Category: Techno
2010
01.05

Le dévoilement du Nexus One de Google m’amène à penser que les téléphones «intelligents» vont bientôt prendre le contrôle total du marché, tellement ce type de téléphone est attrayant et tellement on ne peut plus s’en passer une fois qu’on en a un dans les mains.

Ceux qui ont déjà un iPhone (comme moi), un téléphone Android, un BlackBerry ou autre appareil doté d’un bon écran et d’applications savent de quoi je parle. Les téléphones cellulaires traditionnels sont si limités que chaque client qui migre est pratiquement perdu pour la vie. Au fur et à mesure que les gens découvrent les claviers complets et applications des téléphones de récente génération, ils ne décrocheront plus.

Là où Google intervient avec son Nexus One, les prochains appareils et son système Android, c’est probablement pour populariser davantage les téléphones qui ont une certaine élégance. Le BlackBerry n’en a pas, il demeure populaire dans le monde des affaires car il est sécurisé et centré sur le courrier électronique. L’incapacité de Research in Motion de créer un vrai marché pour les applications en témoigne.

L’iPhone est le meilleur téléphone et malgré sa popularité, il rebutte encore des gens qui le trouvent trop cher ou même trop cool (!) pour s’y associer.

L’entre deux, vous le devinez, est le système Android. Ce ne sera probablement pas un seul appareil comme le Nexus One qui rendra les smartphones intéressants pour plus de gens, mais une panoplie de téléphones de tous genres. Dans un tel contexte, l’iPhone pourrait bien demeurer un chef de file, suivi de près par une série d’Android.

Pour ceux qui doutent de l’importance du marché des téléphones intelligents, sachez qu’il a déjà progressé à 17% en 2009. Et c’est loin d’être fini, à mon avis !

2009
08.27

Il est difficile d’ignorer, si vous trempez dans l’univers du Mac, la sortie du système d’exploitation Mac OS X Snow Leopard vendredi. Déjà, David Pogue passe la nouvelle version en revue sur le New York Times en ligne, et selon lui, c’est du solide.

Cette mise à jour et celle de Windows 7 qui sortira plus tard marquent l’arrivée d’une nouvelle ère pour l’informatique, j’espère. Le bon fonctionnement d’un système veut dire des mises à jour technologiques profondes et pas seulement l’ajout de nouvelles fonctions qui alourdissent tout.

Ce qui me semble particulièrement frappant cette fois, c’est de voir à quel point Apple a pris de l’avance sur ses adversaires. Depuis que Mac OS X a été lancé en grande pompe au début de la décennie, le système n’a jamais cessé de prendre de la vitesse. De devenir plus robuste. À un tel point que je n’arrive simplement plus à comparer mon ordi à la maison à celui au travail, même si ce que j’ai chez moi n’est qu’un simple portable.

Il est clair que d’autres systèmes fondés sur UNIX sont aussi modernes mais ils ne sont pas vraiment «livrés» avec le même souci de plaire à l’utilisateur comme Mac OS X.

Autre sujet: Sony, elle, peut-elle redorer son blason en matière de balladeurs et rattraper Apple?

Sa nouvelle série de Walkman numériques paraît plus raffinée que jamais. Mais est-ce assez pour gruger des parts de marchés contre l’iPod ? La question est énorme.

2008
08.13

Donnons le plein crédit au petit comique qui tente de répandre un virus par courrier électronique sur Internet: sa tentative est drôlement bien ficelée. Un petit message confirme que près de 500 $ ont été prélevés sur votre carte de crédit pour l’achat d’un billet d’avion, avec le petit ticket.zip comme pièce jointe.

Ça donne drôlement le goût d’ouvrir le fichier pour voir comment un foutu billet d’avion non planifié a été acheté !

Mais bon, quand on en a vu d’autres, on me mord pas à l’hameçon. Surtout quand on voit l’adresse qui se termine par boommalls.com et un mot de passe fictif pour un compte sur le site Web du transporteur.

Le message en question:

From: US Airways <rlpbanca@boommalls.com>
To: mon adresse
Subject: Your flight ticket  N5539730
Date: Wed, 13 Aug 2008 19:55:38 +0100

Good day,
Thank you for using our new service “Buy flight ticket Online” on our website.
Your account has been created:

Your login: (mon adresse e-mail)
Your password: (un mot de passe qu’ils ont inventé)

Your credit card has been charged for $485.01.
We would like to remind you that whenever you order tickets on our website you get a discount of 10%!
Attached to this message is the purchase Invoice and the airplane ticket.
To use your ticket, simply print it on a color printed, and you are set to take off for the journey!

Kind regards,
US Airways
Attached file: ticket.zip

2008
08.04

Quelle fût ma surprise, tôt ce matin, en entrant dans la station de métro Jean-Talon pour aller au travail. Je demande au changeur de me vendre la carte mensuelle et il me met sous le nez la carte Opus, qui peut contenir les titres de transport de la Société de transport de Montréal.

Encore à peine éveillé, je sursaute, brandis la carte et la lève triomphalement vers le ciel, réalisant qu’enfin, le métro de Montréal fait un pas vers la modernité ! Bon, ok, c’était un peu moins spectaculaire que ça. Un peu surpris, je dis «oui oui, je veux la carte à puce». Enfin, on peut recharger une carte résistante au lieu d’utiliser une carte à bande magnétique facile à endommager et à perdre. Et, difficile à croire, les guichets automatisés permettent de sortir de l’âge de pierre en utilisant Interac pour régler l’achat.

En gros, Montréal a maintenant une technologie très semblable à celle du métro de Londres en ce qui concerne la gestion des titres de transport. Ayant utilisé le Tube londonien en 2006, je connais son efficacité. On passe la carte près d’une plaque et hop! le tourniquet nous permet de passer. Le changeur me souligne qu’on peut insérer la carte dans son portefeuille. Traduction: en ne la laissant pas traîner ailleurs, ça prend plus de talent pour l’oublier ou la perdre.

Cette anecdote me rappelle toutefois que la transition vers un système plus intelligent pour gérer les passages est loin de se faire parfaitement. Elle illustre aussi à quel point notre service de transport public a des croûtes à manger si Montréal veut faire partie des grandes ligues.

Le premier point qui me vient à l’esprit, c’est la longue transition. On nous claironnait que la nouvelle technologie allait arriver au printemps. Eh bien, on ne nous avait pas dit que c’était une coexistence de deux systèmes qui nous attendait. Seulement une partie des tourniquets a été convertie au nouveau système, ce qui a créé de la confusion pour bien des utilisateurs qui se demandaient par où passer. La réduction des tourniquets anciens a causé des délais lors des heures de pointes, car ce sont les utilisateurs les plus nombreux qui ont vu leurs points d’accès réduits !

Évidemment, les changeurs ont eu à expliquer à bien des gens quels titres de transport acheter pour quel système, ce qui a créé davantage de confusion.

Bref, on a fait compliqué quand on pouvait faire simple. On aurait pu tout changer d’un seul coup et les utilisateurs du métro auraient dû se conformer dès la première semaine. C’est tout. La STM devrait vraiment nous traiter comme des adultes et non nous prendre par la main au beau milieu de la circulation.

Parlant d’adultes… si la STM avait sérieusement voulu faciliter la vie à tous, elle aurait adopté un tout autre modèle.

Prenez les métros de Munich et Berlin, en Allemagne. Aucune barrière. Pas de tourniquets. Les entrées des stations de métro et de train sont complètement libres. En échange, des inspecteurs en civil font des vérifications au hasard et imposent une amende salée à ceux ne détenant pas un titre de transport valide.

J’imagine que l’idée en dérange quelques-uns. Cependant, où est le problème si vous avez payé votre passage en toute honnêteté ? Quand vous perdrez votre temps aux tourniquets, à voir que les gens vous bloquent l’entrée en cherchant leur carte ou sortent par le tourniquet où vous voulez passer, imaginez Munich ou Berlin. L’entrée ouverte facilite la circulation au lieu de vous embouteiller ! Si ça ne vous inspire pas, imaginez l’occasion d’utiliser un guichet automatisé pour recharger la carte au lieu d’attendre après un changeur qui se fiche bien de l’empressement des utilisateurs quand la file s’allonge le premier jour du mois.

C’est «le fun» de ne pas perdre son temps. Mais j’imagine que c’est réservé à d’autres cultures que la nôtre…

2008
07.28

Intéressant. Un nouveau moteur de recherche baptisé Cuil vient de faire une entrée remarquée dans le monde de la recherche sur le Web, grâce aux reportages de médias américains.

Ce moteur de recherche nous promet de faire mieux avec moins de ressources, en indexant 121 milliards de pages Web et prétendant que c’est supérieur à l’index de Google. Cette dernière renchérit que son index est encore le plus gros.

Peu importe. Le nerf de la guerre en recherche n’aura jamais été le nombre de sites et de pages recensés. Ce qui compte, c’est la pertinence.

Quand le Web a fait son apparition au milieu des années 1990, la recherche était pratiquement une fin en soi. Il fallait passer des heures à utiliser les moteurs de recherche afin de trouver des résultats pertinents presque pour le plaisir de naviguer sur le Web. Google est devenu la référence en rendant les résultats pertinents.

Quand on fait des recherches sur Cuil, on a drôlement l’impression de revenir à 1995 au niveau de la pertinence.

Mettons que je m’entraîne à la boxe (c’est le cas) et que je veux savoir ce qui se passe ces temps-ci au niveau de ce sport. Si je tape “boxing” dans un moteur de recherche, je dois trouver des sites dont le contenu porte sur ce sport, n’est-ce pas ?

Google va me donner seulement des résultats solides au premier écran. ESPN, Fightnews, un résultat de Wikipedia, East Side Boxing, HBO Boxing. Du solide.

Cuil va me donner des résultats plus «originaux» comme boxing.
freeonlinegames.com et “WeBL – The Web Boxing League”. Pourtant, je n’ai pas tapé “boxing games” afin de trouver des jeux.

Cuil me donne aussi “Out of the Park Developments”, dont le principal produit est un jeu de baseball. Ils ont bien un jeu de boxe, mais encore là, ce n’est pas pertinent.

Regardez aussi les images qui sortent dans la page de résultats. Hmmm. Sont-elles vraiment pertinentes ?

J’ai fait des recherches plus pointues sur d’autres sujets. Encore là, les résultats viennent de nulle part et les images choisies pour rendre les résultats plus agréables n’avaient rien de pertinent.

Bref, la première impression n’est pas bonne. Cuil semble avoir des croûtes à manger.

2008
05.03

Le New York Times Magazine a récemment publié un superbe papier sur les tendances en photographie sur le site de partage Flickr. Comment devient-on populaire sur ce site, au point où on attire l’attention de grandes entreprises? En faussant la réalité.

Au menu: un gros travail de Photoshop pour créer des photo léchées à l’allure surréaliste. Des couleurs que l’on voit seulement quelques fois par année, dans des conditions optimales à des endroits très précis. Mais qui, avec quelques heures d’édition, vont rendre n’importe quel cliché éclatant.

Ce qui est dommage, c’est que les masses de photographes amateurs ou simples amateurs de photo font une grande erreur. Si la photo surréaliste est un art en soi et une façon drôlement esthétique de publier, c’est une déformation de ce qui rend la vraie photographie un véritable art.

Celui qui maîtrise la photo limite son travail dans Photoshop au «nettoyage» d’une photo. Éliminer une poussière qui dérangeait sur la lentille ou une petite imperfection du décor photographié, ce n’est rien. «Créer» une photo de toute pièce et embellir au point où le résultat ne ressemble en rien à ce que l’oeil a vu sur place, c’est dénaturer un art.

Le vrai talent en photographie se détecte au niveau de la composition: savoir utiliser son environnement, la lumière ambiante, les distances et les objects pour composer une photo qui frappe l’oeil. Savoir rendre une fleur claire et tout son environnement flou. Revenir sur un lieu au coucher de soleil en sachant que la lumière frappera la façade d’un édifice et donnera un cachet unique à la photo.

Oui, vous pouvez faire baver les masses en «photoshoppant» une photo à outrance. Mais êtes-vous capables de le faire simplement en sachant comment la «shooter» ?

Si oui, regardez la photo qui accompagne ce texte. Une seule opération a été faite dans Photoshop: la réduire pour ce site…