Category: Angleterre 2006
2006
08.18

Londres, 17 et 18 août 2006 – Heureux de retourner à Londres, je suis parti d’Édimbourg et je me suis tapé le long trajet de retour. De l’Écosse au sud de l’Angleterre, la route est longue. Mais le voyage s’est très bien déroulé. De retour à l’auberge de jeunesse située près de la cathédrale Saint-Paul, je me suis dit «mission accomplie». Il ne restait qu’à passer une petite soirée tranquille londonienne.

Je me suis installé à l’auberge et je suis rapidement sorti, en fin d’après-midi, pour faire les derniers achats. Je voulais absolument quitter le pays avec des verres à bière de marque Fuller. Pour cela, il fallait prendre le métro.

Dans le London Underground, l’atmosphère était lourde. Un complot terroriste ayant été déjoué quelques jours plus tôt, les policiers étaient omniprésents. Leurs visages étaient sérieux et quelque peu tendus. Même s’il est normal qu’il y ait de la surveillance et que les usagers du transport en commun ne soient pas vraiment animés ou festifs dans un métro, je peux vous garantir que cette fois-ci, une tension était palpable.

J’ai parcouru le trajet nécessaire de Tube pour aller à l’usine où la bière est produite, payant une petite visite au magasin qui y est annexé. J’ai acheté trois verres: un pour mon père, un pour un ami, et évidemment un pour moi. Restait à trouver le moyen de les faire passer à la sécurité avant d’embarquer dans l’avion…

Il ne me restait donc qu’à aller souper. J’ai trouvé une superbe succursale de Pizza Express près de Trafalgar Square. La salle à manger située au sous-sol est très bien réussie. Et pour «célébrer» la fin du voyage, je me suis commandé du vin blanc avec la pizza. Ça fait du bien de relaxer et de sentir le léger ennivrement qui vient avec le vin. Après tout, on parle de trois semaines passées dans un pays étranger, avec des hauts et des bas. Terminer le voyage en beauté, ça fait beaucoup de bien.

Après un bon souper, j’ai marché un peu dans le centre-ville londonien. Londres aura été le clou du voyage. L’harmonie de son âge et de sa modernité surprend. Les rues pleines de piétons peuvent déstabiliser. Le métro bondé peut intimider. Le mélange de rapidité mais aussi de style de vie impressionne. Peu importe ce qu’en pense le visiteur, Londres laisse une impression durable sur toute personne qui y passe. Cette ville me manquera.

Vous pouvez deviner la suite: retour à l’auberge et dodo.

Le 18 août, je me suis levé, j’ai déjeuné et j’ai plié bagages pour retourner vers Montréal. Heureusement, la sécurité à l’aéroport était d’une efficacité redoutable. Oui, il a fallu caler la bouteille d’eau ou la jeter avant de pouvoir passer, mais une fois que l’on avait passé la sécurité, il était possible d’acheter du liquide avant de monter à bord. Nous sommes entrés dans l’avion avant l’heure prévue !

Le vol sur les ailes de British Airways a été exemplaire, et une fois rendu à Montréal, j’étais bien content qu’un de mes amis vienne me chercher. J’étais physiquement et mentalement fatigué, mais cette fatigue était positive. Une nouvelle aventure européenne venait de se terminer. En plus, je venais de tenir parole. Quand la famille et les amis me demandaient si c’était une bonne idée de visiter une cible du terrorisme, j’ai dit qu’il n’était pas question de reculer. Il fallait vivre. Et c’est exactement ce que j’ai fait.

La destination en 2007 ? Deutschland.

2006
08.16

Édimbourg, 15 et 16 août 2006 – J’ai quitté l’auberge vers 10h pour prendre le train en direction d’Édimbourg. Encore une fois, l’arrivée sur place m’a irrité. J’aurais peut-être dû faire mes recherches car le fameux Fringe Festival bat son plein. Ce festival qui permet aux artistes méconnus mais talentueux de se faire connaître est ultrapopulaire et très ancré sur la rue écossaisse, ce qui emcombre à peu près tout ce qu’il y a de lieu public central. Ajoutez la grippe qui persiste et on a là un beau mélange pour une humeur maussade…

Anyway. Après avoir traversé une bonne partie de la ville à pied pour aller à l’auberge de jeunesse, je me suis retrouvé dans un établissement un peu comme les autres, mais où aucun déjeuner ne serait servi le lendemain matin. S’il y a quelque chose que j’apprécie en voyage, c’est de ne pas me soucier de cuisiner. Une auberge sans déjeuner, c’est purement emmerdant.

Une fois installé, j’ai voulu prendre le pouls de la ville avant l’heure du souper. Je suis retourné vers le vieux Édimbourg et j’ai profité de l’occasion pour m’arrêter à une pharmacie Boots. J’ai expliqué au pharmacien mes symptômes grippaux qui incluaient une gorge un peu bloquée, et il m’a conseillé de l’aspirine dissolue dans l’eau pour soulager le mal. Si ça ne fonctionnait pas, je devais prendre rendez-vous avec un médecin pour voir si ce n’était pas une bactérie. Pas trop rassurant quand on n’a pas accès à notre hôpital local qui accepte la carte-soleil ! Mais il avait raison: l’aspirine a fait le travail.

J’ai soupé dans un resto local avec une assez belle vue sur la ville. Au moins, j’aurai eu ce plaisir aujourd’hui ! Mais j’ai été plutôt sage en soirée, marchant un peu dans les vieux quartiers et retournant à l’auberge assez tôt.

16 août

Il faut donner tout le crédit que cette ville écossaise mérite. Quand le soleil plombe, les lieux sont magnifiques pour l’oeil. Faire Édimbourg en un seul jour est injuste, mais les circonstances m’ont fait passer beaucoup de temps à Bristol. Sachant que le Fringe Festival faisait accourir les foules, je me suis levé tôt pour partir à la découverte d’Édimbourg. Je visiterais les plus belles rues tôt pour ensuite enchaîner avec les attraits moins courus fin de passer une belle journée.

Édimbourg
Si seulement j’avais eu plus de temps pour connaître cette ville…

J’ai commencé par marcher dans le Royal Mile, le coeur de la vieille ville. Les vieilles pierres et les édifices sont charmants, mais la vue sur le château d’Édimbourg est ce qui retient l’attention. Avec la hauteur du château surélevé et le jardin qui se trouve plus bas et le sépare de la vieille ville, le décor est féérique.

J’ai aussi marché vers Holyrood Park, défiant la gravité pour monter vers Arthur’s Seat à 251 mètres de hauteur. Je peux vous dire que ça demande tout un effort ! Surtout quand on ne se sent pas en pleine forme ! Mais la vue sur la ville est très intéressante.

Ensuite, je suis allé voir le parlement écossais. Controversé, il aurait coûté extrêmement cher à concevoir et à bâtir. Et malheureusement, je peux vous certifier que le travail a été complètement raté. Difforme, sans design clair, ça ressemble à un amas de cubes étranges. Quelque chose me dit que ses concepteurs auraient dû songer à leur affaire. Un parlement, c’est une affirmation. Le Reichstag dit «je suis grandiose, je suis fort, je suis allemand». Le parlement britannique et son horloge Big Ben disent «nous sommes distingués, nous sommes Anglais». Le parlement écossais ? «Je suis cinglé, je suis Écossais».

Scottish Parliament
Désolé, mais le parlement écossais n’a pas l’air sérieux.

Que faire lors de la dernière soirée de découverte ? J’ai suivi mon guide imprimé et je suis allé à Leith, dans les environs d’Édimbourg. Apparemment, The Shore est flamboyant. Arrivé sur place, j’ai surtout eu l’impression de me retrouver à un quai, rien de trop spectaculaire. C’est joli, mais comparativement à Bristol, c’est moins ambitieux. J’ai soupé au resto Pizza Express, une chaîne présente partout en Grande-Bretagne. Étrangement, même si ça fait partie d’une chaîne, l’ambiance est très charmeuse et la pizza d’une très belle qualité. Rien à dire contre eux…

Je suis rentré à l’auberge avec un plan des plus simples. Retour à Londres le lendemain, une dernière soirée dans la capitale anglaise et se croiser les doigts pour que les mesures de sécurité ne causent pas trop de retard au retour.

La suite: Fin de voyage à Londres

2006
08.14

York, 14 août 2006 – Quelle petite journée ! J’ai enfin fait mes bagages pour quitter Bristol en avant-midi. Reprendre la route était plutôt agréable, j’en avais assez de passer tout mon temps au même endroit.

Le trajet a duré quelques heures et je l’ai bien apprécié. Ceux qui ont lu mes carnets de voyage précédents savent très bien que j’aime voyager en train en Europe. On voit du paysage et on fait le vide en lisant ou en écoutant de la musique. C’est une façon de mettre le cerveau à Off.

Débarquant à York en après-midi, je suis vite tombé de mauvaise humeur. York est bruyante et polluée. Après une longue marche vers l’auberge de jeunesse, j’ai retrouvé le sourire, notamment parce que le service est courtois et impeccable. Je suis retourné vers le centre-ville en marchant sur la promenade qui longe la rivière.

York Minster
L’énorme York Minster
York Tower
Les fortifications médiévales.
York Tower
La suite des fortifications médiévales.

M’arrêtant pour souper rapidement dans un resto italien de l’endroit, j’ai ensuite visité ce que j’étais venu voir ici: les fortifications médiévales. Malheureusement, elles ne sont pas mises en valeur. Tout ce qui est autour est très moderne, ce qui enlève du charme. Après avoir scruté les vestiges de York, je suis retourné me coucher en fin de soirée.

La suite: Incursion écossaise à Édimbourg

2006
08.13

Stonehenge, 13 août 2006 – Ancré depuis plusieurs jours à Bristol, je commence à avoir la bougeotte. Évidemment, la chambre gratuite et l’achat de déjeuners à l’épicerie du coin m’évitent bien des dépenses, mais quand on voyage, il faut aussi se déplacer un peu pour découvrir un maximum de choses. Le dernier day trip se passe à Stonehenge, un mythique site antique.

Je prends le train pour me dirigers vers Salisbury, ville voisine du site. Après cela, il faut prendre l’autobus. La météo était très venteuse et très froide, ce qui a passablement compliqué la prise de photos. Le décor allait être beau, mais les gros nuages gris ont ruiné la qualité des photos. On ne parle donc pas de la beauté resplendissante qui ressort de mes clichés de Prague et Strasbourg.

Mais rendons à Stonehenge ce qui lui revient: c’est spécial et incontournable comme attrait touristique. Le guide audio, lui, était merdique et rempli de spéculations sur le sort subi par les pierres et les activités qui pouvaient y avoir lieu. Stonehenge, une horloge ou lieu de sacrifice ? Bien franchement, je m’attendais à plus que des suppositions.

Stonehenge
Les pierres de Stonehenge se démarquent de bien des sites historiques.

Il a fallu attendre un bout pour attraper l’autobus de retour vers Salisbury. Une fois rendu là, j’ai flâné un peu et je suis allé souper avant le retour pour une dernière soirée à Bristol.

Comme j’avais songé à aller à la brasserie Zerodegrees pour découvrir sa Pilsner, je n’avais plus le choix. C’était ce soir ou jamais. J’y suis allé et j’ai bien tenté de détecter le goût de la bière, mais je crois que la grippe m’en a empêché. Je pouvais bien constater que cette bière n’était pas flat comme une bière anglaise et qu’elle avait un certain goût, mais je ne pouvais pas pleinement saisir l’amertume ou la complexité. My God, une chance que je n’ai pas vécu cela en buvant de la Pilsner Urquell à Prague !

La suite: Un arrêt rapide à York

2006
08.12

Oxford, 12 août 2006 – De plus en plus grippé, je n’ai toutefois pas eu l’intention de me laisser abattre. Quand on est en voyage, il faut persister et visiter ! Après un petit déjeuner, j’ai pris le train pour aller à Oxford pour un autre day trip.

Ville universitaire, Oxford est courue pour son ambiance calme, sa réputation académique et son accueil pour les touristes. En arrivant, toutefois, je me suis demandé si c’était vraiment une bonne idée de visiter une ville célèbre le samedi. Les rues étaient bondées de visiteurs, comme si l’Angleterre entière avait décidé de passer le week-end à Oxford. Je n’ose pas imaginer la réaction des habitants du coin quand leur ville est victime d’un tel envahissement.

Peu importe, le Christ Church College m’attendait. Avec ses vieilles pierres jaunes, son charme et son campus parsemé d’espaces verts, ce collège laisse une excellente impression. Je comprends mieux pourquoi l’endroit a servi au tournage de scènes des films Harry Potter.

Christ Church College
Christ Church College, vu d’une tour voisine.
Christ Church College
Vous voyez Harry Potter et ses amis courir ici ? Moi, oui.

J’ai surtout apprécié de voir en personne des pièces et corridors ayant servi d’endroit et d’inspiration pour les films. En marchant dans les couloirs, je m’imaginais Harry, Hermione et Ronald en train de courir au beau milieu d’une aventure !

Après le Christ Church College, j’ai marché autour de la ville et pris en photo les bâtiments les plus connus, dont la bibliothèque circulaire qui s’appelle la Radcliffe Camera. J’ai terminé la journée à l’Ashmolean Museum, le plus vieux musée anglais. Sa collection de peintures m’a peu impresionné. Les expositions à saveur historique m’ont laissé froid, car leur contenu était un peu trop basic. Quand vous avez étudié en histoire, vous demandez un peu plus que les connaissances de base en visitant un musée. J’ai quand même apprécié de me faire rappeler que les Égyptiens étaient des buveurs de bière !

Christ Church College
Quiconque a déjà vu le début d’un film de Harry Potter sait de quoi il s’agit.
Christ Church College
Encore une fois, c’est facile à détecter pour les fans d’Harry Potter.

En voulant souper tôt, j’ai bien tenté de trouver un endroit qui sert du curry thaï, un mets que j’apprécie particulièrement quand j’ai la grippe. La sauce épicée qui chauffe la bouche et la gorge, je peux vous dire que ça vous débouche solidement. Mais malheureusement, les endroits les plus faciles à trouver avaient d’étranges heures d’ouverture. J’ai dû laisser tomber l’idée. Comme solution de rechange, j’ai opté pour la facilité avec un resto italien. Un plat de pâtes au poulet garni d’épices a fait l’affaire.

En revenant vers Bristol, j’ai trouvé le moyen de prendre le mauvais train et de débarquer à Reading, pas très loin de Londres. J’ai simplement pris la mauvaise direction ! Au moins, rebrousser chemin n’a pas été trop long ou trop pénible. Et qui sait, j’ai peut-être évité l’emmerdement de partager le wagon de passagers dérangeants…

La suite: Le mystère de Stonehenge

2006
08.11

Bath, 11 août 2006 – Overdose de sommeil ou non, je me sens en très grande forme. Grippé, mais ça va.

Acceptant la faveur proposée par mon amie hong-kongaise, je vais m’installer dans la chambre de location qu’elle occupait auparavant. Comme elle retourne à Hong Kong, il reste quelques semaines au contrat de location déjà payé. C’est une belle économie pour moi, car même si les auberges coûtent moins cher que l’hôtel, elles sont quand même chères en Angleterre !

Ayant dû prendre une bonne partie de la matinée pour me rendre et m’installer dans la chambre, j’ai dû faire vite pour aller visiter la ville de Bath. Ça tombe bien, car cette petite ville est magnifique mais vite visitée, même à pied.

Après seulement 15 minutes de train, je débarque dans la ville dont le principal attrait se trouve dans ses bains romains anciens. Eh oui, de véritables bains romains ! Le prix d’entrée est assez cher, mais ça vaut le coup. L’eau est teintée de vert par les algues et l’on voit les colonnes ainsi que les statues qui «surveillent» les lieux. Évidemment, pas question de se baigner là-dedans, c’est seulement pour les yeux et les appareils photos. C’est quand même intéressant de découvrir comment l’eau chaude sort de sa source et doit circuler à travers le petit réseau aménagé sur place.

Roman Baths
Les bains romains. Ode à la propreté.
Roman Baths
Les statues surveillent les bains.

Avoir eu plus de temps, je serais allé faire un tour au nouveau spa qui est ouvert à Bath depuis seulement quelques jours, mais ce n’est peut-être pas mon genre de chose… Le reste de la journée, je l’ai passé à marcher autour de la ville. Bath est une des rares villes anglaises que j’ai visité où une certaine unité architecturale et un sens de la préservation semblent régner. Bien des villes se sont beaucoup modernisées, même dans les vieux quartiers. Bath a su vieillir en beauté.

Bath
Il n’y a pas à dire: les environs de Bath sont magnifiques.
Bath Circus
Le Bath Circus, une place circulaire avec ses maisons en rangée. Nice.

Après avoir fait un saut dans un café Internet, je suis retourné à Bristol. De retour à la chambre de Louise, j’ai pu faire plus ample connaissance avec ses colocataires dans la cuisine commune. Deux asiatiques, une femme provenant du Botswana et une jeune anglaise fraîchement débarquée. Tout ce monde est à Bristol pour étudier et vivre l’expérience d’être ailleurs qu’à la maison.

La fin de soirée a été plutôt simple: lire jusqu’à ce que je m’endorme, la face entre deux pages du livre !

La suite: L’intellectuelle Oxford

2006
08.10

Bristol, 8 au 10 août 2006 – C’est fait, je suis maintenant sur la route. Je suis parti en train vers Bristol, à 11h15 de la gare Paddington. Je suis arrivé à la station Bristol Parkway au lieu de me rendre au terminus de Temple Meads, erreur de débutant de ma part.

Je prends l’autobus pour me rendre vers le centre-ville, mais le chauffeur est un gros incompétent qui me donne de mauvaises indications. Je marche vers le centre de la ville. Je trouve l’auberge de jeunesse, située à un endroit des plus charmants. C’est sur le bord du quai, dans le Vieux-Bristol. Le centre historique de la Ville a son petit port et des oiseaux rendent le quartier plus accueillant.

Bristol
La vieille ville et son quai sont absolument charmants, de jour comme de soir.

J’envoie un message texte à Louise, qui m’invite à me joindre à elle et ses amis en début de soirée pour un souper. Je dis oui. En attendant, je m’installe à l’auberge et je marche dans les alentours pour me familiariser avec Bristol. Je découvre le Millenium Square, une superbe place publique. Elle a été inaugurée pour l’an 2000. C’est grand, très moderne et très enchanteur. Autour, une foule de restaurants et d’activités culturelles occupent les bâtiments. J’ai déjà lu que Bristol n’était pas intéressante, mais elle l’est.

Bristol Millenium Square
Le Millenium Square allie modernité et tradition des vastes places publiques. J’adore.
Bristol Cathedral School
Dire que la Bristol Cathedral School est une école.

Vers 7h30, je me joins à Louise et ses amis à College Green. Nous allons au Las Iguanas, un resto-bar latin situé proche du quai. Leur bière, la San Miguel, est facile à oublier. Mais leur filet de poulet grillé est bon. Le tiramisu et le gâteau au chocolat, que nous avons commandés pour le groupe, étaient très raffinés.

Les amis de Louise, une Autrichienne et un Slovaque, étaient très intéressants. Elle étudie les relations internationales et lui, le droit. Les conversations étaient vivantes, mais étonamment, Louise parlait peu et avait le regard souvent perdu.

Après le souper, nous avons visité trois bars différents. Aucun ne m’a impressionné. Ces endroits n’avaient rien de bon à boire. Nous nous parlions un peu, mais l’atmosphère bruyante des bars ne permettait pas vraiment d’entretenir de vraies conversations.

Vers 2h du matin, nous nous sommes séparés. À la prochaine !

9 août

L’auberge de jeunesse de Bristol sert un déjeuner un peu plus anglais que les autres. Au menu vers 9h: des oeufs brouillés, de la saucisse et autres mets matinaux un peu plus traditionnels. Rien de spectaculaire, mais ça met un peu plus dans l’ambiance des lieux.

Premier arrêt de la journée: le Clifton Suspension Bridge. J’y suis allé à pied en m’orientant avec une carte. Je dois avouer que Bristol est une ville beaucoup plus exigeante pour le piéton si je la compare à tout ce que j’ai pu visiter auparavant. Le pont, lui, m’a carrément surpris. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi beau. Bristol est définitivement un endroit qui gagne à être connu.

Clifton Suspension Bridge
J’avais bien lu que c’était l’endroit à visiter à Bristol, mais je ne m’attendais pas du tout à voir un pont si joli.

Après une demi-heure à jeter l’oeil sur les environs et à prendre des photos, je suis redescendu vers Brandon Hill et la Cabot Tower, afin de profiter de la vue sur la ville et de manger un sandwich. J’ai poursuivi ma descente vers le centre de la ville pour m’arrêter à la cathédrale. Rien de trop étonnant à voir là. J’ai poursuivi ma marche vers la très gothique église St. Mary Redcliffe. Là, on parle de belle architecture !

J’ai bien voulu terminer l’après-midi au British Empire & Commonwealth Museum pour découvrir l’histoire de l’empire britannique, mais les heures d’ouverture n’étaient pas les mêmes que sur mon guide touristique. Au bout du compte, je n’y suis pas retourné après. Dommage. J’ai flâné un peu avant de retourner à l’auberge et d’aller souper.

Après avoir hésité entre un pub qui semblait très intéressant et la brasserie artisanale Zerodegrees, j’ai finalement opté sur le pub quand j’ai vu l’enseigne «football is back!». J’ai commandé un fish and chips et une bière pour souper. Après cela, j’ai pris une petite marche et je suis retourné au pub à temps pour voir Liverpool affronter Haifa dans le cadre de la Ligue des champions, qui oppose les meilleures équipes européennes. Croyez-le ou non, Israël fait partie de l’Europe dans le cadre de cette ligue !

Étant en énorme manque de foot européen depuis la fin de la Coupe du monde car nous n’avons pas beaucoup de matchs télévisés au Canada, j’étais extrêmement enthousiaste de voir un bon match ! Le meilleur, c’est que la Fuller ESB Champion Ale était très savoureuse, en plus de contenir 5,5% d’alcool. Je suis sorti du pub un peu feeling à la fin du match (Liverpool 2, Haifa 1) mais ne vous inquiétez pas, j’ai bien retrouvé mon chemin.

Pint of ale
La Fuller ESB Champion Ale était très bonne ce soir-là…

10 août

Ouf. La grippe me tenaille. Au lieu de déjeuner et de sortir pour faire des visites, j’ai préféré passer la matinée à dormir et à boire de l’eau, histoire de me remettre sur les rails. Voyant dans quelle condition je me trouvais, je me suis dit que le meilleur plan, c’était d’«annuler» cette journée pour récupérer et seulement faire quelques commissions obligatoires. Et je suis retourné dormir jusqu’à 20h à l’auberge.

À ce moment-là, toutefois, un signe encourageant s’est fait sentir: la faim. Armé d’un livre pour me distraire et de livres anglaises pour payer ma facture, je me suis rendu à un resto bien situé dans le vieux Bristol pour me taper une pizza. Après cela, retour à l’auberge et dodo afin de reprendre la vie normale le lendemain.

La suite: Petite baignade à Bath

2006
08.07

London, 7 août 2006 – Une petite dernière à Londres avant de prendre la route. Ce matin, je me suis levé vers 9h avec l’intention de faire le tour de l’est de la ville. J’ai commencé par la City, afin de poser mes yeux sur les néoclassiques Royal Exchange et Bank of England. C’est intéressant comme quartier. Hommes et femmes d’affaires en complets et tailleurs rayés avec leurs cellulaires, une architecture titanesque et certainement une obsession bien avouée pour l’argent.

Dans les environs, j’ai rendu visite au Monument, érigé afin de perpétuer la mémoire du Great Fire qui a ravagé Londres en 1666. Les 311 marches du monument ont été difficiles à monter, car ça fait un bout que je ne me suis pas entraîné. Mais ça fait circuler le sang ! La vue ? Bof.

Gotham City
On dirait que ça sort tout droit d’un film de Batman.

Après cela, c’est le 30 St. Mary Axe qui a eu l’honneur de ma présence. J’y suis allé pour voir le fameux Gherkin, une tour à bureau plutôt écolo, mais dont la forme ressemble drôlement à un cornichon. Le gros problème, c’est que les occupants de cette tour sont des assureurs. Bref, une gang de bandits. Tout près, j’ai aperçu un édifice de l’assureur Lloyds qui avait l’air de sortir de Gotham City, dans les films de Batman. Vraiment étrange comme architecture. C’est vraiment le genre «technologique et sombre» des BD et de la série de films.

Le reste de la journée a été une vraie réussite. Je suis allé visiter la London Tower, bien ordinaire mais vraiment authentique d’une période sombre qu’a été le Moyen-Âge. De toute façon, tout ne peut être glamour.

Avant de poursuivre les visites, j’ai fait quelque pas pour aller dîner à un pub des environs. J’ai commandé des fish and chips et une bière Fuller Discovery. La bouffe était bonne, mais la Discovery, une nouvelle bière, doit vraiment viser un marché de gens qui ne connaissent pas la bière. Elle ne goûte rien, comparativement aux autres produits servis par Fuller !

Il reste que le clou, c’est le Tower Bridge. À côté de le tour, un incroyable pont suspendu n’attend qu’un regard pour vous séduire. Ses passerelles ont été conçues pour laisser passer les bateaux, et le reste du pont pour plaire à l’oeil humain. Magnifico ! Je l’ai mitraillé de photo afin d’avoir la meilleure prise de vue possible.

Tower Bridge
Le Tower Bridge. Romantique, non ?

C’est dans la soirée que j’ai finalement rejoint Chris. Nous nous sommes retrouvés à Trafalgar Square. Nous nous sommes rendus à Leicester Square afin de trouver un pub… pour prendre une bière, quoi d’autre. C’est quand même intéressant qu’il fasse le parallèle: c’est comme il y a deux ans. Nous marchons, en train de chercher un endroit où prendre un verre. La Fuller London Pride était succulente – enfin une bière anglaise SOLIDE – et mes discussions avec Chris étaient très agréables. Nous nous entendons toujours aussi bien. Il travaille maintenant pour une firme d’architecture dans sa ville d’origine. C’est bien de voir qu’il prend sa place dans son domaine.

Après une bière, nous changeons de pub. Cette fois, je choisis une Fuller ESB. Quelle bière. Plus forte en alcool et très savoureuse. Avant que le pub ferme, nous quittons les lieux et nous disons au revoir. C’était le fun de le revoir.

Avant de rentrer, je suis allé vers le Parlement pour prendre quelques photos de nuit. Ce sont habituellement les plus belles que je peux prendre.

Big Ben at night
Big Ben quand il fait noir. Ça vaut le détour.

Le problème, c’est que la prise de photos a pris pas mal de temps. Même si j’ai été aux toilettes en sortant du pub, les quelques bières ingurgitées plus tôt produisaient leur effet sur la vessie. Avant de rentrer à l’auberge, il fallait VRAIMENT aller aux toilettes. Évidemment, aucun pub ou restaurant n’était ouvert après 23h dans les environs du Parlement. Il a fallu que je trouve un hôtel et que je demande le plus gentiment du monde le droit d’aller aux toilettes. Merci, Marriott !

La suite: L’étonnante Bristol

2006
08.06

London, 4 au 6 août 2006 – Vendredi matin, je me suis levé tard, vers 9h ! Après la routine matinale, ma première destination a été le Parlement britannique et sa fameuse horloge Big Ben.

Big Ben
Ah ! Big Ben et le taxi londonien, deux excellents symboles de la capitale anglaise. Le temps nuageux ne les a pas mis en valeur, mais who cares, j’ai bien aimé l’endroit.
10 Downing Street
Bon. On ne voit pas grand chose, Mais regardez bien la partie noire, le plus à gauche possible. C’est là que le premier ministre anglais demeure.

J’ai bien passé deux heures dans les environs pour admirer les lieux, l’architecture, et trouver les meilleurs endroits pour prendre des photos. Mes réflexes afin de trouver les meilleurs angles et les meilleurs endroits étaient un peu rouillés, mais c’est revenu ! Malheureusement, la météo nuageuse n’a pas rendu justice à la beauté des lieux.

Je suis passé par le 10 Downing Street, la résidence du premier ministre. My God ! Tant de surveillance, et des grillages imposants. J’ai à peine pu voir la porte de la résidence de loin, et prendre une mauvaise photo. Oh well.

Vers 14h, je suis allé au London Eye, une grande roue panoramique qui valait bien le prix d’entrée exhorbitant. C’est vraiment la meilleure vue sur Londres. Ne montez pas dans une tour, allez au London Eye ! Les cabines de verre permettent de très bien voir les alentours, mais vous aurez à jouer du coude avec les autres touristes. Il reste que la vue aérienne, notamment celle sur le Parlement, en valent la peine.

Après coup, j’ai fait le tour de plusieurs parcs, dont St James Park et Green Park. C’est beau et relaxant, en plein coeur de Londres. J’ai aussi effectué un arrêt à Buckingham Palace afin de profiter des environs. J’aurais pu faire une visite coûteuse de l’intérieur car les robes de la reine y sont exposées, mais je ne suis pas un très grand fan de royauté. J’ai passé mon tour.

St. James Park
St. James Park. Typique des parcs londoniens où il fait bon relaxer.
Buckingham Palace
Regardez bien l’image. N’y voyez-vous pas quelque chose de comique ?

En début de soirée, après un retour à l’auberge, je suis retourné dans le coin du Parlement pour souper au pub Red Lion. Un guide de voyage recommande les Red Lion comme des pubs typiques. L’endroit était correct, mais le fish and chips pas aussi bon que celui de l’autre soir.

Ensuite, j’ai suivi la recommandation d’un autre guide pour aller au Princess Louise, un pub d’un autre quartier de Londres. L’endroit est certes charmant, mais il y a peu de places assises. J’y ai essayé une lager du brasseur Samuel Smith. Elle était très fruitée, une rare lager réussie en Angleterre. Décidément, cette brasserie sait ce qu’elle fait.

Malheureusement, le pub fermait à 23h, alors que j’aurais bien pris une deuxième et peut-être une troisième pinte. #!@$%?&*

5 août

Il semble que je suis sur une lancée de levers difficiles. Je suis sorti du lit à peine à temps pour ne pas manquer le déjeuner de l’auberge, qui se terminait vers 9h30. Mais quand je suis sorti de ma tannière, j’ai réalisé à quel point c’était ensoleillé dehors. Ça tombe bien, j’ai de magnifiques endroits à visiter aujourd’hui. Ça promet pour l’appareil photo.

J’ai commencé la journée à la Cathédrale Saint-Paul. Ayant déjà vu des cathédrales impressionnantes auparavant, je ne voulais pas trop me faire d’attentes, histoire de ne pas en ressortir déçu. Cette «stratégie» a porté fruit car j’étais satisfait malgré la sobriété des lieux. La cathédrale est légendaire, mais quand on en a vu d’autres, on est moins impressionnable.

Queen Anne
Tout le monde a déjà vu la cathédrale Saint-Paul à la télé. Ce qui saisit, ici, c’est cette statue de la reine Anne, première souveraine de Grande-Bretagne et dernière de la dynastie des Stuart. Cet angle de photo est des plus dynamiques.

Ensuite, j’ai été jeter un coup d’oeil sur un monument beaucoup plus moderne: le Millenium Bridge. Ce pont métallique des années 2000 jure avec les plus vieux vestiges de Londres. La météo radieuse a fait briller sa structure attrayante de façon spectaculaire. Qui a dit que la modernité ne pouvait être belle ? Il s’agit de savoir la concevoir, ce que prouve ce magnifique pont. Trop peu d’architectes sont capables de faire pareil…

Millenium Bridge
Le Millenium Bridge. Wow !

À deux pas de là se trouvait la Tate Modern, une galerie d’art de renommée mondiale. Statut social oblige, il fallait bien que je lui rende visite ;-) Le contenu y était varié, de la peinture aux formes les plus inusitées de l’art moderne. Je suis loin d’être un expert, mais j’ai été fasciné par ce que j’ai pu y voir. Au bout du compte, c’est la photographie qui a su le mieux captiver mon intérêt. Je crois qu’en général, on sous-estime ce volet dans le monde artistique, portant trop d’attention à la peinture. Une photo en particulier m’a intéressé: des gens croqués sur le vif dans la rue. Les visages valaient mille mots.

M’arrêtant à quelque part à l’heure du midi pour un sandwich, je suis ensuite allé vers Hyde Park, sous un soleil de plomb. Je me suis attardé là, m’assoyant sur un banc et lisant un livre. Voyager, c’est aussi savoir relaxer et s’adonner à des activités que les gens locaux n’hésiteraient pas à faire.

Hyde Park
Oui, Hyde Park, malgré les apparences, se trouve bien au coeur de Londres…

Quand j’ai senti que je m’endormais, je me suis dit qu’il fallait marcher quelque peu afin de me réveiller. Je suis sorti du parc et je me suis rendu à Chelsea, un autre district cossu londonien. Ce qui m’attirait là, c’était l’Albert Bridge, décrit comme un assez beau pont dans un guide de voyage. Les photos sont unanimes: c’est assez cute. En plus, j’ai pu marcher le long de la tamise entre la station de métro et le pont.

Chelsea
Qui ne voudrait pas être propriétaire d’une de ces maisons à Chelsea ? Le seul problème, c’est que même pour les Anglais, elles sont très chères.
Albert Bridge
L’Albert Bridge. C’est un design assez original.

À travers quelques messages textes, j’ai pris contact avec Chris, un Anglais rencontré à Strasbourg il y a deux ans. Il m’a invité à aller le rejoindre, lui et ses amis, à un festival à Regent’s Park. Il était à Londres pour quelque temps. Fallait bien se revoir !

Après un saut à l’auberge de jeunesse, je me suis rendu à Regent’s Park. Méchant problème: des centaines (peut-être des milliers) de personnes étaient sur place, engorgeant les réseaux de téléphonie cellulaire. Le résultat ? Il aurait fallu un méchant hasard pour que je tombe sur Chris dans de telles circonstances.

En théorie, ce que je voulais faire ce soir tombait à l’eau.

La réalité était toute autre. C’était toute une occasion qui se créait.

On s’explique. Avant de faire quoi que ce soit d’autre, je fais la queue pour aller aux toilettes. Une jolie petite brunette qui s’appelle Abi se trouve devant moi. Elle commence à me parler, je ne me souviens plus trop de quoi. On jase on jase pendant un bout, car la queue est longue. Je lui explique ce qui vient de se produire, et elle me dit qu’elle a déjà connu une situation du genre à Amsterdam. Ensuite, elle m’invite à rejoindre son groupe au festival et à aller prendre une bière après. Pourquoi pas ? La communication par message texte ou par cellulaire fonctionne mal, Chris et moi ne sommes pas vraiment capables de se rejoindre. Un message prend une heure à se rendre !

Je rejoins Abi et ses amis au festival, me présentant et expliquant un peu ce que je fais dans la vie. Après un bout, Abi doit revoir un ami qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. On se rend au bar où il nous a donné rendez-vous. À ma grande surprise, c’est un bar dont la musique est exclusivement heavy métal (YEAH !), mais les gens y sont habillés de façon un peu destroy… vraiment. On prend une bière, jase-jase, je m’entends bien avec ces gens-là, particulièrement un gars qui est professeur, vraiment passionné par l’enseignement.

Après ça, Abi nous invite à aller à son appartement. On s’achète de la pizza et de la bière à l’épicerie du coin et on va chez elle.

Quel appart ! Rien de très chic. Très basic, typique des étudiants ou des gens qui ont peut d’argent mais qui vivent bien. L’édifice est vieux mais très bien entretenu, ça a vraiment du charme. Je m’aperçois que je vis une expérience «ultime» pour un touriste. Je passe une soirée avec des gens de la place, des «locaux». Ce sont ceux que l’on ne rencontre habituellement pas, parce qu’ils ne passent par leur temps autour des attractions touristiques. Le hasard m’a permis de faire la connaissance de ce petit groupe dans la jeune vingtaine, et c’est vraiment inoubliable.

Pendant la soirée, les conversations sont vraiment typiques. On parle d’à peu près n’importe quoi: films, culture, politique, je parle un peu de moi et de mon patelin d’origine, des différences culturelles, sociales et politiques. Le tout en me tapant de la bonne Pilsener Urquell. Et pour une rare fois, j’ai pu parler de bière avec quelqu’un qui connait ça ! Ces gens-là m’ont impressionné par leur culture générale et leurs opinions bien réfléchies. Je ne pouvais demander mieux…

Vers 2h du matin, on m’offre de rester à coucher, et je dis non. La raison est bien simple: j’ai payé 20 livres sterling pour l’auberge de jeunesse et j’ai l’impression que si je ne vais pas y dormir, je donne de l’«argent gratuit» à l’auberge. Alors, Abi me sort le circuit d’autobus et l’horaire pour que je puisse revenir sans perdre de temps. Vraiment, j’ai été traité avec classe par des gens qui auraient très bien pu passer leur soirée sans moi. Merci beaucoup !

6 août

Après l’expérience d’hier, j’ai pris ça mollo. Je me suis couché assez tard, évidemment, et je me suis levé tard. S’il y a un constat qui me choque à l’auberge, c’est de voir à quel point il y a des gens dans la quarantaine et dans la cinquantaine. Je comprends bien que les auberges de jeunesse sont plus à la mode aujourd’hui qu’auparavant, mais il devrait y avoir une limite d’âge. C’est quand même pas un club de vieux ! Je me dis que je coucherai dans ces auberges pendant un certain nombre d’années, mais donnez moi un coup de pied au cul si jamais je m’y retrouve à l’âge de 40 ans.

Greenwich
Ceci est l’horloge la plus importante du monde. C’est ici que l’heure de Greenwich est déterminée.

Anyway. Vers 11h, je suis parti vers le méridien de Greenwich, le point où l’heure est déterminée. C’est l’endroit où l’heure GMT, la référence, est fixée. C’est situé dans un petit village (Greenwich) aux alentours de Londres. Comme tout le monde, j’ai fait prendre une photo de moi, la moitié de moi étant dans l’hémisphère Est, l’autre dans l’hémisphère Ouest. C’est prévisible et touristique, mais il faudrait être fou pour ne pas le faire :-)

En après-midi, je suis allé au British Museum. Ce musée est riche en artéfacts, mais il est aussi controversé. Beaucoup de collections ont été «prélevées» à l’étranger au passage des Britanniques, notamment en Égypte et dans des pays où ils ont mené des campagnes militaires. Peu importe, je suis là pour découvrir. Ce qui a attiré mon attention: la pierre de Rosette et une sculpture d’Alexandre le Grand. Et certaines visiteuses avaient beaucoup de charme, aussi.

En soirée, alors que je me dirigeais vers le Chinatown, je croise un Australien rencontré à l’auberge. Il est avec un autre gars, et je leur propose d’aller souper ensemble. Ils acceptent. Au moment de franchir l’entrée du métro, l’autre gars s’aperçoit qu’il n’a plus assez d’argent pour faire le trajet et refuse qu’on lui paie un billet. Il dit qu’il va aller souper ailleurs et il insiste vraiment. L’Australien et moi haussons les épaules, continuant notre chemin vers le quartier chinois.

Je recommande le restaurant Chinese Experience, trouvé dans un de mes guides de voyage. Bon petit resto, bon service, bonne bouffe, et jolie serveuse. Agneau, poulet, riz et bière chinoise, tout est excellent. Je suis en compagnie de quelqu’un de sympathique qui voyage depuis des et qui a de bonnes histoires à raconter au lieu de souper seul. Je n’ai pas à me plaindre.

Après le souper, nous nous rendons à un pub de Leicester Square pour se taper une bière. Pendant la soirée, un Français décider de s’insérer dans notre conversation. Le gars est aussi en voyage, et après bien des hésitations, on parle avec lui. Vers 23h, l’Australien décide de rentrer. Je passe encore une heure à discuter avec le Français. On marche un peu dehors et il veut aller prendre une bière dans un pub qui reste ouvert pendant la nuit. Je décline poliment, un peu fatigué et… un certain instinct de survie me disant de ne pas trop passer de temps avec ce gars-là…

Je rentre en autobus, pour enfin me coucher à 2h du matin.

La suite: Des retrouvailles à Londres

2006
08.03

London, 3 août 2006 – Jeudi matin, je me suis levé vers 7h30 pour aller déjeuner. Le déjeuner était assez typique du premier repas que l’on trouve dans une auberge. Des roties, de la confiture (dont la marmalade) du yogourt, du jus, mais aussi des chocolatines. Toutefois, les compagnons de déjeuner et de chambre ne m’ont pas autant intéressé que ceux rencontrés à Prague. Et il a quand même fallu que je félicite un Italien pour la Coupe du monde gagnée par son pays… au dépens notamment des demi-finalistes allemands que je supportais avec tant d’énergie !

Un petit saut dans une épicerie pour ramasser de l’eau embouteillée et hop ! on commence les visites. J’ai rapidement compris de quoi on parle quand on dit que le métro londonien est difficile à «pratiquer» le matin. J’ai dû regarder trois trains bondés passer devant moi avant de pouvoir monter à bord. Après ce délai, je me suis arrêté à Covent Garden.

La visite fut très courte: pas de jardin, juste un marché touristique et des petites boutiques ayant peu d’originalité à offrir. À moins d’être un mononcle ou une matante qui veut acheter un savon à cinq livres et quelques pences, n’y perdez pas votre temps.

Ensuite, je me suis dirigé vers Somerset House, un édifice qui a déjà servi à l’administration royale. La cour intérieure est une vraie beauté architecturale, avec en plus une cinquantaine de fontaines qui jaillissent toutes en même temps. C’est très calme et très beau. En sortant de là, j’ai pris le pont Waterloo, qui enjame la Tamise. J’ai marché le long de la rivière, m’attardant sur les Victoria Embankments pour admirer à partir de là le coeur de Londres à distance.

Somerset House
Somerset House. Pouvez-vous imaginer que ce superbe endroit, ayant déjà servi à l’administration royale, ait été jusqu’à récemment un stationnement pour les fonctionaires ?

Me rendant à Trafalgar Square à l’heure du midi, je me suis acheté un sandwich, histoire de faire le plein avant d’entrer à la National Gallery. Une fois rassasié. je suis allé au musée (gratuit d’ailleurs) pour jeter un coup d’oeil à la collection de tableaux provenant de partout et de toutes les époques. Mes préférés ? Les Rembrandt et Michel-Ange.

Pendant le reste de l’après-midi, j’ai marché vers Picadilly Circus, l’équivalent de Times Square à New York. C’est à dire un énorme square commercial où les enseignes dominent et où les ados et les jeunes dans la vingtaine vont magasiner parmi les touristes. J’ai fait quelques petits achats dans les boutiques de souvenirs pour ma collection.

Après cela, je suis passé par Soho, le quartier branché et bohème. Malheureusement, c’est comme le Plateau Mont-Royal à Montréal. Des boutiques trop chères et un public qui semble se penser au-dessus des autres. Là aussi, les restos sont trop pleins. Le Chinatown, tout près, aurait aussi pu être mieux. Il ne me semblait pas aussi authentique que celui de Montréal.

En fin d’après-midi, je suis retourné à l’auberge afin d’y laisser quelques affaires, avant d’aller au Great British Beer Festival. Le festival se déroulait à Earls Court, une salle qui sert pour des spectacles et autres manifestations publiques. Malheureusement, la plupart des bières dégustées n’ont pas été à la hauteur de mes attentes, sauf pour une allemande, la Mahrs Pilsner ! Et il y avait très peu d’atmosphère. Ce n’était pas festif comme à l’Oktoberfest de Munich. Après y avoir acheté un verre pour la collection d’un de mes amis, j’ai écourté ma visite au festival. Aussi bien trouver un pub sympathique. À défaut de déguster un grand cru, le charme du pub saura me séduire !

Me fiant à mon guide britannique de la bière, je suis allé vers le district Farringdon pour trouver un pub. J’y ai essayé la Spitfire, qui ne crachait pas grand goût. J’imagine que la Guiness et les bières étrangères seront les seuls choix intéressants pour le reste du voyage !

Je suis quand même rentré assez tôt. Le pub fermait à 23h30. La plupart des pubs anglais ferment encore tôt, même si la loi leur permet de rester ouvert toute la journée et toute la nuit s’ils le veulent. J’imagine que les vieilles habitudes ne changent pas vite !

C’est donc un bilan très mitigé que je dresse à la fin de cette première journée à Londres.

La suite: L’expérience ultime du touriste