était plus magique. Je suis bien entré dans quelques boutiques mais les produits de luxe me laissent un peu froid. La seule chose que je risque de revenir acheter, c’est un t-shirt Adidas qui dit Paris avec une tour Eiffel à la place du A. Ce serait plus original que la moyenne comme souvenir touristique.

J’irais bien voir le jardin qui ponctue l’avenue des Champs-Elysées et les Tuileries, mais mes jambes sont en compote. Je rentre plutôt en métro. Je dépose des affaires à l’auberge. Pour souper, je songe à me rendre dans le coin de la Bastille. Voulant me servir du conseil donné par une collègue, je tente de louer un vélo Velib pour faire le trajet sur deux roues plutôt que sur deux jambes. Mais la borne ne prend pas ma carte de crédit. Merde. Me demandant si ma carte est bloquée, je pars à pied vers la Bastille et je passe par un guichet. Ça refuse de me laisser faire un retrait. Double merde. J’ai pourtant téléphoné pour avertir la banque que j’étais en France ! Anyway.

J’arrive à destination mais le resto où je voulais aller ressemble plus à un fast food qu’à un vrai resto. Dommage, mais je veux mieux. Ça tombe bien car la petite rue où je me trouve est très fréquentée et pleine de restos intéressants. Je trouve un endroit de type espagnol. Je me commande des tapas avec du vin. C’est drôle, le vin coûte aussi cher que les tapas ici. On sait sur quoi ils font des profits… Je décide de tester la carte de crédit pour payer et ça marche. Étrange, jusqu’à ce qu’on m’explique plus tard que les guichets automatiques fonctionnent avec la carte à puce et non la bande magnétique. Faudra payer presque tout avec le crédit pour éviter les retraits.

10 septembre

Après le rituel du début de journée, je décide d’y aller un peu moins fort aujourd’hui, histoire de laisser les jambes récupérer. Un peu de flânage, café, petit tour au café Internet, pas de quoi écrire un roman. Mais ça fait du bien et ça me rappelle que je suis en vacances. Je passe l’après-midi à faire du lèche-vitrine dans le coin des Galeries Lafayette. C’est très riche, avec des magasins de grandes marques. J’ai bien aimé les Galeries Lafayette car ce n’est pas seulement pour femmes. Il y a un édifice complet réservé aux hommes. Évidemment, la partie principale est celle des femmes et c’est une vraie oeuvre d’art. Un véritable intérieur d’opéra avec des sections aménagées pour faire le commerce. Spectaculaire. Personnellement, je fais un arrêt dans la partie «souvenirs de Paris» pour acheter quelques… souvenirs. Leurs articles et cartes postales sont offerts à des prix compétitifs. Je peux donc me vanter d’avoir fait un peu de shopping aux Galeries Lafayette, sans me ruiner !

Après cela, je repars vers les Champs-Elysées. Je croyais que la partie verte était plaisante mais elle apporte à peine plus que la partie commerciale. Tant pis. Je repasse par les commerces car je veux revoir la boutique Nespresso. Ça fait un bon bout de temps que j’entends parler de cette fameuse cafetière et de son café, sans pouvoir y goûter. La, je me présente au bar et je commande un Ristretto, leur espresso le plus fort. Pour 4 euros (!) on me prépare la petite tasse de café corsé. Très savoureux. Quelqu’un qui achète cette cafetière et les capsules de café pour remplacer sa consommation achetée au bistro a de quoi économiser, sans sacrifier la qualité. Faut juste pas boire sa tasse aux Champs-Elysées… à ce prix, j’ai gratté la crème dans la tasse pour en tirer le peu de saveur restant.

Enfin, mon guide de voyage m’a donné une recommandation de restaurant que je peux vraiment essayer. Recommandant de se rendre assez proche de la tour Eiffel, il recommande le Café du Marché, dans une rue animée au sein d’un quartier qui l’est un peu moins. Ce petit resto n’est pas cher, les plats sont bien simples (genre poulet rôti avec des pommes de terre en purée et une salade) mais généreux. Le vin de table est bon et le service prend la forme d’une élégante blonde. Bref, tout va bien.


Le Café du marché

En fin de soirée, j’assiste à tout un spectacle. Je pars vers la tour Eiffel pour voir le monument la nuit. Dès que je pose le pied sur le Champ-de-Mars, je vois la tour illuminée de bleu car la France occupe la présidence tournante de l’Union européenne. Je suis hypnotisé comme ça m’arrive rarement. Tout ce qu’on peut faire sur place, c’est regarder, regarder et regarder. S’asseoir sur la pelouse du Champ-de-Mars et contempler le monument le plus connu du monde. Se laisser impressionner. On entend toujours parler de la tour Eiffel comme le symbole de Paris, mais la voir illuminée de bleu, c’est simplement magique. Ça dure seulement six mois et j’y suis ! C’est là que Paris réussit à me conquérir. J’ai vu bien de beaux endroits en Europe depuis cinq ans, donc je suis plus difficile à impressionner. J’ai gagné mon pari en venant ici car seul le pont Charles a eu le même effet…

Avant de rentrer, je vais voir de l’autre côté de la tour, à partir de Trocadero. Je vois les vendeurs de babioles achaler le monde, ce qui me tombe royalement sur les nerfs. À un moment donné, deux jeunes femmes disent à l’un de ces gars de les laisser tranquille, ça fait 15 minutes qu’il les dérange. Je leur dis que tant qu’elles lui parleront, il restera dans leur face. Elle cessent de lui parler, tournent brièvement leur attention vers moi et il fout le camp. Deux autres clientes satisfaites. Après cela, il est déjà passé minuit. J’ai eu du fun mais je rentre. Faut bien dormir.

11 septembre

Le début de cette journée se déroule de façon négative. Je demande à prolonger mon séjour à l’auberge du 13 au 19 septembre pour terminer mes deux semaines. On m’avait dit d’attendre à aujourd’hui avant de faire cette demande. Maintenant, le gars de la réception me dit que je dois changer de chambre TROIS fois pendant le reste du séjour si je reste. Je lui montre que les Montréalais ont autant d’attitude que les Parisiens: je tourne les talons et sors sans reparler. Le gars demande pourquoi je ne le remercie pas de m’informer. Quoi, je dois dire merci quand on propose de me traiter comme du bétail ? Hello. C’est pas compliqué. Je sors, trouve le premier café Internet disponible et prends un poste. Je réserve à une autre auberge parisienne, baptisée Le d’Artagnan, où j’ai brièvement séjourné en 2004. J’annule la réservation prise à l’«auberge du bétail» pour la veille de mon vol de retour, pour la remplacer par une au d’Artagnan. On me niaise pas sans perdre de revenus.

Après les emmerdements, je décide de faire des visites ! Je passe par la station de métro Odeon pour aller au jardin du Luxembourg. C’est un célèbre jardin parisien qui comprend le palais du Luxembourg. Ce qui vaut le détour ici, c’est le jardin. Joli par temps ensoleillé, c’est l’endroit parfait pour relaxer ou manger son lunch le midi. Je profite de l’atmosphère pour préparer des cartes postales pour famille et amis.

Peu après, je pars vers St-Germain des Prés, pour visiter le coin intello du 6e arrondissement. Des gens comme Sartre et Vian y ont sévi. Les cafés connus sont Les Deux Magots et le Café de Flore. Intéressant. Trop cher pour y prendre un verre en raison de la renommée de l’endroit, mais ça vaut un coup d’oeil. Les ruelles, la place St-Sulpice et l’église St-Germain des Prés ne sont pas à dédaigner non plus !

La prochaine étape, c’est d’aller aux Invalides. Cet établissement a une double mission. C’est un hôpital militaire et l’endroit qui abrite le musée de l’Armée ainsi que le tombeau de Napoléon. Bel édifice, beau jardin, belle esplanade. Quand je veux entrer dans le bâtiment principal, je vois vite qu’on me demande 8 euros, un billet qui donne accès à tout. Voulant voir seulement le tombeau de Napoléon, je décide de laisser tomber. 8 euros pour un seul attrait que l’on regardera pendant moins de cinq minutes, c’est trop. Oui, je suis un client difficile qui ne paie pas seulement en disant «je ne suis là qu’une fois». Je vais ensuite au pont Alexandre III… dédié à Alexandre III. Si vous ne le connaissez pas, je vous recommande une recherche sur Wikipedia pour en apprendre un peu. Comme indice, ça a quelque chose à voir avec l’amitié franco-russe. C’est vraiment superbe. Avec son design unique qui requiert du métal doré pour les parties les plus «dessinées», le pont ne laisse pas indifférent.


Pont Alexandre III

Après cela, je retourne vers l’Arc de Triomphe pour le voir de plu près. Je n’ai pas encore pris le temps de voir la flamme du souvenir et le tombeau du soldat inconnu. Mais quand j’arrive, je vois qu’on demande 8 euros pour si peu. Désolé. Pour le souper, je décide de retourner vers les Grands Boulevards. Il y a beaucoup de cafés et de restos qui ont de la bonne bouffe. Je choisis le Victoria Station, un petit resto à la thématique ferroviaire. En forme de voiture-restaurant, l’endroit est sympa et probablement un peu kitsch. Peu importe. La pizza aux anchois est excellente et le serveur me recommande un vin de table vraiment pas cher étant donné sa qualité. C’est honnête et un bon accord au niveau du goût. Presque par hasard en marchant vers l’auberge, je tombe sur un pub à la thématique polonaise qui sert de la bière Paulaner, une grande bière munichoise en fût. Par nostalgie, je m’y arrête pour une pinte à 5 euros, ce qui est moins cher qu’ailleurs. La plupart des cafés et pubs vendent la bière à environ 7 euros pour une simple pinte. Scandaleux !

12 septembre

Après la routine matinale, je prends la route pour aller au 4e arrondissement. Un peu à l’ouest de la place de la Bastille, le 4e est rempli d’endroits intéressants. On y trouve le Marais, l’hôtel de Ville, Notre-Dame-de-Paris et plusieurs autres attraits. En sortant de la station Chemin Vert, je tombe FINALEMENT sur des boutiques de photographie. On dirait qu’il n’y a, à aucun autre endroit à Paris, des boutiques spécialisées dans l’équipement photo. J’y achète un linge de nettoyage pour ma lentille et y apprend qu’un trépied pratique en voyage est hors de prix pour l’instant. Oh well.

Je commence la journée de visites à la Place des Vosges. Ce jardin entouré de pavillons est splendide. Bel endroit pour relaxer et prendre des photos. J’aime bien. Je marche ensuite à travers le marché St-Paul, ou j’y achète le lunch que je prendrai un peu plus tard. Il y a ici de bons petits comptoirs qui font des lunchs pour emporter, de la bouffe française. Aussi, St-Paul fait partie du Marais, ce quartier populaire où il fait bon vivre. Les rues sont belles et beaucoup de gens aiment y passer du temps. J’y reviendrai pour souper.

En après-midi, je veux bien visiter la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, mais je tombe sur la journée que le pape Benoit XVI a choisi pour sa visite ! Cordon de sécurité, pèlerins un peu trop heureux et une foule grandissante prennent presque toute la place. Je contourne, j’évite et je me faufile pour trouver un petit spot où prendre une photo de la cathédrale, pour ensuite sortir de là. Pour moi, Notre-Dame-de-Paris à maintenant deux significations: 1- Une oeuvre musicale québécoise morbide avec laquelle on nous a cassé les oreilles pendant des années 2- L’endroit que le pape visite juste quand il ne faut pas. Donc, doublement mauvais.

Pour ponctuer la journée, je vais voir trois choses. Le centre Georges-Pompidou, à l’architecture douteuse. L’hôtel de Ville, qui a une belle prestance. Aussi, je vais faire un tour à la boutique La Cave à Bulles. Le gars est spécialisé dans les bières artisanales françaises, vendues dans toutes sortes de formats. Intéressant ! Je lui dis que je suis amateur de pilsners et il me fait une foule de recommandations. Je m’achète deux petites bières, histoire de les essayer à l’auberge de jeunesse quand ça adonnera. Ici, on peut prendre une bière ou du vin sans les cacher. Tant qu’on ne cause pas de problèmes en public, évidemment…

Après un retour à l’auberge et une glorieuse brassée de lavage, je repars vers le Marais pour le souper. Je trouve le Jardin du Marais, un resto de type italien qui a une belle ambiance. La clientèle est un mix de Parisiens et de touristes. L’escalope de veau et le riz sont excellents et le vin italien est décent. Rien à redire. C’est tout pour l’instant ! Il reste encore à décider ce que je veux faire pendant la dernière semaine du voyage. J’ai pensé à Bruxelles mais les auberges de jeunesse y sont toutes prises. Berlin me tente. D’autres villes allemandes aussi. Peut-être certaines villes françaises. J’ai surtout le goût de l’Europe de l’Est, mais ça mérite plus qu’une semaine rapide en fin de voyage. Décisions, décisions.

La suite: Smash à Roland-Garros et tournée du Louvre

2008
09.08

Paris, 7-8 septembre 2008 – L’attrait de Paris est immense mais s’y rendre aura été quelque peu pénible. Je suis parti avec une navette vers l’aéroport de Dorval, et je jure que cet autobus était digne de l’Union Soviétique. Mes excuses pour les Russes, qui ne méritent pas de se faire comparer à un transport dans un si mauvais état…

Ça à été une assez grosse journée de voyage. Environ 6 heures de vol après plusieurs heures de préparation. L’arrivée à Paris, toutefois, me satisfait. La navette qui m’amène de l’aéroport Charles-de-Gaulle vers la Gare de l’Est ne coûte pas cher et c’est plus confortable qu’à Montréal. Espérons qu’un jour, nos transports publics s’inspireront des services de qualité qui sont fournis ailleurs dans le monde. À peine à bord, je vois une charmante Parisienne qui retourne à la maison. Vous auriez dû voir ses yeux perçants et son sourire. En plus, on peut lui parler sans qu’elle nous prenne pour un maniaque qui veut l’attaquer. Ça fait changement de ce que l’on voit chez nous.

Je trouve facilement mon chemin vers l’auberge de jeunesse, de la gare vers la station République. C’est surtout aisé quand on a déjà navigué dans les métros européens. Je me sers de ma réservation pour payer ma chambre mais je me fais dire qu’il faut attendre à 14h avant que l’entretien des chambres se termine. Parfait, j’ai faim anyway. Faut bien manger et aller prendre un café, histoire de se donner de l’énergie pour une journée longue. Dormir trop tôt, ça me forcerait à ne pas m’adapter au décalage horaire.

Je fais mon chemin à pied à partir de République, marchant sur les grands boulevards. Il y a énormément de circulation ici. Je trouve une pizzeria, où une pizza merguez et oeuf me satisfait. Juste en face, il y à un café où je me commande un cappuccino. Plus jamais. Le lait a plus de saveur ici, ce qui masque presque totalement le goût du café. En plus, tout est cher. Payer 4 euros pour un café quand on pourrait en payer seulement 2 sans le lait, c’est scandaleux. On se contentera de l’espresso à l’avenir ;-)

Vers 16h, je rentre à l’auberge, et les 25h sans sommeil commencent à avoir raison de moi. Vers 17h, je décide de me coucher mais évidemment, quelque chose m’empêche de dormir. Un British de 78 ans arrive dans la chambre et se plaint que le seul lit qui reste est un superposé et qu’il ne peut monter en haut avec ses jambes en mauvais état. Évidemment, je lui cède celui près du sol pour prendre celui d’en haut. Mais voici la question à 100 piasses: qu’est-ce qu’un râleur de 78 ans fait dans une auberge et non un hôtel plus confortable ?

8 septembre

Après 12 heures de sommeil, je pense que je me sens d’attaque !

Sans trop de surprise, le déjeuner de l’auberge est radin. Du pain, de la confiture, de la compote de pommes et du café qui ne goûte rien. Je comprends pourquoi plusieurs clients ont acheté de la bouffe à l’épicerie du coin…

Vers 9h, je sors, me prends un espresso pour emporter dans un café tout près et je marche en direction du Louvre. Non, je ne visite pas le musée dès aujourd’hui. Je vais voir l’extérieur et les sites environnants. Le Louvre est en premier lieu un édifice historique. C’est très beau, d’ailleurs. L’église St-Germain-L’Auxerrois n’est pas à dédaigner non plus. Dès les premières photos prises à ces endroits, je réalise à quel point j’ai bien fait de dépenser autour de 2000 $ pour une nouvelle caméra, un objectif puissant et une foule d’accessoires. Les photos haute résolution seront splendides. La météo ensoleillée d’aujourd’hui devrait aussi y contribuer !

Je marche dans les environs du Louvre, découvrant la Seine. Le pont Neuf est superbe. Son architecture fait penser aux ponts anciens. Le pont des Arts est moins spectaculaire, mais les artistes qui y peignent le rendent tout aussi charmant que les autres. Les environs de la Seine sont bien jolis et la verdure omniprésente complète bien le portrait pour rendre la promenade des plus agréables.


Le pont Neuf

Sur le pont Neuf, un gars essaie de me soutirer de l’argent. Il place une fausse bague au sol, la ramasse et me demande si c’est à moi. Me demande si c’est en or. Il pointe vers la gravure qui dit 18 carats. Il me la remet et me dit que je suis chanceux. Je dis que ce n’est pas à moi et la pose sur le garde-fou du pont. Quelques instants plus tard, il demande de l’argent pour manger. Ouais ouais. Ton jeu est trop facile à lire, mon vieux. Désolé, tu n’auras rien !

Prochaine étape: le jardin des Tuileries. Ce jardin à l’italienne est magnifique avec ses pelouses dessinées au centimètre près, ses statues et ses bandes de fleurs. Des chaises inclinées sont installées près des fontaines et on a une belle vue sur un arc de triomphe de petit format. Difficile de prendre des photos sans être encombré par les autres touristes, qui ne comprennent pas qu’ils ne sont pas seuls. Me semble que je fais toujours un effort de plus pour ne pas monopoliser la place…


Le Jardin des Tuileries


Même chose


Même chose (2)

Ensuite, je vais à la Place de la Concorde, qui est proche. L’endroit est bien placé pour voir plusieurs édifices et monuments clés de Paris… et de constater comment on accommode les automobilistes, même proche des édifices historiques. C’est typique ici. À cet endroit, on voit l’Assemblée Nationale, le sommet de la tour Eiffel, les Champs-Elysées et l’Arc de Triomphe. Entre le monument de la place de la Concorde et la vue vers les autres sites, la circulation est dense. Beaux endroits, avec plein de voitures qui ruinent la prise de photos parfaites.

Ne voulant pas faire la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe aujourd’hui, je prends plutôt la rue Royale, qui mène vers les galeries Lafayette. Ouf. Quand des marques comme Gucci, Cartier et autres se côtoient entre deux coins de rue, on voit que ça devient commercial haut de gamme. Ce n’est pas ça que je veux voir ! Je rebrousse chemin, trouve une petite épicerie et fais quelques achats pour un lunch en plein air. Je retourne aux Tuileries pour manger, profiter du soleil et terminer mes choix de visites. J’ai eu peu de temps pour planifier mon voyage. Il faut donc rattraper un peu. Anyway, pas besoin de tout voir la première journée. J’ai deux semaines ici !

Pour terminer la journée, je passe par le Louvre et je visite la Cour Carrée. C’est tout un travail d’architecture et de construction. J’en ai vu d’autres comparables, dont à Munich. Mais j’aime bien l’endroit.

Un arrêt rapide à l’auberge pour déposer quelques affaires et je repars pour le souper. Je suis une recommandation de mon guide de voyage pour choisir Le Rubis, à la Place du marché St-Honoré. Malheureusement, la salle est minuscule et pleine. Je marche dans les environs pour choisir un petit resto égyptien-libanais. Le plat de poulet épicé est plus original, plus savoureux et moins cher que les multiples restos japonais qui vendent des faux sushis à 20 euros et sont pleins à craquer…

La suite: Au pied de la tour Eiffel