Le désir de vaincre manquait au Bayern contre Kaiserslautern


On Friday August 27, 2010, in FC Bayern, by Michel Munger
Thomas Müller

Müller avait de quoi être renversé après avoir raté une super chance de marquer en première demie.

Ne regardez nulle part ailleurs. Ce qui a permis à Kaiserslautern de battre FC Bayern München 2-0 vendredi, c’est le bon vieux désir de vaincre qui fait et défait des champions.

L’alignement du Bayern: Butt, Lahm, Van Buyten, Badstuber, Contento, Van Bommel, Schweinsteiger, Olic, Müller, Ribéry, Klose

Ce match a été quelque peu endormant jusqu’à ce que Thomas Müller s’échappe et obtienne une épatante chance de marquer à gauche du but vers le milieu de la première demie. Il pouvait donner un avantage de 1-0 aux Munichois mais il a complètement raté.

À titre de punition, l’équipe qui vient à peine de revenir en Bundesliga a pris peu de temps pour prendre les devants. Quand Nemec a fait une passe à gauche en direction d’Ilicevic, Philip Lahm a simplement figé et permis à son adversaire de décocher un solide tir qui ne laissait aucune chance à Jörg Butt.

Une minute plus tard, Lahm se faisait ridiculiser une deuxième fois de suite par Ilicevic, qui a fait une passe parfaite à droite à Lakic, qui n’avait qu’à être précis pour faire 2-0.

Le reste du match a été une affaire d’attitude. Kaiserslautern a joué avec coeur, fermant les espaces quand c’était nécessaire et gagnant la plupart des batailles pour le ballon. Le Bayern a dominé la possession avec 72% mais il n’a aucunement démontré le goût de foncer et de marquer.

Klose a raté de belles chances. Ribéry a gaspillé un coup franc très bien placé Toni Kroos, qui est entré à la 63e, a effectué le tir le plus dangereux du match mais le gardien Tobias Sippel l’a bien arrêté. Danijel Pranjic n’avait qu’un effort de plus à faire pour que sa glissade transforme une passe à droite en but classique du foot, comme celui de Schweinsteiger la semaine dernière.

Tous ces exemples démontrent qu’un peu de hargne était nécessaire pour gagner le match. Le Bayern a toutefois failli à la tâche et mérité sa défaite.

Une note pour terminer: Ivica Olic n’est pas à sa place sur le flanc droit comme remplaçant de Robben. Je ne comprends pas ce choix. Faites jouer Hamit Altintop, qui est plus à l’aise à cet endroit.

Pourquoi le groupe E est si fascinant pour le Bayern


On Thursday August 26, 2010, in FC Bayern, by Michel Munger

BayernAlors, FC Bayern atterrit dans le groupe E de la Ligue des champions. Dressons un portrait des adversaires.

Nous sommes loin du groupe de la mort. Tout le monde aura l’oeil sur l’AS Roma à titre de principal adversaire, mais j’aime surtout comparer l’histoire récente d’un autre club dans le groupe.

FC Basel

Oui, Basel. Pensez-y un peu… Thorsten Fink, un ancien milieu de terrain du Bayern, arrive en 2009 après une saison décevante. Il fait le ménage au sein du club.

Il puise dans l’excellent réseau jeunesse pour faire monter des talents prometteurs au sein de l’équipe. Ensuite, il débauche le marqueur Alexander Frei de Borussia Dortmund. FC Basel joue un football d’attaque et gagne le championnat de la saison.

Ça vous rappelle une histoire, ça ? Les parallèles avec Munich sont simplement épatants.

Ce que je déteste chez eux, c’est que leurs couleurs sont en gros les mêmes que Barcelone. Pouah.

AS Roma

C’est l’opposant vedette du Bayern. Les Romains sont favoris pour la deuxième place du groupe. Malheureusement, nous ne verrons pas Luca Toni affronter son ancien club, lui qui joue maintenant pour Genoa.

Roma, c’est un club respecté en Italie, qui s’est assez bien maintenu en Serie A. Son style en est clairement un de possession avec une bonne dose d’attaque. Roma ne fait pas partie de ces clubs qui vous endorment avec un score de 0-0 à l’italienne. Sa vedette est l’excellent milieu/attaquant Francesco Totti, qui commence à se faire vieux à 34 ans.

Roma a gagné trois fois la Serie A et terminé deuxième à onze reprises.

CFR 1907 Cluj

Le champion roumain est très peu connu sur la scène internationale mais quelques recherches en disent long. C’est une équipe qui peut très bien jouer de façon très efficace et étouffer un adversaire comme Chelsea pour obtenir un 0-0.

Ironiquement, Cluj est vu comme le Chelsea de son pays, ayant beaucoup investi dans sa masse salariale et les transferts pour prospérer.

On part du bon pied à Munich et… St. Pauli


On Sunday August 22, 2010, in Bundesliga, FC Bayern, by Michel Munger
Thomas Müller

Thomas Müller était impatient de tester le nouveau ballon Torfabrik à la 9e minute.

Enfin, nous y sommes. La Bundesliga vient de connaître sa première semaine. Si l’on en juge par les performances des joueurs, qui ne sont pas encore en forme, nous aurons droit à une saison épique.

Le Bayern commence en beauté

Pour une fois, FC Bayern München a amorcé sa saison du bon pied avec une victoire, soit de 2-1 à domicile contre Wolfsburg. Étrangement, le premier match a eu beaucoup d’impact sur le rendement du club en première demie depuis quelques années. Ce gain peut donc signaler une saison de domination.

Que faut-il remarquer de cet affrontement, sauf pour une première moitié dominée par le Bayern et une deuxième plus serrée ? Notons que deux joueurs se sont démarqués.

Thomas Müller signale qu’il ne stagnera pas. On lui reprochait un manque de finition. Son but à la 9e minute était de toute beauté. Franck Ribéry est l’autre point saillant. Tout au long du match, il a donné un bel effort. Il a effectué une très belle passe à Schweinsteiger à la toute dernière minute pour que celui-ci scelle la victoire.

Wolfsburg m’a donné une belle impression en deuxième demie. Le problème, c’est que contenir le Bayern pendant 45 minutes est presque impossible. C’est pour cela qu’ils ont perdu. Sinon, belle équipe bien encadrée par McClaren.

Le cas Demichelis

Comme à chaque fois qu’il a été laissé de côté, le défenseur central Martin Demichelis s’est mis à pleurnicher devant les micros. Il réclame de jouer ou de partir. Si c’était ma décision, on le shipperait en ligue russe pour voir comment il s’acclimate à l’hiver. C’est le maillon faible de notre défensive. Je préférerais développer Breno et le faire jouer en cas d’absence que de laisser le grand Argentin commettre 10 bourdes par match.

Contre Bremen en DFB Pokal

Le sort a voulu que le Bayern affronte encore Werder Bremen en DFB Pokal, mais pour une rare fois, ce n’est pas une finale. C’est simplement le deuxième tour qui se jouera le 26 ou 27 octobre.

Schalke toujours sans inspiration

Samedi, Hamburger SV a donné une belle leçon de football à FC Schalke 04. Si le score de 2-1 semble serré, le jeu ne l’était pas. Hamburg a dominé avec vitesse et inspiration, des qualités qui manquent encore aux hommes de Felix Magath.

Farfan et Metzelder sont les seuls joueurs des bleus qui m’ont fait une belle impression. Manuel Neuer a joué comme en Coupe du monde, avec des sorties stupides et un très mauvais timing sur les tirs. Il ne mérite pas de rester numéro un de la Nationalmannschaft.

L’attaquant Ruud van Nistelrooy a été le meilleur joueur sur le terrain. Ses deux buts nécessitaient de belles exécutions pour capitaliser sur les passes de ses coéquipiers. Le vieux renard néerlandais est loin d’être fini.

Pour le reste, voir Raul et Van Nistelrooy avoir du plaisir en Bundesliga, c’est beau à voir.

Leverkusen vole Dortmund

Dimanche, Bayer Leverkusen a été très chanceux de gagner 2-0. Le but de Barnetta était le résultat d’une défense faible de Dortmund. Un peu plus tard, on privait Dortmund d’un but en signalant un hors-jeu qui n’en était pas un. Quelques instants plus tard, Kießling marquait à l’autre bout. Du vol.

Autrement, c’est René Adler qui a attiré mon attention. Si l’on compare sa performance avec celle de Neuer, c’est bien plus solide. De belles sorties, de bons arrêts. Il était au bon endroit au bon moment. C’est lui, le meilleur gardien allemand.

St. Pauli réussit son entrée

Enfin, FC St. Pauli a fait un beau retour en Bundesliga, avec style ! Sa victoire de 3-1 est venue contre un adversaire qui n’a rien d’exceptionnel (SC Freiburg) mais de quelle façon. Trois buts en moins de 10 minutes en fin de match. Le message est passé: St. Pauli a une attaque surprenante si on la provoque.

Une Bundesliga corsée avec la saison qui s’amorce


On Friday August 20, 2010, in Bundesliga, FC Bayern, by Michel Munger

C’est aujourd’hui, enfin, que s’amorce la saison 2010-11 de la Bundesliga avec le Bayern qui accueille Wolfsburg à l’Allianz Arena de Munich. Faisons un tour d’horizon des principales puissances en présence.

Notez que je ne tiens pas compte des blessures ici, afin de faire des prévisions d’ensemble. Le rang de présentation est celui que je crois réaliste pour les places au classement. Le numéro un est donc celui qui devrait gagner le championnat.

1- FC Bayern : une puissance européenne

L’été a été marqué avant tout par de la stabilité pour le noyau de joueurs et c’est tant mieux. Le club munichois est un des meilleurs d’Europe et il risque de s’améliorer pour bien des raisons.

La première, c’est que les deux supervedettes ne sont même pas encore rendues à la trentaine. Une fois remis de sa blessure, Robben sera encore un des meilleurs joueurs du monde. Franck Ribéry amorcera enfin une saison sans grande blessure ou rumeur de transfert. Après avoir connu une année difficile mais prolongé son contrat à long terme, il veut prouver sa valeur. Déjà, il avait un impact en finale de DFB Pokal l’an dernier, ce qui nous permettait de voir à quel point l’équipe était dangereuse avec un Ribéry bien entouré. Bremen ne s’était pas fait détruire 4-0 pour rien.

Les améliorations viendront des jeunes. Thomas Müller n’a pas fini de se développer et de semer le chaos dans les défensives adverses. Holger Badstuber va devenir un point d’ancre en défensive centrale avec ses rares erreurs et son calme désarmant. Diego Contento devrait devenir un partant régulier comme défenseur latéral gauche. Sa vitesse et sa relance en attaque vont être particulièrement utiles pour Ribéry à l’aile. Le même genre de partenariat que Lahm et Robben à droite.

Je m’attends donc à ce que le Bayern demeure un des meilleurs clubs d’Europe. Cette fois-ci, le but est clair dès le jour 1: il faut aller chercher le triplé.

2- Enfin des nerfs à Neverkusen

Mon utilisation de Neverkusen n’est pas innocente. Bayer Leverkusen est réputé pou bien commencer son année et s’effondrer quand ça compte. C’est surtout vrai depuis deux ans.

Je crois que cette fois-ci, ce club est une menace plus crédible grâce à l’arrivée de Michael Ballack. Il devrait leur donner des nerfs plus solides. Si le Bayern fait un faux pas, Leverkusen prendra le trône. C’est une des plus belles équipes allemandes depuis déjà deux saisons.

La perte de Toni Kroos est compensée par le retour en forme de Renato Augusto, qui a le sens de l’attaque.

Leverkusen compte aussi sur un des meilleurs gardiens, René Adler.

Attendons-nous à les voir en deuxième place et à être un candidat pour gagner l’Europa League.

3- Une défense renouvelée pour Schalke

FC Schalke 04 avait un problème d’attaque l’an dernier… mais il a eu la sagesse de renouveler sa défense. Exit Rafinha et bienvenue à Christoph Metzelder et à Atsuto Uchida.

Metzelder, un ancien international allemand, devrait relancer sa carrière après trois années de m… au Real Madrid. Une défense centrale solidifiée devrait permettre de mieux relancer l’attaque. Ou du moins de jouer de façon moins rigide.

L’arrivée d’Uchida comme latéral droit devrait aider cette cause.

Oui, Kevin Kuranyi est parti mais Schalke ne devrait pas s’ennuyer avec l’arrivée de Raul comme attaquant. Ce gars devrait marquer des buts de façon régulière.

4- Wolfsburg se complète

Wolfsburg, les champions il y a deux ans, se sont effondrés l’an dernier. Pourquoi ? Une trop faible défensive qui ne complétait pas son talent d’attaque.

Pour régler les problèmes, on a embauché le coach anglais Steve McClaren. On a mis la main sur le vétéran éprouvé Arne Friedrich et ajouté le jeune Simon Kjaer en défensive centrale. Cela devrait solidifier une défense poreuse.

À l’avant, Grafite devrait profiter de la présence du nouvel arrivant Mario Mandžuki?. Voyons si ce dernier s’adapte bien à la Bundesliga après avoir joué en ligue croate.

5- La promesse de Hamburg

Hamburger SV est une boîte à surprises. Prétendant au titre il n’y a pas si longtemps, la dernière saison a été pénible.

Le club a toutefois un beau mélange de vétérans (Zé Roberto, Piotr Trochowski, Heiko Westermann, Ruud van Nistelrooy, ainsi que Frank Rost dans les buts) pour appuyer les prometteurs Dennis Aogo et Marcell Jansen.

Si un club peut causer une surprise, c’est bien celui-là.

6- La stagnation de Werder

Le départ de Mesut Özil fera mal. Il fera en sorte que Werder Bremen ne peut s’améliorer. Dans le meilleur des cas, Marko Marin prendra plus de place pour combler le vide et Aaron Hunt fera du beau travail à l’aile. Par contre, des joueurs clés comme Torsten Frings et Claudio Pizarro ne rajeunissent pas. Il ne faut pas s’attendre à des miracles avec le calendrier chargé incluant la Ligue des champions.

7- La perte de Stuttgart

VfB Stuttgart est un autre club qui a encaissé la perte d’un international allemand important, soit Sami Khedira. S’il a connu une deuxième moitié de saison exceptionnelle, il ne devrait pas répéter l’exploit.

Il y a quand même du talent dans cette équipe avec Cacau, Gentner, Träsch et Tasci. Stuttgart risque d’être une bête noire.

Enfin, saluons l’arrivée de St. Pauli en Bundesliga. Avec son petit stade à Hamburg, ses fans bruyants et son style d’attaque, ce petit club amènera de la fraîcheur.

Tout compte fait, je prévois un championnat mené par le Bayern mais la qualité est vraiment au rendez-vous depuis deux ans dans cette ligue. Ça devrait donner de beaux matchs.

Bonne saison !

La semaine du Bayern: un trophée et du Müller jusqu’en 2015


On Saturday August 7, 2010, in FC Bayern, by Michel Munger
Supercup

Habituez-vous à voir les rouges bavarois soulever des trophées. Le club est redevenu une puissance d'Europe.

FC Bayern vient tout juste de s’offrir son premier trophée de la saison avec une victoire de 2-0 contre FC Schalke en Supercup d’Allemagne. Ce gain a une faible signification car c’est le développement de l’équipe et l’extension de contrat de Thomas Müller qui comptent.

La formation: Kraft, Lahm, Badstuber, Demichelis (Sosa, 71e), Contento, Schweinsteiger (Ottl, 59e), Pranjic, Olic, Altintop (Tymoshchuk, 70e), Müller, Klose

Le match a été quelque peu décousu. L’équipe bavaroise a maintenu le contrôle de façon ferme pendant presque toute la rencontre. Peu de jeu robuste, les fautes étant surtout commises par les bleus de Felix Magath.

Ça s’explique avec le retour de plusieurs joueurs réguliers. Miroslav Klose, Bastian Schweinsteiger, Thomas Müller et Holger Badstuber commençaient le match. Si aucun d’eux n’était à 100% de ses capacités, tous ont démontré le goût de gagner l’élégant trophée.

Thomas Müller a raté quelques occasions de marquer par sa faute, mais c’est sa fougue qui lui a permis de les créer. Il n’avait simplement pas le synchronisme nécessaire pour faire le même travail que d’habitude. Schweinsteiger n’était pas particulièrement dominant.

Klose était probablement le plus dangereux sur le terrain. L’attaquant signalait l’intention de se maintenir au sommet après une Coupe du monde brillante. Ivica Olic devra donc lui faire concurrence pour demeurer sur le terrain pendant la saison. Justement, Olic jouait sur l’aile droite pendant le match et ça ne lui faisait tout simplement pas. Son style nécessite plus d’options et d’angles.

C’est en deuxième demie que l’histoire du match s’est déroulée. Seulement sept minutes après la reprise, Schweinsteiger a fait une excellente passe à Klose en zone d’attaque mais le numéro 18 a frappé le poteau.

Peu de temps après, Schalke prenait le contrôle et menaçait. Sauf que le gardien Thomas Kraft mettait rapidement fin à leurs espoirs en arrêtant une tête de Raul et une autre de Edu.

Quelques instants plus tard, Klose se présentait à l’autre bout du terrain. Combatif, il sprintait pour le ballon. Une petite passe bien faite laissait Müller devant un but désert pour marquer. 1-0 Bayern.

À la 81e, une contre-attaque de Olic sur la droite. Quelques pas de danse plus tard, il faisait une passe qui déviait et que Klose transformait en but. 2-0, échec et mat.

Malgré l’avantage d’une préparation plus longue et l’ajout de joueurs de qualité comme Raul et Metzelder, Schalke n’était pas l’égal d’un Bayern en méforme. En commentant le match, l’animateur de GOL TV se demandait si quelqu’un pouvait arrêter le Bayern cette année. Je dis que ce sera difficile car Inter Milan n’a plus Mourinho…

Müller jusqu’en 2015

Ce qui me rend encore plus positif est de voir que le club a su retenir les joueurs clés. Après Ribéry, c’est au tour de Müller de signer une extension de contrat jusqu’en 2015. Quand une étoile en plein développement s’engage pour aussi longtemps, c’est un excellent signe.

Hamit Altintop aurait pu se trouver un poste régulier au sein d’une autre équipe mais il est resté à Munich. Anatoliy Tymoshschuk s’est fait dire qu’il pouvait magasiner ailleurs s’il était malheureux, mais il est encore là car le Bayern est son équipe fétiche. En cas de blessures, ce seront eux qui joueront des rôles importants.

La promesse de Thomas Kraft

Du côté des gardiens, je me demande si Thomas Kraft ne devient pas l’avenir du club. Il effectue du beau travail cet été et la direction devrait investir quelques efforts pour le développer. Car Jörg Butt a 36 ans et il envisage déjà son après-carrière à titre d’entraîneur.

Avec tous ces éléments et l’expérience de l’an dernier, il faut compter sur FC Bayern pour être la force la plus imposante d’Allemagne et probablement d’Europe. La saison commencera sans Robben mais la profondeur est là pour assurer l’intérim pendant l’absence du magicien.

Raul

Raul

Quoi de neuf en Bundesliga ces derniers jours ? Oublions les matchs de préparation, dont la signification est limitée. Concentrons-nous sur les grandes lignes avec Raul, Khedira et l’intertie de FC Bayern.

Il est clair que l’arrivée de Raul, transféré de Real Madrid à FC Schalke, a beaucoup fait jaser. Surtout qu’il a marqué contre le Bayern lors d’un mini-tournoi de préparation. Il a démarré en lion et avec style, probablement motivé par la perspective d’avoir un impact rapide. Son rendement ne veut toutefois rien dire pour l’instant car la vraie saison n’est même pas amorcée.

À 33 ans, Raul a probablement deux bonnes années de foot dans le corps. Son débarquement tardif en Bundesliga fait penser que la ligue allemande n’est qu’une solution de rechange pour certains joueurs rejetés par les clubs espagnols ou anglais. C’est du moins l’impression que donne la signature de Michael Ballack avec Bayer Leverkusen, même s’il vante les mérites de sa flamme bundesligienne renouée. Même chose pour Van Nistelrooy à Hamburg.

D’une façon, c’est bon pour relever le niveau de compétition, qui s’améliore depuis quelques années. J’aimerais mieux voir des joueurs dans la fleur de l’âge débarquer avec l’intention d’accomplir de grande choses en Allemagne. Mais j’imagine que pour l’instant, seuls les Munichois ont les moyens et prétentions pour y arriver.

Peu importe, bienvenue à Raul. Ça prend du calibre pour pousser le Bayern à maintenir un niveau digne de champions européens. Ça ne fera mal à personne de regarder des matchs comme Schalke-Leverkusen plus palpitants.

Le risque de Khedira

Le premier coup fumant pour un joueur allemand après la Coupe du monde s’est finalement produit avec le transfert du milieu de terrain Sami Khedira au Real Madrid. Bon coup, mauvais coup ? La réponse est compliquée.

Si l’on se fie à la sale habitude des Madrilènes de faire jouer la saveur du mois pour ensuite la foutre sur le banc et s’en départir, le risque est grand pour Khedira.

Par contre, il a affaire à Jose Mourinho. Si un gars peut mettre de l’ordre dans cette maison de fous, c’est bien lui. C’est un des rares coachs à se faire respecter par des propriétaires fêlés. Il a le don d’organiser ses troupes en commençant par la défensive. C’est là qu’un Khedira arrive comme un fruit mûrissant.

La grande question est celle-ci: combien de temps restera-t-il ? Si c’est plus d’un an, combien ? Rappelez-vous qu’un gars aussi brillant et respectable que Fabio Capello a coaché le Real deux fois… et les deux fois il a gagné le championnat espagnol mais a immédiatement levé les feutres.

À moins de ne pas voir l’éléphant dans la pièce, il faut se demander quelle est la place à long terme de Khedira dans les plans d’un club qui recrute habituellement pour le talent offensif.

L’autre risque derrière ce transfert est celui d’une équipe nationale allemande dont les membres se dispersent en Europe. Jusqu’ici, le grand avantage de leur omniprésence en Bundesliga leur permet de se connaître. Disons qu’ils profitent d’une certaine homogénéité. C’est tout le contraire des Portuguais et Argentins, qui partent de presque zéro à chaque début de tournoi.

Certains, comme Jürgen Klinsmann, pensent que passer du temps à l’étranger permet de porter un nouveau regard sur le jeu. Moi je rappelle que ce gars-là a connu un échec total à Munich.

Mais bon. Souhaitons bonne chance à Khedira.

Le laxisme du Bayern

Enfin, je ne peux terminer ce texte sans lancer une flèche à mon club préféré, le Bayern.

La fin de saison a «exposé» de façon assez brutale les lacunes de la défensive centrale et pourtant, la direction a passé son temps à négocier pour des défenseurs latéraux, une position assez bien garnie. Dort-on sur nos deux oreilles en pensant que Van Buyten et Demichelis vont faire le travail aux côtés de Badstuber ? Je n’y crois pas. Il faut y remédier au plus vite.

Un autre problème se trouve du côté des attaquants. Le club devra en liquider un et il aura encore l’embarras du choix. Avec Olic comme favori et Müller comme choix incontournable, il est impossible de garder Klose et Gomez. Leurs statuts respectifs deviendront une distraction.

Allez le Bayern, réagis donc !

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Retenir, un grand défi pour la Bundesliga


On Wednesday July 21, 2010, in Bundesliga, FC Bayern, by Michel Munger

Des résultats souvent éclatants donnés par une équipe prometteuse. Tel est le constat que l’on a déjà fait après la performance de l’Allemagne en Coupe du monde. Maintenant, le grand défi des équipes de la Bundesliga est de retenir.

Côté coach, le travail est fait. La confirmation que le sélectionneur Joachim Löw reste jusqu’à l’Euro 2012, c’est une pièce du puzzle en place. Il devra prouver que ses capacités de stratège peuvent le mener à une victoire, mais on en parlera dans un peu moins de deux ans.

Sa signature vient toutefois de faire éclater le rêve de Louis van Gaal, qui venait tout juste de dire aux médias qu’il rêvait encore de gérer une équipe nationale. La saison dernière, il disait justement qu’il pourrait très bien prendre les rênes de la Nationalmannschaft. Désolé, mon Louis.

Retenir, ce sera bien plus compliqué pour les clubs allemands qui ont les droits sur des joueurs, comme l’a si bien rapporté Deutsche Welle cette semaine.

Les joueurs les plus alléchants sont certes Bastian Schweinsteiger et Thomas Müller. Sauf que FC Bayern envoie promener (pour ne pas utiliser un autre mot) tout acheteur potentiel pour le premier. Le second a déjà dit qu’il était prêt à s’engager envers Munich pour 10 ans si c’était nécessaire. Dossier réglé.

Le problème est du côté des autres clubs de la ligue allemande. Ils n’ont pas tous les mêmes moyens financiers du géant bavarois, sinon sa capacité de se rendre en finale de Ligue des champions.

Özil, la grande cible

Mesut Özil sera le plus difficile à garder au Werder Bremen. Sous contrat jusqu’à la fin de la saison en 2011 et les discussions vont mal pour un renouvellement. Il pourrait valoir jusqu’à 25 millions d’euros dans un transfert. Le prix est énorme pour un joueur de 21 ans mais rares sont ceux qui ont tant impressionné à ce stade de leur carrière. Les grands clubs d’Europe le regardent en salivant. Oui, il a indiqué vouloir terminer son contrat mais les clubs doivent aussi gérer la menace de perdre un joueur sans compensation à la fin de l’entente…

Sami Khedira est dans la mire du Real Madrid. Son excellent travail de milieu défensif le rend intéressant pour n’importe quel club et Stuttgart n’est pas vraiment une puissance européenne. Il risquerait d’être la saveur du mois au Real, sauf s’il était dans les plans de Mourinho. Ce dernier risque d’impressionner les Yankees hispaniques suffisamment pour rester à la barre plus qu’un an – un record à Madrid – et d’utiliser régulièrement tout joueur qu’il embauche.

Comme les autres joueurs du Bayern, Toni Kroos est à l’abri des grandes rumeurs de transfert. Car si Uli Höness et sa bande maîtrisent bien quelque chose, c’est l’art de montrer le doigt du milieu de la main aux acheteurs potentiels. C’est quand même le club qui a mis Franck Ribéry sous contrat jusqu’en 2015 même si le Real et le petit Franck se faisaient la cour.

Parlant de Franck Ribéry…

Par ailleurs, que se passera-t-il avec Ribéry maintenant que la justice lui tombe dessus pour sollicitation d’une prostituée mineure ? Les tribunaux, qui ont déjà été accommodants avec les vedettes, ne le sont plus. Si le Bayern veut retenir son milieu de terrain, il faut l’empêcher de croupir en prison. Entre ça et le Réal…

Sérieusement, il risque trois ans de prison. Même si lui et le club ont les moyens de se payer les meilleurs avocats, tout dépend de la preuve présentée devant le tribunal. Le problème est que la jeune femme a tout fait sauf le déclarer coupable en confirmant les faits le printemps dernier… et ajoutant qu’elle ne comprenait pas pourquoi on emprisonnerait un homme si gentil. Parions que son témoignage fera les choux gras de la presse à potins et des avocats de la poursuite.

Peu importe ce qui se passera, le Bayern soutiendra Ribéry. C’est d’ailleurs cette solidarité qui permet de le garder au sein de l’équipe.

L’état du Bayern

Quant aux rumeurs de transfert pour le Bayern, ça s’est calmé pour Greg Van der Wiel. Le club néerlandais Ajax ne semble plus disposé à le laisser partir. Tant mieux. Pas besoin d’un défenseur latéral droit en présence de Philipp Lahm.

Le club cherche encore à obtenir Fábio Coentrão. Ben oui, il est excellent comme latéral gauche. Mais encore là, le poste peut être comblé par Diego Contento.

Oublions-nous que LE problème est la défense centrale avec Demichelis et Van Buyten ? Hello…

C’est ma chronique sur la Bundesliga et le Bayern cette semaine. Attendez-vous à ce que ça devienne régulier sur mon site. Avec l’expérience de Radio-Canada pendant la Coupe du monde, j’ai pris goût à ce genre de chose.

Bilan et perspectives d'avenir de la Nationalmannschaft


On Sunday July 11, 2010, in Nationalmannschaft, by Michel Munger

Comme le blogue temporaire que j’ai eu sur un site bien connu a drôlement bien marché, j’ai vu qu’il y avait de la place pour parler de foot allemand au Québec. Je m’engage donc à continuer sur mon site personnel. Ne soyez toutefois pas surpris que pour les clubs, je parlerai de Bundesliga avec une priorité sur FC Bayern.

Aujourd’hui, c’est l’heure du bilan pour la Nationalmannschaft. Malgré la déception de ne pas gagner la Coupe du monde, nous pouvons nous tourner vers l’avenir avec une dose de fierté. Étant donné la jeunesse et le talent présent au sein de cette jeune Nationalmannschaft, tous s’entendent pour dire que nous avons probablement vu le simple début d’une grande génération. C’est vrai, tant que le développement de chacun se fait bien en club et en sélection.

Regardons le potentiel joueur par joueur. J’évalue seulement ceux qui ont suffisamment joué.

Gardiens

Manuel Neuer

Manuel Neuer a été fragile par bouts. Il devra lutter contre René Adler pour garder son poste.

Manuel Neuer: Il est en début de carrière internationale et a fait quelques beaux arrêts. Par contre, il a parfois manqué de sens du timing et il doit s’améliorer. Ses sorties et son positionnement sur les tirs de longue distance en font partie.

Hans-Jörg Butt: Le vétéran de FC Bayern ne m’a pas déçu en jouant la petite finale contre l’Uruguay. S’il n’est pas l’avenir parce qu’il a atteint la mi-trentaine, il a été plus fiable et plus rapide que Neuer. Il demeure celui que j’aurais mis dans les buts pour ce tournoi.

René Adler: Absent, mais il demeure selon moi le gardien d’avenir pour la sélection. La présence de Neuer devrait lui servir de rivalité et de motivation. Il peut commettre le même genre d’erreur mais il est plus mature.

Défenseurs

Philipp Lahm

Philipp Lahm devrait se faire confisquer le brassard de capitaine au profit d'un collègue plus sérieux.

Philipp Lahm: Le diminutif défenseur aura 27 ans et fin d’année et il peut atteindre son apogée lors des deux prochains tournois majeurs. Il a démontré son leadership mais il a peut-être distrait l’équipe avec sa déclaration sur le statut de capitaine avant la demi-finale.

Jerome Boateng: Je ne l’aimais pas car il était irrégulier avant le Mondial. Il a gagné mon respect. Il lui reste à travailler sa relance en attaque et sa robustesse. Son passage en ligue anglaise l’aidera sur le deuxième point.

Per Mertesacker: À 25 ans, il a déjà pas mal d’expérience mais il est aussi très lent. Je le vois mal rester en sélection avec le prochain joueur qui devrait prendre sa place en défensive centrale.

Holger Badstuber: Lui, je le vois comme l’avenir en défense centrale. Il a impressionné par sa fiabilité et son calme lorsqu’utilisé à cette position avec le Bayern. En sélection, son utilisation comme latéral gauche a été une mauvaise idée parce qu’il faut des gars plus mobiles qu’au milieu.

Arne Friedrich: Un des défenseurs les plus réguliers du tournoi. Ça ne paraît pas qu’il a été capitaine d’une équipe qui vient de se faire reléguer en deuxième division allemande. Peut-être jouera-t-il à l’Euro, mais la relève risque de lui pousser dans le dos rapidement.

Marcell Jansen: Il a joué un seul match complet mais quel bon rendement. S’il s’améliore encore, il pourrait voler le poste de Boateng.

Milieux de terrain

Bastian Schweinsteiger

Schweinsteiger mérite d'être le capitaine. Plus sérieux que Lahm, plus flexible que Ballack, c'est lui le coeur de l'équipe.

Bastian Schweinsteiger: Ceux qui le connaissent ne sont pas surpris de l’avoir vu à l’oeuvre. Il a été le coeur et le patron de l’équipe à chaque match. C’est lui, le visage du football allemand. Selon moi, il devrait être le capitaine il est plus stratégique que Lahm avec sa langue…

Michael Ballack: Peu importe qui sera le sélectionneur, il devra prendre la courageuse décision de l’exclure et de le tenir loin de l’équipe. Il n’est pas apprécié et son style de jeu/leadership est dépassé. Il n’a pas sa place pour le développement de plusieurs piliers. Il serait en rivalité avec Schweini.

Mesut Özil: Le meneur de jeu à l’attaque peut devenir une grande étoile. Je m’attends à ce que les grands clubs d’Europe fassent des offres au Werder pour lui arracher. Pendant ce tournoi, il été irrégulier. Plusieurs moments de brillance mais aussi de nonchalance et d’impatience. À seulement 21 ans en Coupe du monde, c’est normal. À cet âge, Messi avait moins de responsabilités…

Sami Khedira: En voilà un qui a dépassé toutes les attentes. J’aime bien son rôle de milieu défensif qui se lance vers l’avant et prend une tête vers le but. Même s’il n’a pas le même historique que Ballack, il doit lui être préféré.

Toni Kroos: Il a très peu joué mais son flair pour l’attaque je fait aucun doute avec les chances de marquer qu’il a créé. Il affronte toutefois un important obstacle pour son développement avec le Bayern. Il doit gagner un poste malgré la présence de Robben, Ribéry, Schweinsteiger, Van Bommel et Müller/Olic. Bonne chance.

Piotr Trochowski: Malheureusement, il a joué comme en qualifications et en préparation, ayant peu d’impact sur les matchs. À moins qu’il ne se démarque lors des deux prochaines années, sa carrière internationale pourrait se limiter au rôle de substitut.

Marko Marin: Mystère. Pourquoi n’a-t-il pas joué lors des derniers matchs ? Une blessure cachée ou un conflit ? Je l’aurais vu passer devant Trochowski. Peu importe, il a du potentiel. Mais pour le débloquer, Bremen devra l’utiliser davantage qu’il l’a fait l’an dernier ou le vendre à un acheteur qui veut le faire jouer plus souvent.

Attaquants

Thomas Müller

Indispensable partout où il passe, Müller est une vedette montante.

Lukas Podolski: Il a encore sa place en sélection mais je me demande s’il peut évoluer. À plusieurs reprises, il a choisi la puissance au lieu de la finesse pour tirer. Il a aussi pris des tirs alors que des coéquipiers étaient mieux placés que lui. Le début sur Podolski n’est donc pas terminé.

Thomas Müller: Vous souvenez-vous qu’il a 20 ans ? Il est pourtant devenu incontournable pour FC Bayern et la Nationalmannschaft. Son sens du positionnement permet aux coéquipiers de jouer avec plus d’espace… et de lui faire des passes parfaites pour marquer.

Mario Gomez: S’il-vous-plaît, donnez-lui un aller simple vers le championnat italien et ne le sélectionnez plus. Il s’est avéré lent et inefficace. Il n’a rien créé.

Miroslav Klose: Le grand Miro a l’occasion de mettre fin à sa carrière internationale sur un ton positif, ayant fait la démonstration qu’il pouvait marquer des buts importants au Mondial. Merci, Miro !

Cacau: Dommage qu’il se soit blessé en cours de route. Il aurait pu secouer les Espagnols avec ses courses et sa créativité. Il a encore sa place comme substitut de luxe, selon moi.

Stefan Kießling: Le seul match où il a eu le temps de s’illustrer a été celui contre l’Uruguay et il a fait quelques flammèches. J’en veux plus ! Il doit être sélectionné plus souvent.

Enfin, le sélectionneur Joachim Löw devrait-il rester ? Il a certes su développer la relève pour sortir le foot allemand du carcan de l’efficacité. Toutefois, à deux reprises, il a falli à la tâche d’envoyer son équipe attaquer l’Espagne. Difficile de donner un verdict.

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Pourquoi je supporterai les Oranje dimanche


On Saturday July 10, 2010, in Football, by Michel Munger

La finale de la Coupe du monde me poussera à supporter les Pays-Bas. Les raisons abondent parce que j’ai une certaine affection pour cette équipe, malgré son style plus terne cette année.

La première est probablement parce que c’était l’équipe que je voulais voir en finale avec l’Allemagne cette année. Les Flying Dutchmen ont toujours été rapides et spectaculaires. Cette fois-ci, ils sont plus conservateurs mais quand ils se mettent à attaquer, on voit leurs meilleures qualités à l’oeuvre.

Je veux voir Arjen Robben et Mark van Bommel soulever le trophée. Ces deux joueurs font partie de mes préférés pour mon club, le FC Bayern. Après avoir été frustrés en finale de la Ligue des champions, ils méritent bien de terminer la saison en beauté.

Leur compatriote Wesley Sneijder, s’il gagnait en compagnie de Robben, ferait le plus élégant pied de nez au Real Madrid, qui s’est débarrassé des deux joueurs. Cumuler la C1 à la Coupe du monde serait tout un exploit pour un joueur éjecté…

Toutefois, un autre facteur me pousserait à soutenir les Oranje même si les autres raisons n’existaient pas. C’est l’esprit sportif. Alors que l’équipe d’Allemagne et celle des Pays-Bas savent gagner et perdre avec élégance, c’est une toute autre réalité chez les Espagnols.

Vous souvenez-vous de la finale d’Euro 2008 ? Moi oui. Voyez ce que les vainqueurs ont fait quand un vaincu donnait une entrevue après le match.

Conséquence: GO ORANJE !

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Une stratégie incompréhensible


On Wednesday July 7, 2010, in Nationalmannschaft, by Michel Munger

Je préfère vous avertir d’avance que ceci n’est pas le compte-rendu mais bien une courte analyse d’un match qui me laisse pantois. La défaite de 0-1 contre l’Espagne en demi-finale de la Coupe du monde m’est difficile à avaler.

Difficile car je ne comprends d’aucune façon le plan de match qui a été mis en oeuvre mercredi. La Nationalmannschaft a joué de façon ultraconservatrice. Elle a peu attaqué, sauf après avoir concédé un but. Elle a trop peu défié les Espagnols quand ils avaient le ballon. Bref, c’est une répétition des erreurs de 2008 qui ne pouvait que faire plaisir à l’adversaire.

Pourtant, le sélectionneur Joachim Löw avait bien tiré les leçons de la défaite de cette finale d’Euro. Il disait qu’on ne pouvait pas gagner en étant passifs et en attendant de pouvoir arracher un but. Il a mis l’accent sur la reconstruction avec de la vitesse, du mouvement et des passes. C’est précisément ce qui a permis à l’équipe de se rendre en demi-finale et c’est exactement ce qui a été abandonné aujourd’hui.

Selon moi, c’est le gardien Manuel Neuer qui résume le mieux l’état d’esprit. Il a déclaré après le match que la Mannschaft a «manqué d’intentions à l’attaque» et «manqué de courage».

Oui, l’avenir est prometteur. Avec un peu de temps, des «anciens» comme Mertesacker et Klose cèderont la place à des Badstuber, Marin et peut-être Contento. Le problème, c’est que Löw avait déjà ce qu’il fallait sous la main pour gagner en 2010. Il lui a manqué le petit «quelque chose», comme le bon plan de match en demi-finale.

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