Category: La vie
2010
02.01

Quelques pensées pour la STM

Métro de Munich

Le métro de Munich, qui devrait servir de modèle à notre foutue STM...

J’aimerais vivre à Paris car on peut parfois sentir le roulement de son métro qui passe sous terre quand on est au restaurant.

J’aimerais vivre à Berlin car son métro entre et sort de terre souvent, découvrant les multiples visages de la ville en voyageant.

J’aimerais vivre à Prague. Son métro a l’air soviétique mais le service est ultra rapide. Même les escaliers roulants fonctionnent à une vitesse folle.

J’aimerais vivre à Munich, qui a le meilleur métro du monde. Le plus propre, le plus beau, le plus efficace.

J’aimerais vivre à Strasbourg, dont le tramway est le grand luxe au quotidien.

J’aimerais vivre à Vienne, qui a un métro de première classe.

Je détesterais vivre à Londres, qui a un métro PRESQUE aussi merdique que celui de Montréal !

2009
12.24

Bonjour à tous,

Voici un petit post pour souhaiter de Joyeuses Fêtes mais il est un peu plus profond que la normale car une expérience récente me fait réaliser à quel point le mode de vie humain est fragile et précieux.

C’est fou à quel point notre monde peut s’écrouler facilement. Un tuyau qui a lâché dans mon édifice à condos a endommagé le système électrique, coupant l’alimentation en courant et en eau à 28 unités pour plusieurs jours. Tout est réglé mais quand de telles choses se produisent, on voit à quel point nous prenons des choses importantes pour acquises. Un événement peut rapidement tout bousculer les choses de base qui permettent à l’humain de concentrer le gros de son attention au travail, aux relations et au plaisir.

La même chose s’applique à toutes santé, quand on s’y arrête. Toute la force et les réalisations d’un être humain sont fragiles: un petit problème de santé peut tout mettre à terre.

C’est dans ces moments que l’on découvre, par contre, une capacité de gérer une crise pour se relever. Que ce soit parce qu’on fait tout pour rétablir la normale ou que ce soit parce qu’on reçoit un coup de main.

C’est aussi dans ces moments qu’on réalise à quel point l’eau pour une douche chaude ou celle qui alimente une toilette sont trop facilement pris pour acquis en Amérique du Nord et en Europe. Quand un sinistre nous les enlève, ne serait-ce que pour une semaine, nous trouvons ça bien difficile. Des millions de citoyens ailleurs dans le monde doivent nous trouver bien pépères comparativement à eux si l’on songe au fait que beaucoup doivent marcher des kilomètres pour quelques litres d’eau. L’eau courante et les chauffe-eau ainsi que l’air climatisé, c’est du luxe.

Là-dessus, profitez bien de Noël et du Jour de l’an. Et de la vie en général :-)

2009
07.12

Depuis le début de l’été, le lancement du service public de location de vélo Bixi fait sensation à Montréal. Avec raison. Il était l’heure qu’une ville qui veut pousser ses citoyens à délaisser la voiture pour le vélo et le transport en commun agisse.

Par contre, c’est bien trop peu.

Dans l’immédiat, jettons un oeil sur le service lui-même, en le comparant au Vélib de Paris. Les stations montréalaises de Bixi sont encore bien peu étendues, comme le démontre cette carte. Il faudra en ajouter beaucoup si l’on veut rendre le mode de transport suffisamment flexible pour ceux qui n’habitent pas directement le coeur de la ville.

Aussi, il manque trop souvent de vélos dans les stations, de trop petite taille.

J’ai arrêté de compter le nombre de fois où je passais à côté d’une station Bixi pour constater que tous les vélos étaient partis. Pourtant, c’est quand un passant se dit spontanément «si je prenais le vélo ici…» que le service doit être disponible. J’ai aussi vu des collègues rager parce qu’ils sont arrivés en retard au travail parce qu’il était impossible de trouver une place disponible dans une station afin d’accrocher le vélo.

Les stations parisiennes de Vélib comptent bien souvent deux ou trois fois le nombre de vélos que l’on voit par station à Montréal. Il est temps de faire une mise à niveau ici.

L’exemple de Munich

La popularisation du vélo à Montréal ne dépend pas seulement du Bixi, par contre. Il y a une situation d’ensemble qui présente un bien plus gros obstacle à l’utilisation générale du moyen de transport à deux roues.

Je veux bien donner mon appui moral aux élus qui prônent le vélo, mais encore faudrait-il qu’ils prennent les moyens afin de rendre le tout plus sûr. Présentement, si je veux circuler à vélo, je dois me taper un parcours entouré de voitures qui roulent à ma gauche et de celles qui sont stationnées à ma droite. L’espace est souvent étroit. Le souci de sécurité est trop grand.

Depuis quelques années, la Ville a délimité des pistes cyclables sur certains boulevards, mais c’est bien trop peu. Devoir emprunter les mêmes routes pour rouler de façon sécuritaire, c’est très peu flexible.

La solution ? Regardons l’exemple brillant de Munich, en Allemagne. C’est très simple et surtout systématique. Toutes les rues munichoises où il y a moindrement un peu de trafic sont dotées une piste cyclable de chaque côté, entre la rue et le trottoir. Pratiquement partout. Et ce n’est pas une blague.

Ludwigstrasse, Munchen

Regardez bien la Ludwigstrasse, à Munich. Les deux lignes pointillées donnent une piste réservée aux cyclistes. Et c'est le cas partout.

À mon avis, c’est la seule façon de doubler le discours selon lequel nous devons utiliser le vélo de moyens pratiques en vue d’y arriver. Il est certes noble de souhaiter plus de transport à deux roues, mais encore faut-il rendre le tout attrayant au lieu de dangereux.

Le problème réside évidemment dans la volonté politique dans un monde nord-américain qui a toujours placé la voiture au premier rang des priorités. Les élus municipaux auraient à adapter une écrasante majorité des rues de Montréal afin d’arriver à un modèle comparable à celui des villes européennes telles que Munich. Et je doute fortement que cela se produise un jour.

Si la Ville est sérieuse dans ses efforts, toutefois, elle réalisera que l’idée s’impose.

2009
04.03

La politesse, est-ce optionnel ?

C’est fou à quel point Montréal est une ville intéressante pour vivre, contrairement à ce que bien des Québécois des régions peuvent penser. Mais je leur donne raison s’ils trouvent bien des Montréalais sauvages.

Ce midi, je vais dîner près du travail et je vois une fille faire exactement tout ce qu’il ne faut pas en société. Très froide avec les employés, le regard aussi froid avec tout ce qui l’entoure… elle laisse traîner son assiette sur la table où elle a mangé malgré qu’il y a une poubelle à trois mètres et que le personnel n’a pas le temps de ramasser pendant l’heure du lunch.

Pas surprenant quand on se souvient que Montréal s’est déjà classée parmi les pires villes lors d’un sondage mondial sur la courtoisie.

2009
01.06

Au premier coup d’oeil, je suis parti à rire en lisant le communiqué de la Ville de Montréal indiquant que la Ville est prête pour la tempête annoncée dans les prévisions météo. Mais ce n’est pas parce que l’on rit que c’est drôle.

Je ne suis pas un expert mais il me semble que publier un communiqué pour faire savoir à la population que l’on peut faire le travail de base au sein d’une municipalité, c’est l’admission sans détour qu’il y a des problèmes. Le déneigement, la gestion de la sécurité et d’autres services font partie des descriptions de tâches d’une entité municipale. On est prêt à répondre aux besoins en tout temps, non ?

C’est un peu comme quand la Société de transport de Montréal met des affiches dans les autobus pour reconnaître, après des années de misère, qu’elle «éprouve des difficultés» aux heures de pointe. Ou que l’on parle d’augmentation de service quand, en réalité, on ne fait que récupérer le service aboli ces dernières années.

Il me semble aussi que toute personne critique qui a voyagé un tantinet a de quoi voir un point d’interrogation sortir de sa tête, comme dans les bandes dessinées, devant des situations aussi pénibles.

Pourquoi nos services de base, tels que le déneigement et le transport en commun, sont-ils aussi mauvais ? La réponse se décline en un mot qui commence par i.

2008
12.14

Café

Café
Comment certains font-ils pour vivre sans ? Bonne question, à moins d’être allergique ou de s’être fait dire de ne pas en prendre par son médecin !

2008
05.29

La bêtise humaine

Radeberger PilsnerCe que l’être humain peut être bête quand il le veut…

Je passe par la SAQ pour ramasser quelques bières pour le week-end. Je demande au conseiller sur place si la Radeberger Pilsner est disparue des tablettes, ça fait un bout que je n’en ai pas vu. Le gars me répond que l’on en reverra bientôt, car il y a un petit délai. Apparemment, l’emballage change et les stocks ne sont pas encore refaits.

C’est quand il m’a détaillé la raison que je me suis posé des questions. Paraît-il que la canette noire de la Radeberger Pilsner fait penser aux gens que la bière à l’intérieur est… foncée.

Mon menton tombe au plancher. Je le ramasse pour le raccrocher. Je dis au gars “oui mais, c’est quand même écrit Pilsner sur la foutue canette. Même les buveurs de Labatt Bleue qui pensent boire une Pilsner savent que la Pilsner est une bière blonde”. Il me répond que “ce n’est pas tout le monde qui sait ça”.

Moi: “ben voyons…”

Lui: “Eh oui.”

Je ramasse mon menton au plancher une deuxième fois.

Oubliez le design franchement réussi de la marque Radeberger. Il faut une canette pale pour que les amateurs de bière comprennent ce qui est dedans. Ce que l’humain est bête.

2008
05.14

Depuis bon nombre d’années, le réchauffement de la planète a attiré beaucoup d’attention. Au point où les médias, une industrie dans laquelle je travaille, ont presque donné carte blanche aux gens (couramment appelés les environnementalistes) qui nous suggéraient des solutions.

Ils nous parlaient de l’éthanol, produit à partir de maïs, à titre de carburant plus renouvelable et moins polluant que le pétrole ou le gaz. Ils suggéraient aussi l’utilisation de l’ampoule fluocompacte car elle utilise moins d’énergie que l’ampoule traditionnelle à incandescence. Et nous, les médias, avons relayé ces informations, parfois sans trop les critiquer.

Mais voilà, le gouvernement canadien va faire de la nouvelle ampoule le standard canadien. L’on découvre qu’elle contient plus de mercure que l’ampoule traditionnelle, en plus de condensateurs électroniques non recyclables et de procédés de fabrication pas toujours propres.

L’éthanol, pour sa part, est soupçonné de contribuer à la crise alimentaire mondiale, le maïs prenant de plus en plus de place dans les champs des fermiers. Au détriment de denrées strictement alimentaires et au détriment des sols car le maïs est une culture qui dévore les ressources.

Inquiétant, non ? On nous vendait des solutions pour consommer notre énergie de façon plus responsable, pour s’apercevoir plus tard qu’elles contribuent à polluer ou à aggraver une crise alimentaire. Aurait-il fallu être plus critiques envers les solutions et ceux qui nous les proposaient ?

Pendant ce temps, la très sérieuse Agence France-Presse nous rappelle que la nature elle-même . Selon une commission gouvernementale irlandaise, les vers de terre rapportent 700 millions d’euros par année à l’Irlande. Ils le font en purgeant la terre de matières mortes et en libérant les nutriments.

Quel est le plus utile ? L’éthanol, l’ampoule fluocompacte ou le ver de terre ?

2008
05.07

Vive la tradition du vin ?

On en entend parler de temps en temps: le débat sur l’utilisation du bouchon de liège, de caoutchouc ou le bouchon dévissable en aluminium sur les bouteilles de vin.

Les défenseurs de la tradition ont bien raison de ne pas vouloir reléguer aux oubliettes la façon d’ouvrir une bouteille. Le rituel s’insère drôlement bien dans un souper à la maison ou au resto. Ouvrir une bouteille en dévissant le bouchon, ça enlève du charme visuel à l’opération.

Le problème, c’est quand on tombe sur un vin bouchonné parce que le liège est récolté trop tôt maintenant. Posez la question au gars qui a payé 2000 $ pour une bouteille dont le contenu était bouchonné. Comme il l’a confié à MSNBC, il est maintenant un fan des bouchons dévissables !

Les experts en vin qui sévissent dans les médias nous l’ont répété: le bouchon métallique donne une qualité plus prévisible et plus régulière.

C’est dommage, mais même pour un vin à 22 $, c’est probablement mieux de sacrifier une part de tradition pour le bon goût ;-)

2008
05.06

Ceux qui vous envoient un phishing, ces fameux courriers électroniques visant à vous faire cliquer sur un lien et vous frauder, sont vraiment trop tordants.

Un faux message prétendant être en provenance de Desjardins est drôlement original.

Portez bien attention à l’adresse que l’on m’invite à cliquer. On essaie de nous faire croire que Desjardins utilise un obscur nom de domaine de Rrrrrrussie !

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